Nos experts de la NHK répondent aux questions sur le coronavirus

Nos experts de la NHK répondent aux questions que de nombreuses personnes se posent sur le coronavirus.

227. Comparaison entre les vaccins Pfizer et Moderna (partie 2)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Nous nous intéressons actuellement aux différences et aux caractéristiques communes des vaccins. Aujourd'hui, notre réflexion porte sur la manière de stocker les vaccins du géant pharmaceutique américain Pfizer et de Moderna, également américain.

Les deux vaccins sont basés sur une substance qui contient l'information génétique, appelée ARNm. L'ARNm est enveloppé dans une fine couche de lipide dans ces vaccins. Mais, puisque cette substance est instable et pourrait facilement être détruite, les exigences de stockage de ces vaccins sont très strictes.

Au départ, Pfizer affirmait que son vaccin devait être conservé dans des congélateurs à des températures comprises entre moins 90 et moins 60 degrés Celsius. Mais le ministère japonais de la Santé a depuis assoupli cette exigence sur la base des données soumises par Pfizer. Selon le ministère, le vaccin peut être conservé à des températures comprises entre moins 25 et moins 15 degrés pendant un maximum de 14 jours. Lorsqu'il est décongelé avant l'injection, il doit être conservé dans des réfrigérateurs à des températures comprises entre 2 et 8 degrés et doit être utilisé dans les 5 jours.

Selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies, le vaccin Moderna doit être conservé dans des congélateurs à des températures comprises entre moins 50 et moins 15 degrés. Dans les centres médicaux, il peut être conservé dans des réfrigérateurs, à des températures comprises entre 2 et 8 degrés, pendant 30 jours. Il doit être décongelé, par exemple à température ambiante, avant l'injection. Les flacons non ouverts peuvent être conservés à température ambiante, c'est-à-dire entre 8 et 25 degrés, jusqu'à 24 heures avant l'inoculation.

Ces informations datent du 7 mai 2021.

Elles sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

226. Comparaison entre les vaccins Pfizer et Moderna (partie 1)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Le gouvernement japonais a signé des contrats pour recevoir des vaccins de la société pharmaceutique américaine Pfizer, de la société pharmaceutique américaine Moderna et de la société pharmaceutique britannique AstraZeneca.

Les vaccins développés par Pfizer-BioNTech et Moderna sont basés sur l'ARN messager, un type de matériel génétique. Ils sont appelés « vaccins à ARN messager » ou, plus simplement, « vaccins à ARNm ».

Aujourd'hui, nous allons nous intéresser aux différences et aux caractéristiques communes de ces deux vaccins en nous basant sur les informations du ministère japonais de la Santé, des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies ainsi que des sociétés pharmaceutiques elles-mêmes.

Ces deux vaccins sont administrés par injection intramusculaire.

Cette injection est une technique qui permet d'administrer une dose dans les muscles, sous la graisse sous-cutanée. L'aiguille est plantée à angle droit dans la partie supérieure du bras, près de l'épaule.

Au Japon, les injections hypodermiques entre la peau et les muscles sont utilisées pour administrer des vaccins comme ceux de la grippe. L'organisme absorberait les vaccins plus rapidement avec des injections intramusculaires qu'avec des injections hypodermiques.

Le vaccin Pfizer est administré en deux doses, la seconde étant généralement administrée trois semaines après la première.

Le vaccin Moderna est également administré en deux doses, la seconde étant généralement administrée quatre semaines après la première.

Ces informations datent du 6 mai 2021.

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224. Environ 80 % des victimes du Covid-19 sont décédées depuis décembre 2020 au Japon

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Depuis le dimanche 25 avril, un troisième état d'urgence est en vigueur à Tokyo et dans trois autres préfectures du Japon. Cette situation est due à la gravité de la contamination dans le pays. Le nombre de décès dus au Covid-19 au Japon a dépassé la barre des 10 000 lundi 26 avril. Environ 80 % des victimes sont décédées entre décembre 2020 et aujourd'hui. Nous nous sommes entretenus avec un expert au sujet de la raison de ce pic.

Takeda Shinhiro, à la tête de l'ECMOnet, qui étudie le traitement des patients présentant des symptômes graves du coronavirus, a déclaré que malheureusement, lorsque le nombre de personnes infectées par le virus augmente, le nombre de décès augmente également. Le nombre de personnes infectées lors de la troisième vague a été extrêmement élevé par rapport aux précédentes, et le nombre de décès a augmenté proportionnellement. Étant donné qu'il y a un décalage entre le moment où un patient contaminé tombe gravement malade et celui où il décède, on peut supposer que l'impact de la quatrième vague, qui se produit actuellement, se ressentira un peu plus tard.

M. Takeda, qui est lui-même médecin, a déclaré que la qualité des traitements effectués au Japon, à l'aide de respirateurs et de machines ECMO pour le cœur et les poumons, était de niveau mondial. Cependant, la condition préalable est que les professionnels de la santé soient capables de gérer la situation. Selon lui, les données recueillies dans différents pays montrent clairement que le taux de survie diminue lorsque la situation médicale est surchargée. La propagation des variants du coronavirus semble être à l'origine de l'augmentation du nombre de personnes relativement jeunes, âgées de 40 à 50 ans, qui tombent gravement malades. Il est à craindre, de plus en plus, que le nombre de décès augmente, en particulier dans la région du Kansai, dans l'ouest du Japon, où la situation médicale est sous pression. Il est de la plus haute importance de réduire le nombre de personnes infectées afin de maintenir le niveau du traitement médical au Japon.

Ces informations datent du 28 avril 2021.

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223. Quels types de personnes sont les victimes du Covid-19 au Japon ? Quand sont survenus les décès ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Depuis le dimanche 25 avril, un troisième état d'urgence est en vigueur à Tokyo et dans trois autres préfectures du Japon. Cette situation est due à la gravité de la contamination dans le pays. Le nombre de décès dus au Covid-19 au Japon a dépassé la barre des 10 000 lundi 26 avril. Environ 80 % des victimes sont décédées entre décembre 2020 et aujourd'hui. Notre question est de savoir quels groupes d'âge ont été touchés par l'infection et quand.

Une octogénaire de la préfecture de Kanagawa est décédée d'une infection au coronavirus le 13 février 2020. Il s'agissait du premier décès dû au Covid-19 au Japon. Le nombre de victimes a dépassé la barre des 100 le 8 avril, des 500 le 2 mai et des 1000 le 28 juillet de l'année dernière. Le nombre cumulé de victimes dépassait les 2 000 au 24 novembre 2020.

Depuis, des dizaines de décès ont été signalés chaque jour. Le 19 janvier 2021, le nombre de victimes quotidiennes a dépassé la centaine pour la première fois. Le 23 janvier, le nombre total de décès a atteint les 5000. Il a fallu près d'un an depuis la confirmation du premier décès pour que le bilan dépasse la barre des 5000 morts. Mais il n'a fallu que trois mois pour que ce chiffre double.

Près de 80 % des victimes, soit 7825 personnes, sont décédées entre décembre 2020 et le 25 avril 2021. Le nombre de décès a augmenté rapidement en raison de l'augmentation du nombre de cas lors de la troisième vague d'infection.

L'Institut national de recherche sur la population et la sécurité sociale a compilé des données sur les groupes d'âge des victimes, en se basant sur les chiffres publiés par les gouvernements locaux au 19 avril 2021. Il n'y a eu aucune victime parmi les personnes âgées de 19 ans ou moins. Les personnes d'une vingtaine d'années représentaient 0,04 % du nombre de victimes, celles d'une trentaine d'années, 0,17 %, celles d'une quarantaine d'années, 0,72 %, celles d'une cinquantaine d'années, 2,30 %, et celles d'une soixantaine d'années, 7,33 %.

Selon les données, les septuagénaires représentaient 23,29 % des victimes, les octogénaires 43,10 % et les personnes âgées de 90 ans et plus 23,07 %. Cela signifie qu'environ deux tiers de toutes les victimes du coronavirus au Japon étaient des personnes âgées de 80 ans et plus.

Ces informations datent du 27 avril 2021.

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222. Quels seront les effets d'un état d'urgence d'une durée de deux semaines ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. L'état d'urgence est entré en vigueur dimanche 25 avril dans les préfectures de Tokyo, Osaka, Hyogo et Kyoto. C'est la troisième fois que le gouvernement déclare l'état d'urgence. Lors des deux premières fois, l'état d'urgence avait été instauré pour une durée de sept à dix semaines. Cette fois-ci, il est en vigueur pour un peu plus de deux semaines, jusqu'au 11 mai précisément. Nous avons interrogé des experts sur cette courte durée.

Omi Shigeru est à la tête du groupe d'experts du gouvernement sur le coronavirus. Il a déclaré lors d'une émission sur la NHK le 25 avril que le but de cet état d'urgence est de raccourcir la période pendant laquelle les services de santé sont sous pression. Il a ajouté que la société médicale et les municipalités d'Osaka font de leur mieux, mais que de tels efforts localement nécessitent le soutien du pays tout entier.

Selon M. Omi, des efforts sont en cours pour augmenter le nombre de lits d'hôpitaux. Mais puisqu'il est limité, il faut donc réduire le nombre de cas.

Le président de l'Association médicale japonaise, Nakagawa Toshio, a déclaré qu'en règle générale, l'état d'urgence doit être déclaré le plus tôt possible et levé lentement et avec précaution.

Le ministre de la Revitalisation économique, Nishimura Yasutoshi, est chargé de la réponse du pays au coronavirus. Il a indiqué le 25 avril à la presse qu'il prévoyait d'évaluer la situation des infections en amont du 11 mai, date à laquelle l'état d'urgence doit prendre fin. Il a déclaré que le groupe d'experts du gouvernement a noté que si des mesures approfondies sont prises, les résultats suivront toujours.

M. Nishimura a déclaré qu'afin d'endiguer les infections des variants transmissibles, les déplacements des personnes doivent être encore plus restreints que lors de l'état d'urgence en vigueur au printemps 2020. Il a demandé à nouveau aux personnes de s'abstenir de faire des sorties non essentielles.

Ces informations datent du 26 avril 2021.

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221. Les deux premiers états d'urgence décrétés à Tokyo (Vaccin, partie L)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous allons revenir sur les restrictions en vigueur lors des deux précédents états d'urgence déclarés à Tokyo.

Le premier état d'urgence a été décrété à Tokyo d'avril à mai de l'année dernière. Il a été demandé à un nombre important d'établissements, susceptibles d'attirer du monde, de fermer pendant cette période. Il s'agissait notamment des karaokés, des salles de concert, des salles de sport, des parcs d'attractions et des cinémas.

Les zones commerciales de grande taille, telles que les grands magasins et les centres commerciaux, ont été priées de fermer à l'exception des sections concernant les articles essentiels. Les écoles ont également été invitées à fermer leurs portes et les organisateurs d'événements ont été priés d'annuler ou de reporter leurs manifestations.

Les débits de boissons et les restaurants ont été invités à coopérer en limitant leurs heures d'ouverture à 20h et en cessant de servir des boissons alcoolisées dès 19h.

Le deuxième état d'urgence, en vigueur de janvier à mars 2021, ne comprenait pas de demande de fermeture à destination des commerces. En revanche, il a été demandé aux établissements tels que les restaurants, les bars et les karaokés de fermer à 20h et d'arrêter de servir de l'alcool dès 19h. Des événements pouvaient être mis en place, mais les organisateurs devaient limiter le nombre de participants à la moitié de la capacité de l'établissement ou à 5 000 personnes maximum. Les infrastructures de loisirs ont été priées de fermer leurs portes à 20h.

Indépendamment de ces demandes à destination des entreprises, les autorités locales ont vivement conseillé aux habitants de Tokyo de rester chez eux lors du premier état d'urgence. Quant au deuxième, il a été demandé aux résidents de s'abstenir de toute sortie non essentielle, en particulier après 20h. Dans les deux cas, les habitants ont été invités à rester chez eux autant que possible, sauf pour les besoins essentiels tels que les visites à l'hôpital et les achats de première nécessité.

Ces informations datent du 23 avril 2021.

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220. Le développement des vaccins et les essais cliniques (Vaccin, partie XLIX)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le dernier volet, d'une série de trois, sur le développement des vaccins et sur les essais cliniques. Nous nous intéressons une nouvelle fois aux tests cliniques menés au Japon.

En plus des firmes locales, des sociétés pharmaceutiques étrangères, qui développent des vaccins, effectuent également des essais cliniques au Japon.

Parmi les trois sociétés pharmaceutiques européennes et américaines avec lesquelles le gouvernement nippon a signé un accord pour obtenir des vaccins, la firme américaine Pfizer a fourni des données sur les résultats des tests cliniques qu'elle a effectués à l'étranger ainsi que sur les essais cliniques à petite échelle menés au Japon. Elle a obtenu l'autorisation en février 2021 pour son « vaccin à ARNm », actuellement utilisé.

La société pharmaceutique britannique AstraZeneca a soumis son « vaccin à vecteur viral » pour approbation en février 2021. Ce dernier commencera à être utilisé au Japon après l'examen des données et l'octroi de l'autorisation.

Au Japon, Takeda Pharmaceutical a mené des tests cliniques dans le pays avec le « vaccin ARNm » de l'américain Moderna. Une demande d'autorisation a été déposée en mars de cette année.

Takeda Pharmaceutical effectue aussi des tests cliniques sur le plan national pour le « vaccin à protéine recombinante » de la société biotechnologique américaine Novavax.

Des tests cliniques sont également menés au Japon pour le « vaccin à vecteur viral » de l'entreprise américaine Johnson & Johnson.

Ces informations datent du 22 avril 2021.

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219. Le développement des vaccins et les essais cliniques (Vaccin, partie XLVIII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le deuxième volet, d'une série de trois, sur le développement des vaccins et sur les essais cliniques. Nous nous intéressons aux tests cliniques menés au Japon.

AnGes, une bio-entreprise de la préfecture d'Osaka, mène des essais cliniques sur environ 500 personnes avec son vaccin ADN, un type de vaccin génique. L'ADN synthétisé est injecté pour aider à créer des anticorps dans le corps afin de lutter contre le coronavirus.

Shionogi, une société pharmaceutique située à Osaka, mène des essais cliniques sur 214 personnes avec ce que l'on appelle un vaccin à base de protéines recombinantes.

Fin mars, la société pharmaceutique Daiichi Sankyo a débuté les essais cliniques de son vaccin à ARNm sur 152 personnes. KM Biologics, un fabricant de vaccins situé dans la préfecture de Kumamoto, a également commencé à tester son vaccin « inactivé » sur 210 personnes.

En outre, la bio-entreprise ID Pharma développe un vaccin à vecteur viral dans le but de lancer un essai clinique.

Toutefois, le nombre de patients infectés par le Covid-19 au Japon est faible par rapport aux pays occidentaux ; les risques d'infection des participants aux essais cliniques sont donc relativement faibles. Les experts soulignent qu'il est difficile de confirmer l'efficacité des vaccins.

Selon l'Agence des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux (PMDA), qui contrôle les produits pharmaceutiques au Japon, l'une des options serait que les fabricants de vaccins procèdent à des essais à grande échelle à l'étranger après avoir effectué des essais préliminaires sur un petit groupe d'individus dans l'Archipel.

Ces informations datent du 21 avril 2021.

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218. Le développement des vaccins et les essais cliniques (Vaccin, partie XLVII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le premier volet, d'une série de trois, sur le développement des vaccins et sur les essais cliniques. La première question est la suivante : « Combien de vaccins contre le Covid-19, et de quel type, sont actuellement développés dans le monde ? »

L'Organisation mondiale de la santé indique qu'au 9 avril 2021, 87 essais cliniques des vaccins contre le Covid-19 étaient en cours dans le monde, et 186 autres projets de développement se trouvaient en phase de pré-essai.

Sur les 87 essais en cours, 28 utilisent des vaccins à base de protéines recombinantes. Avec ce type de vaccin, les chercheurs produisent artificiellement des parties de la protéine du coronavirus par recombinaison génétique et l'administrent aux personnes pour provoquer la création d'anticorps.

Dix-neuf essais portent sur des vaccins à « vecteur viral », qui sont produits en insérant une partie des gènes du coronavirus dans un autre virus inoffensif grâce à la technologie du génie génétique. Dans 12 autres essais sont administrés des vaccins « inactivés » utilisant un coronavirus traité et détoxifié.

D'autres essais consistent à injecter des vaccins utilisant des gènes du coronavirus synthétisés artificiellement. On dénombre 12 essais portant sur des vaccins à ARN et 10 utilisant des vaccins à ADN.

Ces informations datent du 20 avril 2021.

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217. Les points qui nécessitent une attention particulière lors de la vaccination (Vaccin, partie XLVI)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le dernier volet, d'une série de trois, sur les points qui nécessitent une attention particulière lors de la vaccination.

Kutsuna Satoshi du Centre national pour la santé mondiale et la médecine au Japon est spécialisé dans le traitement des maladies infectieuses. Il a rencontré de nouveaux patients infectés par le coronavirus. Il indique que certains effets secondaires, comme une grande fatigue, peuvent survenir après la vaccination. Il nous recommande de laisser notre emploi du temps libre au lendemain de la vaccination si nous voulons être sûrs. Concernant le jour de la vaccination, M. Kutsuna affirme que, même s'il est possible de prendre un bain, il vaut mieux s'abstenir de boire de l'alcool ou de faire vigoureusement de l'exercice.

Les vaccins contre le coronavirus provoqueraient plus fréquemment des effets secondaires que d'autres types de vaccins comme ceux contre la grippe. Mais les vaccins contre le Covid-19 nous empêchent de développer des symptômes ou de tomber gravement malade. Qui plus est, certaines études ont mis en avant qu'ils pourraient également être efficaces contre l'infection même. M. Kutsuna insiste sur le fait que les vaccins valent la peine d'être inoculés, car ils sont également censés protéger les personnes souffrant de maladies préexistantes contre la transmission du virus par les membres de leur famille. D'après lui, il est évident que les avantages l'emportent sur les risques. Il nous invite à réfléchir à la vaccination, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour les personnes qui nous entourent.

Ces informations datent du 19 avril 2021.

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216. Les points qui nécessitent une attention particulière lors de la vaccination (Vaccin, partie XLV)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le deuxième volet, d'une série de trois, sur les points qui nécessitent une attention particulière lors de la vaccination.

Selon le ministère japonais de la Santé, les personnes qui se font vacciner doivent apporter des coupons émis par les bureaux municipaux, ainsi qu'un document permettant de les identifier, comme un permis de conduire ou une carte d'assurance maladie. Il est également demandé aux personnes de s'habiller de manière à pouvoir exposer facilement leur épaule, zone de la vaccination.

Il est également demandé aux personnes de rester sur le lieu de la vaccination plus de 15 minutes après. Les individus ayant déjà présenté une réaction allergique grave, un choc anaphylactique ou un évanouissement sont priés de rester sur le site pendant plus de 30 minutes. Ils doivent immédiatement contacter un médecin s'ils ressentent quelque chose d'anormal.

Le ministère de la Santé demande aussi à la population de continuer à suivre les mesures de précaution de base après la vaccination, comme le port du masque et le lavage minutieux des mains, et d'éviter les espaces clos, les lieux bondés et les contacts étroits.

Ces informations datent du 16 avril 2021.

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215. Les points qui nécessitent une attention particulière lors de la vaccination (Vaccin, partie XLIV)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le premier volet, d'une série de trois, sur les points qui nécessitent une attention particulière lors de la vaccination.

La campagne de vaccination des personnes âgées contre le Covid-19 a débuté au Japon. Mais certaines personnes doivent faire l'objet d'une attention particulière, tout comme celles qui ne peuvent pas être vaccinées. Il y a également certaines étapes à suivre avant et après l'inoculation.

Le ministère japonais de la Santé indique que les personnes suivantes doivent être particulièrement prudentes lorsqu'elles se font vacciner. Il s'agit des personnes souffrant de troubles de la coagulation, des personnes prenant des anticoagulants, des personnes recevant un traitement pour des maladies liées au cœur, au sang, aux reins ou au foie, ou une maladie associée à l'immunité. Les personnes qui ont vécu des crises de convulsions ou celles qui ont développé des allergies à des médicaments ou à des aliments doivent également être prudentes avant de se faire vacciner.

De plus, le ministère indique que les personnes suivantes ne doivent pas être vaccinées. Il s'agit de personnes dont la température est égale ou supérieure à 37,5 degrés Celsius et qui ont manifestement de la fièvre. Les personnes traitées pour une maladie grave ou celles qui ont déjà présenté une intolérance à une substance appelée polyéthylène glycol ne doivent pas non plus être vaccinées.

Ces informations datent du 15 avril 2021.

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214. Les éventuels effets secondaires de la vaccination chez les personnes âgées (Vaccin, partie XLIII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La campagne de vaccination contre le Covid-19 pour les personnes âgées a débuté lundi 12 avril au Japon. Aujourd'hui, nous vous présentons les éventuels effets secondaires de la vaccination chez les seniors.

Selon une étude récente menée par des chercheurs japonais, les personnes âgées sont moins susceptibles de souffrir de fièvre, ou d'autres effets secondaires, que les personnes d'autres groupes d'âge.

Une équipe de chercheurs du ministère de la Santé a mené une enquête de suivi auprès d'environ 19 000 employés du secteur médical vaccinés depuis février avec le vaccin Pfizer.

L'enquête montre qu'après avoir reçu la première dose du vaccin, 25,2 % des personnes âgées d'une vingtaine d'années ont ressenti de la fatigue, alors que 12,4 % des personnes âgées de 65 ans ou plus en ont ressenti. Quant aux autres effets secondaires, 23,3 % des personnes d'une vingtaine d'années ont eu des maux de tête, contre 11,9 % pour les personnes âgées. 5,7 % des jeunes ont ressenti de la fièvre, contre seulement 0,2 % des seniors.

Parmi 16 000 personnes ayant reçu deux doses du vaccin, 76,8 % des personnes âgées de 20 ans et plus ont ressenti de la fatigue, contre 38 % des personnes âgées de 65 ans et plus. 51 % des jeunes âgés d'une vingtaine d'années ont ressenti de la fièvre contre seulement 9,4 % des personnes âgées. Quant aux maux de tête, 62,7 % de ces jeunes ont subi cet effet secondaire, contre 20,5 % des personnes âgées. L'enquête a également révélé que les femmes avaient tendance à avoir des effets secondaires plus souvent que les hommes.

Le professeur Ito Suminobu, de la faculté de médecine de l'Université de Juntendo, dirige l'équipe de chercheurs. Bien qu'ils n'aient pas encore déterminé pourquoi il y a moins d'effets secondaires chez les personnes âgées, M. Ito pense que le niveau d'immunité joue un rôle. Il a ajouté que les personnes vaccinées subissent des effets secondaires à une certaine fréquence, quel que soit leur âge. Il conseille ainsi aux personnes de rester calmes et de prendre les mesures nécessaires.

Ces informations datent du 14 avril 2021.

Elles sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

213. Combien de temps faut-il pour que le vaccin soit efficace après l'inoculation ? (Vaccin, partie XLII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le dernier volet, d'une série de trois, concernant la durée nécessaire pour qu'un vaccin contre le coronavirus soit efficace après son inoculation.

Selon le professeur Nakayama Tetsuo, virologue à l'Université de Kitasato, les vaccins à ARNm, comme celui développé par Pfizer et BioNTech, permettent aux cellules de fabriquer des protéines. Il faut un certain temps pour qu'une réponse immunitaire soit déclenchée dans l'organisme par ces protéines.

Selon lui, il faut au moins 10 à 14 jours, à partir de la première dose, pour que le système immunitaire commence à faire effet. Avant cela, il n'y a pas de réponse immunitaire, donc pratiquement aucune protection contre l'infection. L'effet d'un vaccin est progressif. Une semaine environ après la deuxième dose, un anticorps neutralisant est développé pour assurer une forte immunité contre l'infection et lutter contre les symptômes graves.

Toutefois, M. Nakayama précise que le fait de recevoir deux doses du vaccin ne permet pas de prévenir les infections à 100 %. Il met donc en garde contre les sorties fréquentes et invite les personnes à continuer à suivre les mesures anti-infectieuses, même après avoir été vaccinées.

Ces informations datent du 13 avril 2021.

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212. Combien de temps faut-il pour que le vaccin soit efficace après l'inoculation ? (Vaccin, partie XLI)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le deuxième volet, d'une série de trois, concernant la durée nécessaire pour qu'un vaccin contre le coronavirus soit efficace après son inoculation.

Les vaccins, qui ne se limitent pas à ceux développés contre le Covid-19, sont efficaces pour susciter l'immunoréaction des personnes. Mais il faut un certain temps pour que le vaccin devienne efficace après une inoculation.

La société pharmaceutique américaine Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont publié les résultats d'un essai clinique de leur vaccin contre le Covid-19 mené en 2020. Les entreprises ont mis en place deux groupes pour cet essai : un groupe a reçu le placebo et un autre le vaccin. L'essai a permis l'analyse des différences d'évolution des infections entre ces deux groupes.

Suite à la première injection, le nombre de nouvelles infections était le même pendant un certain temps au sein des deux groupes. Mais environ douze jours après l'inoculation, le nombre de nouveaux cas a continué d'augmenter dans le groupe ayant reçu le placebo, tandis que le nombre de nouvelles infections dans le groupe « vacciné » est devenu modéré, se stabilisant par la suite.

Selon cette analyse, le vaccin avait un taux d'efficacité de 52,4 % entre la première et la deuxième dose. Ce taux est passé ensuite à 94,8 % sept jours après la deuxième inoculation.

Ces informations datent du 12 avril 2021.

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211. Combien de temps faut-il pour que le vaccin soit efficace après l'inoculation ? (Vaccin, partie XL)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le premier volet, d'une série de trois, concernant la durée nécessaire pour qu'un vaccin contre le coronavirus soit efficace après son inoculation.

Une équipe de recherche du ministère japonais de la Santé a reçu le rapport d'un établissement médical indiquant qu'une employée, âgée d'une vingtaine d'années, a été infectée après avoir reçu le vaccin Pfizer fin février 2021. Le rapport est arrivé six jours après qu'elle eut reçu la première dose. Selon les autorités, il est fort probable qu'elle ait été infectée après l'inoculation. Elle a ensuite quitté l'hôpital suite à sa guérison.

Le groupe de recherche affirme qu'il n'y a pas une augmentation immédiate des anticorps après la vaccination. Il estime qu'il faut environ 14 jours pour atteindre un certain niveau d'immunité à la suite de la première dose. Le groupe appelle les personnes à continuer à suivre les mesures de prévention même après la vaccination. En mars dernier, les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies ont indiqué que les personnes vaccinées présentaient toujours un faible risque d'infection et qu'elles devaient toujours porter un masque dans les lieux publics.

Ces informations datent du 9 avril 2021.

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210. Vaccinations pour les personnes souffrant de rhume des foins et d'allergies alimentaires (Vaccin, partie XXXIX)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le trente-neuvième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : « Les personnes souffrant de rhume des foins ou d'allergies alimentaires peuvent-elles se faire vacciner ? »

Le ministère japonais de la Santé a envoyé aux autorités municipales une directive concernant les examens de pré-vaccination. Elle précise que les personnes souffrant de rhinite allergique (rhume des foins), de dermatite atopique, d'asthme bronchique ou d'allergies alimentaires peuvent se faire vacciner. Mais elle recommande la prudence pour les personnes dont les réactions allergiques surviennent peu de temps après l'exposition à l'allergène, ajoutant que ces personnes doivent être surveillées pendant 30 minutes après l'inoculation.

La directive conseille également aux médecins de vérifier si la personne a des antécédents de réactions allergiques graves aux médicaments et aux aliments. Les personnes qui ont développé des réactions graves aux composants des vaccins ne devraient pas en recevoir. En particulier, il convient de noter que certaines personnes peuvent ignorer qu'elles sont allergiques au polyéthylène glycol, un composant du vaccin développé par Pfizer, utilisé dans divers produits tels que les médicaments, les détergents et les cosmétiques. Les médecins sont invités à examiner attentivement si la personne ne serait pas allergique à cette substance.

Le ministère a informé les administrations municipales que les personnes ayant développé une anaphylaxie, après la première injection, ne doivent pas recevoir la seconde dose.

Ces informations datent du 8 avril 2021.

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209. L'efficacité du vaccin Sinopharm (Vaccin, partie XXXVIII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le trente-huitième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. Nous allons examiner l'efficacité de celui mis au point par Sinopharm.

En Chine, la société pharmaceutique nationale Sinopharm développe des vaccins « inactivés », dans lesquels le virus est inactivé pendant le processus de développement du vaccin. Selon le site Internet de Sinopharm, le programme de vaccination est mené en Chine et dans d'autres pays, et se trouve aux dernières étapes de son essai clinique. Il a montré un taux d'efficacité de 86 % aux Émirats arabes unis et de 79,34 % en Chine.

Ces informations datent du 7 avril 2021.

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208. L'efficacité du vaccin russe Sputnik V (Vaccin, partie XXXVII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le trente-septième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. Nous allons examiner l'efficacité du vaccin russe Sputnik V.

Le Centre national d'épidémiologie et de microbiologie Gamaleya a annoncé les résultats de l'essai clinique du vaccin Sputnik V, fabriqué dans le pays. Selon lui, les symptômes du Covid-19 ont été confirmés, parmi 19 866 individus participants, chez 16 personnes sur les 14 964 ayant reçu le vaccin et chez 62 personnes sur les 4902 ayant reçu un placebo. Le centre affirme que le vaccin a un taux d'efficacité de 91,6 %.

Le centre précise que les 20 personnes, ayant développé des symptômes graves, ont toutes reçu des placebos. Toujours selon lui, le vaccin est efficace à 100 % pour prévenir les symptômes graves au 21e jour après l'inoculation. Le programme de vaccination Sputnik V est administré en Russie et dans d'autres pays.

Ces informations datent du 6 avril 2021.

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207. L'efficacité du vaccin Novavax (Vaccin, partie XXXVI)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le trente-sixième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. Nous allons examiner l'efficacité de celui mis au point par Novavax.

La société américaine de biotechnologie a annoncé les résultats d'un essai clinique réalisé en Grande-Bretagne. D'après elle, les symptômes du Covid-19 ont été confirmés chez six personnes ayant reçu le vaccin et 56 ayant reçu un placebo, parmi plus de 15 000 participants. La société affirme que le vaccin a un taux d'efficacité de 89,3 %.

Ces informations datent du 5 avril 2021.

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206. Le nouveau dispositif de lutte contre le coronavirus en situation de pré-urgence au Japon

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Le gouvernement japonais a décidé d'appliquer un nouveau dispositif anti-coronavirus aux préfectures d'Osaka, de Hyogo et de Miyagi à partir du 5 avril 2021. La question aujourd'hui est la suivante : « Quel type de mesures sera adopté dans le cadre de ce dispositif et en quoi ces mesures différeront-elles de celles prises lors de la déclaration de l'état d'urgence ? »

Le nouveau dispositif est basé sur une loi révisée concernant les mesures spéciales contre le virus, entrée en vigueur le 13 février 2021. Elle permet d'adopter des mesures intensives contre le virus, même en l'absence d'état d'urgence, ce dernier concernant des préfectures entières. Le nouveau régime permet aux gouverneurs des préfectures désignées par le gouvernement de cibler des municipalités spécifiques.

Dans le cadre du nouveau dispositif, tout comme dans le cadre de l'état d'urgence, les gouverneurs peuvent demander aux entreprises de réduire leurs heures d'ouverture et, si elles n'obtempèrent pas, leur ordonner de le faire. Les autorités peuvent divulguer le nom des entreprises récalcitrantes.

Elles peuvent également procéder à des inspections in-situ si nécessaire. Toutefois, dans le cadre du nouveau régime, les autorités ne peuvent pas demander la fermeture temporaire d'entreprises, alors possible en cas d'état d'urgence.
Les sociétés qui refusent de se conformer à un ordre ou de procéder à une inspection, sans raison valable, sont passibles d'une amende pouvant atteindre 200 000 yens, soit environ 1800 dollars, dans le cadre de ce nouveau dispositif. En cas d'état d'urgence, les contrevenants s'exposent à une amende pouvant aller jusqu'à 300 000 yens, soit environ 2700 dollars.

Ces informations datent du 2 avril 2021.

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205. L'efficacité du vaccin Johnson & Johnson (Vaccin, partie XXXV)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le trente-cinquième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. Nous allons examiner l'efficacité de celui mis au point par Johnson & Johnson.

Selon un rapport intermédiaire sur ses essais cliniques, le principal laboratoire pharmaceutique américain indique que sur 43 783 personnes, 468 ont développé des symptômes du Covid-19.

Le vaccin de Johnson & Johnson est un vaccin à dose unique. La société affirme que le vaccin est efficace à 66 % pour prévenir les symptômes, de modérés à graves, 28 jours après l'inoculation. Elle affirme également que le vaccin a un taux d'efficacité de 85 % dans la prévention des symptômes graves.

Ces informations datent du 1er avril 2021.

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204. L'efficacité du vaccin AstraZeneca (Vaccin, partie XXXIV)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le trente-quatrième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. Nous allons examiner l'efficacité de celui mis au point par AstraZeneca.

La société pharmaceutique britannique affirme que son vaccin est efficace à 76 % pour prévenir les symptômes du Covid-19. AstraZeneca a annoncé le 25 mars 2021 la confirmation de l'existence de symptômes chez 190 des 32 449 personnes qui ont participé à la phase finale des essais cliniques aux États-Unis, au Chili et au Pérou. La société a comparé les données des participants qui ont reçu des vaccins ou des placebos.

AstraZeneca a baissé le taux d'efficacité de trois points de pourcentage après qu'une agence de santé américaine a exhorté la firme à publier des données actualisées. Selon l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses aux États-Unis, l'analyse intermédiaire d'AstraZeneca pourrait avoir inclus des informations obsolètes qui « ont pu donner une vision incomplète des données sur l'efficacité ».

AstraZeneca affirme qu'il y a eu huit cas graves, mais qu'ils sont tous survenus dans le groupe ayant reçu un placebo. Par conséquent, selon la société, le vaccin est efficace à 100 % pour prévenir les maladies graves ou critiques.

Ces informations datent du 31 mars 2021.

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203. L'efficacité du vaccin Moderna (Vaccin, partie XXXIII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le trente-troisième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. Nous allons examiner l'efficacité de celui mis au point par Moderna.

Selon les résultats divulgués par la société américaine de biotechnologie Moderna, 30 420 personnes ont participé à la phase finale de l'essai clinique de son vaccin contre le coronavirus. Ces résultats indiquent que 15 210 participants ont reçu le vaccin et que 11 d'entre eux ont présenté des symptômes du Covid-19. Parallèlement, 15 210 personnes ont reçu des placebos et 185 d'entre elles ont présenté des symptômes par la suite. L'entreprise affirme que le taux d'efficacité de son vaccin est donc de 94,1 %.

Ces informations datent du 30 mars 2021.

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202. L'efficacité du vaccin Pfizer (Vaccin, partie XXXII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le trente-deuxième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. Nous allons examiner l'efficacité de celui mis au point par la société pharmaceutique américaine Pfizer et son partenaire allemand BioNTech.

Selon un document concernant les résultats des essais cliniques de ce vaccin, 43 448 personnes ont participé à la phase finale du test.

L'efficacité du vaccin a été évaluée en comparant un groupe de personnes ayant reçu une dose et un autre groupe ayant reçu un placebo, ou un faux vaccin.

Lorsqu’on analyse le cas des 18 198 personnes vaccinées sur les 21 720 qui n'avaient pas été infectées auparavant par le Covid-19, on constate que huit ont développé des symptômes du virus après les essais.

Parmi les 18 325 personnes sur les 21 728 qui ont reçu un placebo, 162 ont développé des symptômes.

Cela signifie que le vaccin a été efficace à 95 % dans la prévention des symptômes du nouveau coronavirus.

Ces informations datent du 29 mars 2021.

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201. L'efficacité des vaccins (partie 1) (Vaccin, partie XXXI)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le trente-et-unième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. Dans cette nouvelle sous-partie, nous allons examiner, un à un, certains vaccins ainsi que leur efficacité.

De nombreux fabricants de vaccins contre le coronavirus ont dévoilé les résultats de leurs tests cliniques pour montrer l'efficacité de leurs produits. L'efficacité d'un vaccin est évaluée en comparant des personnes vaccinées avec une dose de ce vaccin et un autre groupe ayant reçu un placebo, ou un faux vaccin. Si la proportion de personnes qui développent des symptômes du coronavirus est plus faible dans le groupe « vacciné » que dans le groupe « placebo », le vaccin est alors considéré comme efficace pour lutter contre la maladie.

Le vaccin développé conjointement par le géant pharmaceutique américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech, ainsi que celui mis au point par un autre fabricant américain de médicaments, Moderna, ont obtenu un taux d'efficacité de plus de 90 % lors des tests cliniques effectués auprès de dizaines de milliers de personnes. Le ministère japonais de la Santé a signé des contrats pour ces deux vaccins notamment.

Que signifie un taux d'efficacité de plus de 90 % ? Supposons que 100 personnes aient développé des symptômes quelque temps après avoir reçu un placebo et que moins de 10 personnes, parmi les individus vaccinés, en aient développé au même moment. Si l'on compare ces deux chiffres, on constate que le vaccin a contribué à inhiber l'incidence du Covid-19 chez plus de 90 % des personnes.

Mais il faut savoir que les personnes vaccinées peuvent encore être infectées par le virus. Il est donc nécessaire de continuer à prendre des précautions telles que le port du masque et d'éviter les espaces clos, les lieux bondés et les contacts étroits, et ce, même après la mise en œuvre complète du programme de vaccination.

Ces informations datent du 26 mars 2021.

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200. Contre quels variants du virus devons-nous être particulièrement vigilants (partie 6) (Vaccin, partie XXX)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le trentième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. Cette sixième partie thématique s'intéresse aux caractéristiques des variants et à l'efficacité des vaccins.

Wada Koji, expert en santé publique et professeur à l'Université internationale de la santé et des affaires sociales, évoque la situation actuelle des infections aux variants au Japon.

M. Wada explique qu'il y a beaucoup de choses que nous ignorons encore sur les infections au Japon. Mais, étant donné la situation à l'étranger, nous devons garder en tête qu'il est difficile de contenir la propagation de ces variants et que ces derniers deviendront aussi la principale cause d'infections dans le pays.

Il précise que les infections causées par ces variants pourraient augmenter la vitesse de propagation des contaminations ainsi que le nombre de cas.

Selon M. Wada, les mesures à suivre individuellement pour prévenir l'infection aux variants restent inchangées par rapport à celles prises pour lutter contre la souche d'origine. Mais il souligne également que les personnes chargées des mesures anti-infectieuses pourraient être remplacées dans de nombreuses organisations au début de la nouvelle année fiscale, rendant difficile l'adoption de mesures continues et cohérentes dans certains cas.

Il précise que de tels cas ont été observés à la même période en 2020. Il appelle à une mise en œuvre plus rapide des mesures qui ont été prises jusqu'à présent, notamment dans les établissements de soins pour personnes âgées, les institutions médicales et les administrations municipales.

M. Wada affirme qu'il est également important de renforcer la surveillance de la propagation des variants. D'après lui, le gouvernement devrait mettre en place des règles permettant de détecter les variants à partir d'échantillons testés par des institutions privées.

Ces informations datent du 25 mars 2021.

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199. Contre quels variants du virus devons-nous être particulièrement vigilants (partie 5) (Vaccin, partie XXIX)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le vingt-neuvième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. Cette cinquième partie, à propos de l'efficacité des vaccins contre les variants, compare les nouveaux types de variants.

Au Japon, une personne en provenance des Philippines a été confirmée infectée le 25 février 2021 par un variant différent de ceux qui circulent en Grande-Bretagne, en Afrique du Sud ou au Brésil. Ce variant présente une mutation appelée N501Y ainsi que la mutation appelée E484K, une mutation qui aide le virus à échapper à l'action des anticorps.

Selon l'Institut national japonais sur les maladies infectieuses, le variant, précédemment signalé aux Philippines, peut être plus infectieux que la souche d'origine. A l'instar des autres types de variants qui se propagent dans le monde, celui-ci peut aussi constituer une menace importante.

Le Japon a également détecté près de 400 cas d'un autre type de variant avec la mutation E484K à la date du 3 mars 2021. Ce variant ne présente pas la mutation N501Y, ce qui signifie qu'il n'est pas susceptible d'être plus transmissible que la souche d'origine. Mais les chercheurs affirment que certaines mutations de ce variant pourraient se produire au Japon.

L'Institut national sur les maladies infectieuses a désigné ce variant comme « un variant d'intérêt ». Les chercheurs l'étudient de manière plus approfondie par le biais d'analyses génétiques notamment.

Ces informations datent du 24 mars 2021.

Elles sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

198. Contre quels variants du virus devons-nous être particulièrement vigilants (partie 4) (Vaccin, partie XXVIII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le vingt-huitième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question, la quatrième à propos de l'efficacité des vaccins contre les variants, est la suivante : « Que savons-nous du variant brésilien ? »

Ce variant a été détecté pour la première fois au Japon le 6 janvier 2021 sur un voyageur en provenance du Brésil. Ce variant serait apparu à Manaus, dans le nord du Brésil, le 4 décembre 2020. En janvier de cette année, 91 % des cas d'infections signalés à Manaus auraient comme origine ce variant.

L'Organisation mondiale de la santé indique que ce variant est « plus transmissible que les variants précédents » et que 32 pays et territoires en ont signalé des cas, à la date du 9 mars 2021. L'OMS précise que la gravité de ce variant a un « impact limité ».

L'organisme affirme que des réinfections de ce variant ont été signalées. Cela s'explique par le fait que ce variant, ainsi que celui qui a été détecté pour la première fois en Afrique du Sud, présentent des mutations appelées E484K, qui peuvent échapper à l'action des anticorps.

Selon l'OMS, l'impact potentiel sur les vaccins est en cours de vérification.

Ces informations datent du 23 mars 2021.

Elles sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

197. Contre quels variants du virus devons-nous être particulièrement vigilants (partie 3) (Vaccin, partie XXVII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le vingt-septième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question, la troisième à propos de l'efficacité des vaccins contre les variants, est la suivante : « Que savons-nous du variant sud-africain ? »

Le variant sud-africain serait apparu au début du mois d'août 2020. Lors du séquençage effectué par les autorités sanitaires sud-africaines à la mi-novembre, le variant était à l'origine de la plupart des cas de coronavirus. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le variant sud-africain est 50 % plus contagieux que les variants en circulation avant lui. Il a été détecté dans 58 pays, territoires et régions à la date du 9 mars 2021. Toutefois, l'OMS indique que rien ne permet de penser que ce variant provoque des symptômes plus graves chez les personnes infectées.

Le variant sud-africain est porteur d'une mutation appelée E484K, qui permet au virus d'échapper aux anticorps produits par notre organisme, ce qui suggère un risque plus élevé de réinfection. Certaines études montrent également que les anticorps neutralisants introduits par les vaccins sont moins efficaces contre le variant sud-africain. Selon les fabricants de vaccins, leurs produits restent suffisamment efficaces contre le variant, bien qu'ils continuent d'en étudier l'efficacité.

Ces informations datent du 22 mars 2021.

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196. Contre quels variants du virus devons-nous être particulièrement vigilants (partie 2) (Vaccin, partie XXVI)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le vingt-sixième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question, la deuxième à propos de l'efficacité des vaccins contre les variants, est la suivante : « Que savons-nous du variant britannique ? »

Le variant a été signalé pour la première fois en Grande-Bretagne au début du mois de décembre 2020. Mais une analyse rétroactive du virus a révélé que des patients avaient été infectés par cette souche mutante dès le 20 septembre.

Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, plusieurs études ont montré que ce variant est de 36 à 75 % plus contagieux que les variants précédents.

La Grande-Bretagne a enregistré entre 10 000 et 20 000 nouveaux cas par jour au début du mois de décembre. Mais le chiffre est passé au-dessus de la barre des 50 000 à la fin de ce même mois. En janvier, le chiffre a dépassé les 60 000 cas certains jours. Les chercheurs pensent que cette recrudescence est due en grande partie à la propagation du variant.

L'Organisation mondiale de la santé indique que ce variant a été confirmé dans 111 pays et territoires du monde à la date du 9 mars 2021.

Le gouvernement britannique soupçonne que ce variant pourrait être responsable de l'augmentation des hospitalisations et d'un risque plus élevé de décès, par rapport aux virus « classiques ». Les chercheurs mènent des études pour vérifier cette théorie. La bonne nouvelle est que ce variant n'aurait pas d'impact majeur sur l'efficacité des vaccins.

Ces informations datent du 19 mars 2021.

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195. Contre quels variants du virus devons-nous être particulièrement vigilants (partie 1) (Vaccin, partie XXV)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le vingt-cinquième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question, la première à propos de l'efficacité des vaccins contre les variants, est la suivante : « Contre quels variants du virus devons-nous être particulièrement vigilants ? »

De nouveaux variants du coronavirus ont été confirmés dans plus de 100 pays et territoires dans le monde. Dans le cadre du nouveau coronavirus, des mutations se produisent tous les mois dans deux zones environ de son information génétique. Cependant, ces changements n'ont aucun impact en général sur la capacité infectieuse et la pathogénicité du virus.

Mais des mutations peuvent rendre certains variants plus transmissibles ou résistants au système immunitaire. L'Organisation mondiale de la santé et les gouvernements du monde entier les ont classés comme « les variants les plus inquiétants » et ont renforcé leur surveillance.

Trois variants les ont mis en état d'alerte : ceux apparus en Grande-Bretagne, en Afrique du Sud et au Brésil. Ils ont en commun une mutation appelée N501Y. Selon les chercheurs, elle entraînerait la modification d'une projection sur leur surface, ce qui les aiderait à pénétrer dans les cellules humaines. Les variants peuvent ainsi se propager plus facilement entre les personnes.

À partir du prochain épisode, nous allons évoquer les caractéristiques de chaque variant et l'efficacité des vaccins contre ces derniers.

Ces informations datent du 18 mars 2021.

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194. Qu'est-ce que l'immunité collective ? (Vaccin, partie XXIV)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le vingt-quatrième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : « Qu'est-ce que l'immunité collective ? »

Lorsqu'un certain nombre de personnes, au sein d'une population, développent une immunité contre un virus ou un germe, l'infection ne se propage plus parmi les individus, même si une personne est infectée. C'est ce qui donne lieu à un état connu sous le nom d'« immunité collective ». Il convient de noter que, selon le type de maladie infectieuse, le pourcentage de personnes à vacciner pour atteindre l'immunité collective diffère. Les experts précisent également qu'il existe des cas où un vaccin permet d'éviter qu'une personne tombe gravement malade, mais n'est pas efficace pour juguler sa propagation. Cela signifie que l'immunité collective ne peut pas être atteinte, et ce, même si de nombreuses personnes sont vaccinées. Ils affirment qu'il est encore trop tôt pour savoir si l'immunité collective peut être obtenue par la vaccination dans le cas du coronavirus.

Ces informations datent du 17 mars 2021.

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193. Comment se protéger des fraudes et des escroqueries venant de personnes qui tirent profit de la campagne de vaccination ? (Vaccin, partie XXIII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le vingt-troisième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : "Comment se protéger des fraudes et des escroqueries venant de personnes qui tirent profit de la campagne de vaccination ?"

L'Agence japonaise de la consommation affirme avoir récolté des témoignages de personnes ayant reçu des appels téléphoniques douteux ou des e-mails suspects concernant la vaccination contre le Covid-19. Dans un premier cas, une personne a reçu un appel téléphonique d'un individu se faisant passer pour un fonctionnaire du gouvernement local, lui demandant de transférer immédiatement la somme de 100 000 yens sur un compte bancaire spécifique afin de se faire vacciner. Selon la personne au bout du fil, l'argent serait ensuite remboursé.

Dans un deuxième cas, communiqué par le Centre national de la consommation, une personne a reçu un SMS au nom d'un ministre d'État, l'invitant à accéder à un URL spécial afin de profiter d'une vaccination prioritaire.

Selon les responsables de l'agence, les autorités locales ne demanderont jamais d'effectuer un paiement ou de donner des informations personnelles par téléphone ou par courrier électronique dans le cadre de la vaccination contre le Covid-19. D'après une enquête de l'agence, 80 % des personnes qui ont été victimes de fraudes liées au coronavirus, ou qui ont eu des problèmes à ce sujet, ont déclaré qu'elles pensaient ne pas en être victimes, car elles avaient pris toutes les précautions nécessaires pour éviter les escroqueries.

Le Centre national de la consommation propose un service gratuit de consultation téléphonique aux personnes qui ont reçu des appels téléphoniques ou des courriels douteux de personnes susceptibles de tirer profit de la campagne de vaccination en cours. La consultation est en langue japonaise uniquement.

Le numéro de cette ligne d'assistance est le 0120-797-188. Le service est disponible de 10h à 16h en semaine et le week-end.

Ces informations datent du 16 mars 2021.

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192. Est-il possible d'être infecté après avoir été vacciné contre le coronavirus ? (Vaccin, partie XXII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le vingt-deuxième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. Nous allons chercher à savoir s'il est possible d'être infecté après avoir été vacciné contre le coronavirus.

Il est impossible d'être infecté par le coronavirus à partir du type de vaccin utilisé au Japon, dit « vaccin génétique ».

Le vaccin contient des gènes de l'ADN appelés « ARNm », qui comprennent des informations génétiques provenant de la « protéine spike » à la surface du virus. L'« ARNm » sert de modèle à l'intérieur de la cellule humaine pour produire les protéines de pointe.

L'ARNm est considéré comme très sûr, car il manque de stabilité et, lorsqu'il est injecté sous forme de vaccin, il se dissout rapidement et ne reste pas dans l'organisme. Il est également considéré comme sûr, parce qu'il ne pénètre pas au cœur de la cellule qui contient le gène humain.

Il est rare qu'une vaccination provoque une maladie dans le cadre d'un vaccin vivant atténué, tel que celui contre la polio. Ce type de vaccin utilise un virus vivant affaibli.

Tous les vaccins contre le coronavirus, actuellement utilisés, sont exempts de ce risque, car aucun d'entre eux n'est un vaccin vivant.

Ces informations datent du 15 mars 2021.

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191. L'injection intramusculaire est-elle plus douloureuse ? (Vaccin, partie XXI)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le vingt-et-unième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est de savoir si l'injection dans les muscles, qui est le mode d'administration des vaccins contre le coronavirus, provoque une forte douleur.

La plupart des vaccins contre le coronavirus sont conçus pour être administrés par injection intramusculaire. Mais les experts soulignent que ce n'est pas parce que le vaccin est administré en profondeur dans les muscles qu'il est nécessairement plus douloureux. Lors d'injections intramusculaires, les doses sont administrées dans le muscle, sous la graisse sous-cutanée. L'aiguille est insérée à un angle de 90° dans la partie supérieure du bras.

Au Japon, l'injection sous-cutanée, c'est-à-dire dans la couche située entre la peau et le muscle, est plus répandue pour les vaccins, notamment ceux contre la grippe. Mais l'injection intramusculaire permettrait aux vaccins d'être assimilés plus rapidement.

Okada Kenji, professeur de l'école d'infirmiers de Fukuoka et président de la société japonaise de vaccinologie, indique qu'en dehors du Japon, l'injection intramusculaire est couramment utilisée pour les vaccinations basiques. Il précise que les injections intramusculaires ne sont pas plus douloureuses que les injections sous-cutanées. Il ajoute que cela dépend des substances contenues dans le vaccin. Il souligne également que la perception de la douleur est très différente selon les individus.

Mais le professeur Okada indique également que, selon des rapports émanant d'autres pays, les vaccins contre le coronavirus provoquent une douleur plus intense au point d'injection que les autres vaccins. Selon lui, les professionnels de la santé doivent donner des explications détaillées pour préparer les personnes à l'injection, tandis que les individus, prêts à se faire vacciner, sont invités à essayer de détourner leur attention de la piqûre et à se concentrer sur autre chose.

Ces informations datent du 12 mars 2021.

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190. Dois-je me faire vacciner contre le coronavirus? (Vaccin, partie XX)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le vingtième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. Nous avons demandé à un autre expert de répondre à la question suivante : « Je me demande si je dois me faire vacciner contre le coronavirus. Que devrais-je faire ? »

Okabe Nobuhiko est le directeur général de l'Institut de santé publique de la ville de Kawasaki. Il est également membre du groupe consultatif du gouvernement japonais, chargé de répondre à la situation liée au coronavirus. Il affirme que, jusqu'à présent, il ne semble pas y avoir d'effets secondaires extrêmement inquiétants par rapport aux vaccins, du moins si l'on se réfère aux données des essais cliniques et aux informations provenant des pays où les programmes de vaccination sont déjà en cours.

Il précise que, par rapport aux vaccins contre la grippe et d'autres maladies, les vaccins contre le coronavirus peuvent provoquer une douleur plus importante au moment de l'injection et un gonflement de la zone de piqûre plus durable. Mais il ajoute que les données recueillies jusqu'à présent montrent que, dans la plupart des cas, les symptômes disparaissent au bout d'un certain temps. Toutefois, M. Okabe explique qu'il faudrait mettre en place un système permettant aux personnes de consulter des professionnels ou de se faire soigner en cas d'inquiétude.

M. Okabe affirme que, si quelqu'un lui demande s'il va se faire vacciner, sa réponse sera affirmative. Selon lui, lorsqu'on est infecté par le coronavirus, on peut ne ressentir que des symptômes légers, mais on peut également tomber gravement malade. Pour lui, si l'on compare le risque de tomber gravement malade à cause du coronavirus et le risque de développer des effets secondaires graves à cause des vaccins, les avantages de la vaccination, pour prévenir les symptômes, sont supérieurs aux risques d'effets secondaires.

Mais il ajoute que certaines personnes ne peuvent se faire vacciner même si elles le souhaitent, en raison de leurs prédispositions. D'autres personnes refusent de se faire vacciner quoi qu'il arrive. D'après lui, les décisions individuelles doivent être respectées.

Ces informations datent du 8 mars 2021.

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189. Dois-je me faire vacciner contre le coronavirus ? (Vaccin, partie XIX)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le dix-neuvième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : « Je me demande si je dois me faire vacciner contre le coronavirus. Que devrais-je faire ? »

Il existe de nombreuses informations sur les vaccins contre le coronavirus, ce qui amène les gens à se demander s'ils doivent se faire vacciner. Le professeur Ishii Ken, de l'Institut des sciences médicales de l'Université de Tokyo, est un chercheur de premier plan dans le domaine des vaccins. Il a travaillé avec la Food and Drug Administration américaine lors de l'examen des essais cliniques pour les vaccins. Voici ce qu'il pense des vaccins dont l'utilisation est prévue au Japon. Selon lui, la transparence est de mise en ce qui concerne les données sur l'efficacité et l'innocuité de tous les vaccins.

Il explique qu'il ne semble pas y avoir de problème avec eux. Il ajoute qu'il était préoccupé par le développement rapide des vaccins. Mais après avoir vu le nombre de participants aux essais cliniques ainsi que leur précision, il en a conclu qu'il n'y avait aucun problème. Il précise qu'il ne peut pas complètement exclure la possibilité d'effets secondaires à long terme des vaccins, et qu’on ne sait pas avec certitude si des effets indésirables pourraient apparaître dans les années qui suivent une vaccination. Mais, selon lui, à l'exception de ces risques éventuels qui pourraient apparaître au fil des ans, tout est clair. Il ajoute que les avantages d'une vaccination l'emportent sur les risques de contracter le virus et de développer des symptômes graves.

Selon M. Ishii, maintenant que les vaccins sont prêts, la population est confrontée à la question de la vaccination. D'un point de vue scientifique, les personnes appartenant au groupe à haut risque, comme les 65 ans et plus, devraient être inoculées. Il recommande également que les membres des familles qui comptent des personnes âgées ou des personnes souffrant de problèmes de santé soient vaccinés afin de les protéger. Selon lui, le risque d'infection sera toujours présent si les personnes choisissent de ne pas se faire vacciner. Il explique que c'est à nous de décider si l'on doit se faire vacciner ou non, mais cette décision doit être prise en tenant compte des membres de sa famille et de son entourage.

Ces informations datent du 5 mars 2021.

Elles sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

188.  Est-il encore nécessaire de suivre des mesures contre le virus après avoir été vacciné ? (Vaccin, partie XVIII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le dix-huitième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : « Est-il toujours nécessaire de porter un masque, d'éviter les endroits confinés et bondés ou de suivre d'autres mesures contre le virus, même après avoir été vacciné ? »

Les experts affirment que les personnes doivent continuer à suivre de telles mesures, pour le moment, jusqu'à ce que l'efficacité de la vaccination soit confirmée. Le vaccin, utilisé au Japon, a été confirmé comme étant efficace à 95 % pour la suppression des symptômes lors des tests cliniques. Mais cela ne signifie pas que les vaccins puissent empêcher l'apparition de symptômes.

On ignore également si le vaccin peut empêcher les personnes de contracter le virus. Après une inoculation, vous pouvez toujours être infecté, même si vous êtes protégé contre l'apparition de symptômes. C'est pourquoi, sans suivre les mesures contre le virus, vous pourriez toujours courir le risque de le propager autour de vous.

La vaccination a seulement débuté dans le monde il y a peu de temps. Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) affirment que davantage de données seront nécessaires pour confirmer si l'effet des vaccins peut durer longtemps.

Le CDC et d'autres experts indiquent qu'après avoir été vaccinées, les personnes devraient continuer à porter des masques, à utiliser un désinfectant, à éviter les lieux clos et bondés et à suivre d'autres mesures contre le virus, pour le moment.

Ces informations datent du 4 mars 2021.

Elles sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

187. La prise d'un antipyrétique après la vaccination est-elle possible ? (Vaccin, partie XVII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le dix-septième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est de savoir s'il est possible de prendre un antipyrétique ou un médicament contre la douleur en cas de fièvre ou de douleurs suite à la vaccination.

Certaines personnes développent de la fièvre ou ressentent des douleurs après avoir été vaccinées contre le coronavirus. Dans de nombreux cas, cela se produit un jour ou deux après l'inoculation. Ces symptômes ne durent généralement que quelques jours. Le site internet du ministère de la Santé indique que les personnes qui développent ces symptômes « devraient prendre des médicaments antipyrétiques ou des antidouleurs appropriés et voir comment les choses évoluent pendant quelques jours ».

Toutefois, si la fièvre persiste pendant plus de deux jours, il est préférable de prendre des mesures pour se rendre dans un établissement médical ou pour consulter un médecin. L'une ou l'autre de ces mesures doit également être prise en cas d'apparition d'autres affections graves ou de symptômes pas encore signalés.

Selon Nakayama Tetsuo, professeur spécialement nommé à l'Université de Kitasato et expert en vaccins, les symptômes tels que la fièvre et la douleur se produisent lorsque la fonction immunitaire est active. Selon lui, la prise d'un antipyrétique ou d'un analgésique n'aura pas d'impact sur l'immunité.

M. Nakayama a déclaré que, si une personne développe une forte fièvre de plus de 38,5 degrés ou éprouve de fortes douleurs, il est probablement préférable de prendre un antipyrétique ou un médicament pour soulager la souffrance.

Cependant, les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) invitent à la prudence sur la question de savoir s'il faut prendre un antipyrétique ou un médicament pour combattre la douleur avant la vaccination. Le CDC a déclaré que de telles mesures ne sont « pas recommandées », car on ne sait pas exactement comment elles pourraient affecter la vaccination elle-même.

Ces informations datent du 3 mars 2021.

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186. Les femmes enceintes devraient-elles être vaccinées ? (Vaccin, partie XVI)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le seizième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : « Les femmes enceintes devraient-elles être vaccinées ? »

La Société japonaise pour les maladies infectieuses en obstétrique et gynécologie et la Société japonaise d'obstétrique et de gynécologie ont publié, en janvier 2021, un communiqué sur la façon dont la nouvelle vaccination contre le coronavirus affectera probablement les femmes enceintes.

Selon le communiqué, aucun événement indésirable mortel n'a été signalé au cours des essais cliniques. Mais la politique en matière de vaccination diffère d'un pays à l'autre. Alors que les États-Unis affirment que les femmes enceintes ne devraient pas être exclues du programme de vaccination, le Royaume-Uni ne le recommande pas en raison du manque de données suffisantes.

Les deux institutions médicales japonaises expliquent qu'en ce qui concerne la vaccination des femmes enceintes, l'innocuité des vaccins, leurs effets secondaires à moyen et long terme et l'existence d'éventuels effets indésirables sur le fœtus et le nouveau-né ne sont pas encore établis. Elles affirment qu'elles n'excluent pas ces femmes du programme de vaccination, mais qu'en cas d'inoculation, des experts médicaux doivent leur fournir des explications suffisantes et vérifier l'état du fœtus avant de les vacciner.

Elles recommandent également aux femmes qui souhaitent avoir des enfants de se faire vacciner, si possible, avant de tomber enceintes. Elles les invitent à consulter au préalable leur obstétricien et gynécologue.

Ces informations datent du 2 mars 2021.

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185. Doit-on se faire vacciner si l'on a déjà été contaminé par le Covid-19 ? (Vaccin, partie XV)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le quinzième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : « Doit-on se faire vacciner si l'on a déjà été contaminé par le Covid-19 ? »

Dans le cadre de ce programme, nous avons déjà signalé que l'Organisation mondiale de la santé recommande la vaccination dans de tels cas. Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) demandent également aux patients guéris de se faire vacciner.

Sur son site internet, le CDC fait référence aux vaccins de type ARNm développés par Pfizer et Moderna, vaccins administrés aux États-Unis. Il explique que les données des essais cliniques montrent que les vaccins sont sûrs pour les personnes qui ont été infectées par le coronavirus dans le passé.

On peut y lire : « Vous devriez vous faire vacciner, que vous ayez déjà été infecté ou non par le Covid-19. Les experts ne savent pas encore combien de temps une personne est protégée contre une nouvelle contamination après son rétablissement ». Le site précise que le niveau d'immunité naturelle acquise par l'infection diffère selon les individus.

Le CDC ajoute : « Si vous avez été traité pour le Covid-19 avec des anticorps monoclonaux ou du plasma convalescent, vous devriez attendre 90 jours avant de recevoir un vaccin contre le coronavirus ». Il indique qu'il est préférable d'en parler à son médecin.

Ces informations datent du 1er mars 2021.

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184.  Une inoculation peut-elle déclencher une anaphylaxie ? (Vaccin, partie XIV)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le quatorzième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : « Une inoculation peut-elle déclencher une anaphylaxie ? »

Des cas d'anaphylaxie, suite à une inoculation, ont été signalés aux États-Unis et dans d'autres pays, là où les programmes de vaccination ont débuté plus tôt.

Un rapport des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies indique que 21 cas d'anaphylaxie ont été détectés après l'administration de près de 1,9 million de premières doses du vaccin Pfizer-BioNTech, les 14 et 23 décembre 2020.

Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies ont également signalé que dix cas d'anaphylaxie ont été détectés après l'inoculation d'environ 4 millions de premières doses du vaccin Moderna, le 21 décembre 2020 et le 10 janvier 2021.

Selon eux, la plupart des cas d'anaphylaxie sont survenus chez des personnes ayant des antécédents allergiques. Toutes les personnes, pour lesquelles des informations de suivi étaient disponibles, se sont rétablies.

Ils affirment que la réaction anaphylactique se produit rarement après la vaccination, mais qu'elle peut mettre la vie en danger et nécessite un traitement immédiat.

Toujours selon eux, les sites de vaccination devraient disposer des équipements et du personnel appropriés pour garantir que toute personne suspectée d'anaphylaxie puisse être immédiatement traitée avec une injection d'épinéphrine, par exemple. Ils ajoutent que toutes les personnes vaccinées doivent recevoir, comme consigne, de se faire soigner immédiatement si elles présentent des signes ou des symptômes de réaction allergique, après avoir quitté le site de vaccination.

L'anaphylaxie est une réaction allergique grave. Mais les médecins affirment qu'elle est rarement mortelle si elle est traitée immédiatement, comme avec une injection d'épinéphrine.

Le ministère japonais de la Santé explique, sur son site internet, que les sites de vaccination et les établissements médicaux sont en possession des médicaments et des autres éléments nécessaires pour pouvoir réagir immédiatement à une anaphylaxie consécutive à la vaccination.

Ces informations datent du 26 février 2021.

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183. Existe-t-il des mesures de réparation en cas d'effets secondaires ? (Vaccin, partie XIII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le treizième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : « Existe-t-il des mesures de réparation en cas d'effets secondaires ? »

Le gouvernement japonais a mis en place un système pour aider les personnes qui développent des effets secondaires.

La loi sur la vaccination du pays protège les personnes vaccinées contre le coronavirus. Ainsi, le gouvernement couvre les frais médicaux ou verse des pensions d'invalidité à toute personne qui subit des effets indésirables.

Ces informations datent du 25 février 2021.

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182. Y a-t-il des effets secondaires ? Y a-t-il déjà eu des décès ? (Vaccin, partie XII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le douzième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. Les questions sont les suivantes : "Y a-t-il des effets secondaires ? Y a-t-il déjà eu des décès ?"

Des effets secondaires peuvent se produire avec n'importe quel vaccin. Certains ont également été signalés avec les vaccins contre le coronavirus. Selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies, les réactions les plus fréquentes, signalées avec les vaccins mis au point par la société pharmaceutique américaine Pfizer et son partenaire allemand BioNTech, ainsi que par la société américaine Moderna, sont des douleurs et des gonflements, des rougeurs, des frissons, un caractère maussade et des maux de tête. Ces réactions apparaissent généralement un jour ou deux après la vaccination et disparaissent souvent en quelques jours. Ont été également signalés des symptômes, bien que rares, pouvant affecter la vie quotidienne.

Selon un rapport concernant le vaccin Pfizer-BioNTech, basé sur les communiqués de presse et les tests cliniques de l'entreprise, les symptômes les plus importants sont les suivants : 3,8 %, de la fatigue et 2 %, des maux de tête. Deux personnes inoculées sont décédées parmi les 40 000 qui ont participé à l'essai clinique. Mais quatre autres personnes, à qui l'on a injecté un placebo, semblable au vaccin, sont également décédées. Le rapport indique donc que ces décès ne sont probablement pas liés au vaccin.

Ces informations datent du 24 février 2021.

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181. Quels sont les effets secondaires des vaccins développés par Pfizer et BioNTech ? (Vaccin, partie XI)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le onzième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : « Quels sont les effets secondaires des vaccins développés par Pfizer et BioNTech ? »

Un comité consultatif américain sur l'immunisation a compilé des données sur les effets secondaires signalés en lien avec les vaccins développés par Pfizer et BioNTech. Une étude, menée auprès des quelque 997 000 personnes à qui le vaccin a été administré, a montré qu'après la première dose, 67,7 % ont fait état de douleurs dans la zone où a été réalisée l'injection, 28,6 % de fatigue, 25,6 % de maux de tête, 17,2 % de douleurs musculaires, 7,4 % de fièvre, 7,1 % de douleurs articulaires, 7 % de frissons, 7 % de nausées et 6,8 % de gonflements. Des réactions allergiques graves, à la suite de l'inoculation, ont également été signalées.

Une étude, menée auprès des 9 943 247 inoculations du vaccin Pfizer-BioNTech, administrées jusqu'au 18 janvier 2021, a révélé 50 cas d'anaphylaxie, une réaction allergique grave. Cela confirme un taux de 1,0057 cas d'anaphylaxie pour 200 000 doses administrées. L'anaphylaxie est survenue chez des personnes entre 26 et 63 ans, l'âge médian étant de 38,5 ans. Les femmes représentaient 94 % des cas. L'anaphylaxie a commencé dans les 15 minutes suivant l'injection dans 74 % des cas, et dans les 30 minutes dans 90 % des cas. Quatre-vingts pour cent des cas ont été signalés chez des personnes ayant des antécédents de réactions allergiques, notamment à des médicaments et à des aliments.

Ces informations datent du 22 février 2021.

Elles sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

180. A quoi faut-il faire attention avant et après la vaccination ? (Vaccin, partie X)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le dixième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : A quoi faut-il faire attention avant et après la vaccination ?

Dans certains cas, il peut être conseillé aux personnes qui ne se sentent pas bien de ne pas recevoir de dose. Le ministère de la Santé conseille vivement aux personnes qui ont une fièvre de 37,5 degrés Celsius et plus, ou qui ne se sentent pas bien, de ne pas se faire vacciner. Quant aux personnes souffrant de maladies et aux individus sous traitement médical, le ministère recommande de demander conseil au médecin lors de l'examen de pré-vaccination.

Le ministère demande également que les personnes tout juste vaccinées restent sur place pendant au moins 15 minutes après l'injection pour s'assurer qu'elles ne développent pas de réaction allergique. Le ministère ajoute que, si un patient remarque quelque chose d'anormal, il doit alors contacter un médecin. Il est possible de prendre un bain après la vaccination, mais il faut alors faire attention à ne pas frotter la zone de l'injection. Vous devez vous abstenir de faire des exercices énergiques le jour de la vaccination.

Le professeur Nakayama Tetsuo de l'Université de Kitasato, spécialiste des vaccins, affirme que l'on peut prendre un bain ou même boire de l'alcool, en quantité modérée (une consommation excessive est hors de question, bien sûr).

Cependant, nous devons garder à l'esprit que nous pouvons nous sentir étourdis ou souffrir d'hyperventilation par crainte des vaccins. Cela pourrait rendre les autres patients anxieux si cela se produit sur le lieu des vaccinations de groupes. Le directeur général de l'Institut de santé publique de la ville de Kawasaki, Okabe Nobuhiko, qui est également membre du panel gouvernemental sur le coronavirus, déclare qu'il est nécessaire de mettre en place un système permettant de consulter les personnes qui s'inquiètent de la vaccination.

Ces informations datent du 19 février 2021.

Elles sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

179. Quel est l'objectif du vaccin ? (Vaccin, partie IX)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le neuvième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : le vaccin a-t-il pour objectif de nous protéger du virus ou celui d'empêcher les personnes infectées par le virus de tomber gravement malades ?

On considère que les vaccins contre le nouveau coronavirus aident avant tout à empêcher que les patients ne développent des symptômes ou ne tombent gravement malades, plutôt qu’à les protéger contre le virus lui-même.

Les experts affirment qu'en général, les vaccins contribuent à prévenir l'infection elle-même, empêchent les patients de développer des symptômes ou de tomber gravement malades, et permettent d'atteindre une immunité dite collective.

Il est difficile de vérifier si un vaccin en particulier est efficace pour prévenir une infection. Cela est dû au fait que de nombreuses personnes contaminées sont asymptomatiques. Il faut également procéder à une analyse détaillée des cellules afin de découvrir si le virus a pénétré dans le corps humain. L'Agence des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux, ou PMDA, évalue les médicaments au Japon.

Selon elle, lorsqu'il s'agit d'évaluer les vaccins contre le nouveau coronavirus, des études cliniques sont nécessaires, en principe, pour savoir si les vaccins sont efficaces pour empêcher les personnes infectées par le virus de développer des symptômes.

Des tests cliniques effectués aux États-Unis et en Europe ont confirmé non seulement l'efficacité des vaccins pour prévenir l'apparition de symptômes chez les patients, mais aussi leur efficacité pour les protéger contre l'apparition de symptômes graves. La PMDA, dans ses critères sélectionnés pour évaluer les vaccins contre le coronavirus, inclut également leur efficacité pour empêcher les patients de devenir gravement malades.

Atteindre l'immunité collective est également l'un des effets attendus de la vaccination contre le coronavirus. Selon l'Organisation mondiale de la santé, ou OMS, pour que le monde arrive à l'immunité collective, plus de 70 % de sa population doit être vaccinée. Selon l'OMS, compte tenu de la situation, il semble difficile de l'atteindre d'ici la fin de l'année.

Ces informations datent du 18 février 2021.

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178. Qu'est-ce qu'un vaccin à ARNm ? (Vaccin, partie VIII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le huitième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : qu'est-ce qu'un vaccin à ARNm ?

Un vaccin "génique", qui contient des éléments du matériel génétique du nouveau coronavirus, a été commercialisé. Le 17 février 2021, le Japon a débuté son programme de vaccination contre le Covid-19 grâce au vaccin développé conjointement par l'Américain Pfizer et l'Allemand BioNTech. Ce vaccin et celui développé par Moderna, aux États-Unis, sont tous deux des "vaccins à ARNm" contenant du matériel génétique.

Le vaccin fonctionne en injectant, dans le corps humain, de l'ARNm, qui comprend l'information génétique du péplomère à la surface du virus. L'ARNm sert de modèle à l'intérieur de la cellule humaine pour produire du péplomère.

Le système immunitaire de l'organisme se met au travail en créant de nombreux anticorps pour lutter contre ces spicules. Ces anticorps organisent immédiatement une attaque lorsqu'un véritable virus pénètre dans le corps.

Cependant, l'ARNm manque de stabilité. Lorsqu'il est injecté sous forme de vaccin, il se dissout rapidement et ne reste pas dans l'organisme.

En outre, le vaccin à ARNm serait très sûr, car il ne pénètre pas dans le noyau de la cellule qui contient le gène humain.

Ces informations datent du 17 février 2021.

Elles sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

177. Les conditions médicales préexistantes prioritaires au sein du programme de vaccination contre le Covid-19 au Japon. (Vaccin, partie VII)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le septième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : quelles conditions médicales préexistantes seront prioritaires au sein du programme de vaccination contre le Covid-19 au Japon ?

Le ministère japonais de la Santé a établi une liste de conditions médicales. Elle comprend les maladies cardiaques et rénales chroniques, les troubles respiratoires ou encore les maladies entraînant une déficience immunitaire comme le cancer et l'apnée du sommeil. Les personnes, qui sont hospitalisées ou qui consultent régulièrement un médecin pour de telles maladies, seront prioritaires.

Les autorités n'exigeront pas des patients qu'ils présentent une attestation de leur état de santé. Ils devront simplement remplir un questionnaire.

Les personnes ayant un indice de masse corporelle, ou IMC, de 30 et plus seront également prioritaires. Le nombre d'adultes, appartenant à cette catégorie ou présentant des conditions préexistantes, est estimé à environ 8,2 millions de personnes au Japon.

Ces informations datent du 16 février 2021.

Elles sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

176. Quelles seront les premières personnes à être vaccinées ? (Vaccin, partie VI)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le sixième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : quelles seront les premières personnes à être vaccinées ?

Le ministère japonais de la Santé affirme que les vaccins seront administrés par ordre de priorité, à commencer par le personnel médical. Suivront les personnes âgées de 65 ans et plus, les employés des centres pour personnes âgées et les individus souffrant de problèmes de santé.

Concernant le personnel des établissements pour personnes âgées, le ministère prévoit de les autoriser, sous certaines conditions, à se faire vacciner en même temps que les personnes âgées, par exemple, lorsque des médecins s'y rendent pour la campagne de vaccination. Le ministère affirme que cette mesure vise à prévenir les foyers d'infections dans les établissements.

Les conditions comprennent la présence d'un médecin pour surveiller quotidiennement l'état de santé des personnes âgées de l'établissement tout juste vaccinées, à la place du personnel de l'établissement, également vacciné.

Les vaccins seront administrés uniquement aux personnes qui souhaitent être vaccinées. Chez certaines personnes âgées, il peut être difficile de confirmer ce choix. Dans ce cas, le ministère demande que la décision soit prise avec l'aide de la famille et des médecins.

Ces informations datent du 15 février 2021.

Elles sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

175. Comment se déroule la vaccination sur les sites dédiés ? (Vaccin, partie V)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le cinquième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : Comment se déroule la vaccination sur les sites dédiés ?

En ce qui concerne la campagne de vaccination à grande échelle, il faudra d'abord présenter, à la réception, le coupon envoyé à son domicile par la municipalité, et confirmer son identité grâce à son permis de conduire ou sa carte d'assurance, entre autres.

Il faudra ensuite remplir un questionnaire sur son état de santé et ses antécédents médicaux, puis se faire examiner par un médecin pour s'assurer que l'on peut être vacciné.

Une fois cette dernière étape confirmée, la personne peut se faire vacciner. L'inoculation devrait durer environ deux minutes.

Après la vaccination, la personne recevra un certificat indiquant la date de l'inoculation et le nom du vaccin reçu. Ce certificat est nécessaire pour recevoir la deuxième dose du vaccin.

Il est important de savoir que la personne tout juste vaccinée ne pourra pas rentrer immédiatement chez elle. Le ministère de la Santé demande aux individus vaccinés de rester sur place, pendant au moins 15 minutes, dans une zone spécifique aménagée pour observer leur état.

Selon les essais cliniques réalisés à l'étranger, certaines personnes inoculées par le vaccin, qui sera fourni au Japon, ont fait état de symptômes de maux de tête ou de fatigue après avoir reçu la dose. De rares cas de réactions anaphylactiques, impliquant des réactions allergiques graves au vaccin, ont également été signalés aux États-Unis et dans d'autres régions du monde.

Des postes de secours seront installés sur les lieux afin de venir en aide aux personnes qui pourraient se sentir malades à la suite de la vaccination.

Ces informations datent du 5 février 2021.

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174. Où et comment seront administrés les vaccins contre le nouveau coronavirus au Japon ? (Vaccin, partie IV)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le quatrième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : Où et comment seront administrés les vaccins contre le nouveau coronavirus au Japon ?

Les autorités municipales sont censées administrer les vaccins selon les directives du gouvernement. Les personnes souhaitant se faire vacciner doivent le faire dans la municipalité où est enregistrée leur résidence. À titre exceptionnel, les individus qui vivent loin de leur domicile, en raison de leur travail, ou qui sont hospitalisés, seront autorisés à se faire vacciner dans d'autres municipalités.

Les autorités municipales enverront par courrier les coupons nécessaires à la vaccination. Une fois en possession de l'un de ces coupons, il est donc possible de se faire vacciner gratuitement. Toutefois, il est nécessaire de prendre rendez-vous à l'avance, par téléphone par exemple. Les centres dédiés à la vaccination se trouveront dans des établissements médicaux, des salles communautaires et des gymnases.

Ces informations datent du 4 février 2021.

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173. Quelle est la durée de l'immunité contre le coronavirus à la suite d'une vaccination ? (Vaccin, partie III)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le troisième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est la suivante : quelle est la durée de l'immunité contre le coronavirus à la suite d'une vaccination ?

De multiples vaccins contre le nouveau coronavirus ont été ou sont en cours de développement au Japon et à l'étranger. Mais il est encore tôt pour connaître la durée de leur efficacité, les tests cliniques et les campagnes de vaccination à l'étranger étant à peine lancés.

Le ministère japonais de la Santé affirme que les vaccins sont probablement efficaces contre les variants du nouveau coronavirus. Selon des officiels du ministère, les virus mutent constamment et ces changements mineurs ne risquent pas d'annihiler l'efficacité des vaccins.

Des résultats de tests montrent que les personnes inoculées avec des vaccins actuellement disponibles, dont celui de Pfizer, ont développé des anticorps qui ont également agi contre les variants du coronavirus. Les officiels affirment qu'ils confirmeront l'efficacité et l'innocuité des vaccins, y compris dans le cadre de souches mutées, à la suite des tests actuellement en cours au Japon.

Ces informations datent du 3 février 2021.

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172. Pourquoi la vaccination est-elle nécessaire ? (Vaccin, partie II)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le deuxième volet d'une série sur la vaccination et les vaccins. La question est de savoir si la vaccination est nécessaire.

La vaccination vise à immuniser les individus ou à renforcer leur système immunitaire. Elle est censée empêcher les personnes de développer des symptômes ou de tomber gravement malades. De plus, elle doit permettre de juguler la propagation de la maladie au sein de la population.

Selon le ministère japonais de la Santé, les résultats des essais cliniques, réalisés à l'étranger, ont montré que les vaccins contre le nouveau coronavirus étaient efficaces pour prévenir les graves infections et les symptômes tels que la fièvre.

Si la vaccination d'un maximum de personnes peut contribuer à réduire le nombre de patients gravement malades et de victimes, la charge qui pèse sur le système de santé sera alors allégée.

Ces informations datent du 2 février 2021.

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171. La vaccination pour les étrangers résidant au Japon (Vaccin, partie I)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Les étrangers vivant au Japon sont inclus dans le programme de vaccination du pays et peuvent recevoir les doses financées par le gouvernement. Cette semaine, nous poursuivons notre série sur les vaccins, afin d'aider les quelque trois millions d'étrangers résidant au Japon à se faire vacciner facilement.
La question porte aujourd'hui sur la vaccination à destination des étrangers qui résident au Japon.

Les étrangers, qui habitent au Japon, peuvent se faire vacciner contre le coronavirus dans la municipalité où ils sont enregistrés en tant que résidents.

Le programme de vaccination au Japon va débuter le 17 février 2021. Les inoculations commenceront avec le personnel médical, pour être progressivement mises à disposition des personnes âgées, puis des personnes souffrant de problèmes de santé.

La vaccination des personnes âgées devrait débuter en avril.

En ce qui concerne le lieu de la vaccination, les sites dédiés seront en principe installés au sein de la municipalité où les personnes sont enregistrées.

Le gouvernement prévoit d'envoyer, directement à domicile, les coupons nécessaires pour se faire vacciner. La vaccination est gratuite.

Ces informations datent du 15 février 2021.

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170. Comment postuler au programme de fonds de soutien du gouvernement pour les travailleurs

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le second volet d'une série en deux parties sur le fonds de soutien du gouvernement pour les travailleurs contraints de prendre un congé en raison de la pandémie de coronavirus. La question d'aujourd'hui est de savoir comment postuler au programme et où s'adresser pour obtenir des renseignements.

Ce programme s'adresse aux employés des petites et moyennes entreprises qui ont été contraints de prendre un congé, pendant une certaine période depuis le mois d'avril 2020, en raison de la pandémie et dont les indemnités légales ne sont pas versées par leur employeur. Les stagiaires techniques, qui travaillent dans ces entreprises, sont également éligibles.

Les travailleurs peuvent ainsi recevoir 80 % du salaire qu'ils gagnaient avant la prise de congé. Ce programme est plafonné à 11 000 yens par jour. Le programme de soutien est valable jusqu'à la fin du mois suivant la levée de l'état d'urgence. Il faut donc se référer à la date actée de la fin de l'état d'urgence. Si, par exemple, elle est fixée au mois de mars, le programme sera disponible jusqu'à la fin du mois d'avril.

Au 21 janvier 2021, le gouvernement avait déjà accepté près de 810 000 demandes et décidé de verser un total de plus de 63,6 milliards de yens. Les employés et les entreprises peuvent demander cette aide, par courrier ou en ligne.

Le site internet du ministère du Travail contient des informations à ce sujet en japonais, en anglais, en portugais, en espagnol et en chinois. Le site internet de l'Organisation pour la formation de stagiaires techniques contient, quant à lui, des informations en chinois, en vietnamien, en tagalog, en indonésien, en thaïlandais, en anglais, en cambodgien et en birman.

Le ministère du Travail dispose d'un service téléphonique gratuit pour répondre aux questions sur le programme, uniquement en japonais. Le numéro est le 0120-221-276. Il est joignable de 8h30 à 20h00 du lundi au vendredi et de 8h30 à 17h15 les week-ends et jours fériés.

Ces informations datent du 29 janvier 2021.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK World Japan et sur les différents réseaux sociaux.

Le site internet du ministère du Travail : https://www.mhlw.go.jp/stf/kyugyoshienkin.html#otoiawasesaki
(En japonais, anglais, portugais, espagnol et chinois)
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Le site internet de l'Organisation pour la formation de stagiaires techniques : https://www.otit.go.jp/CoV2_jissyu_seikatsu/
(En japonais, chinois, vietnamien, tagalog, indonésien, thaïlandais, anglais, cambodgien, birman)
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169. Extension du programme de fonds de soutien du gouvernement pour les travailleurs

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le premier volet d'une série en deux parties sur le fonds de soutien du gouvernement pour les travailleurs contraints de prendre un congé en raison de la pandémie de coronavirus.

Selon le ministère nippon du Travail, les personnes qui ont pris un congé en raison de la pandémie, et auxquelles leurs employeurs ne verseraient pas les indemnités légales, ont droit à cette prestation jusqu'au 28 février 2021. Mais les officiels précisent, à présent, que le programme de soutien est prolongé et qu'il est valable jusqu'à la fin du mois suivant la levée de l'état d'urgence. Il faut donc se référer à la date actée de la fin de l'état d'urgence. Si, par exemple, elle est fixée au mois de mars, le programme sera disponible jusqu'à la fin du mois d'avril.

La loi japonaise sur les normes du travail stipule que les entreprises doivent payer au moins 60 % du salaire lorsqu'elles demandent à leurs employés de prendre des congés pour des raisons qui leur sont propres. Toutefois, certaines entreprises refusent de payer en invoquant des raisons commerciales notamment. Le ministère appelle les travailleurs à prendre part au programme de soutien dans ces cas-là.

Le programme s'adresse aux employés des petites et moyennes entreprises, qui ont été contraints de prendre un congé pendant une certaine période depuis le mois d'avril 2020. Ils peuvent recevoir 80 % du salaire qu'ils gagnaient avant la prise de congé. Ce programme est plafonné à 11 000 yens par jour.

Les travailleurs et les entreprises peuvent avoir recours à cette aide. Les officiels du ministère encouragent les travailleurs à déposer une demande même lorsque leur employeur n'est pas coopératif.

Ces informations datent du 28 janvier 2021.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

168. L'inoculation du vaccin de Pfizer contre le coronavirus, chez les enfants de 15 ans et moins, est-elle conseillée ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous nous intéressons au point de vue de l'Organisation mondiale de la santé au sujet des vaccinations. La question est la suivante : l'inoculation du vaccin de Pfizer contre le coronavirus, chez les enfants de 15 ans et moins, est-elle conseillée ?

La docteure Kate O'Brien, directrice du département immunisation et vaccins à l'OMS, s'est exprimée lors d'une conférence de presse en ligne le 7 janvier 2021.

Elle a expliqué que le comité, en général, ne recommande pas le vaccin pour les enfants de moins de 16 ans, l'OMS ne disposant pas de données. Elle a précisé que les essais cliniques ont, jusqu'à présent, exclu les personnes de moins de 16 ans, mais que les recherches se poursuivent pour examiner l'efficacité du vaccin pour les enfants âgés de 12 à 16 ans. Plus d'informations seront donc communiquées à l'avenir.

Mais selon elle, les personnes en charge de la vaccination, après consultation des familles, peuvent choisir de faire vacciner les enfants qui souffrent de graves maladies préexistantes ou qui risquent de subir des conséquences négatives très graves d'une infection au nouveau coronavirus. Elle a toutefois souligné que ces personnes ne recommandent pas la vaccination des enfants âgés de moins de 16 ans, en général.

Ces informations datent du 27 janvier 2021.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

167. Combien de temps l'immunité, acquise grâce au vaccin, dure-t-elle ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous nous intéressons au point de vue de l'Organisation mondiale de la santé au sujet des vaccinations. La question est la suivante : combien de temps l'immunité, acquise grâce au vaccin, dure-t-elle ?

La docteure Kate O'Brien, directrice du département immunisation et vaccins à l'OMS, s'est exprimée lors d'une conférence de presse en ligne le 7 janvier 2021.

Selon elle, les essais cliniques ont débuté au printemps. Nous n'en sommes encore qu'aux premiers jours de l'utilisation de ces vaccins. Elle explique qu'il est possible de connaître la durée de l'immunité en continuant de suivre les personnes qui prennent part à ces essais cliniques. L'OMS ne connaît donc pas encore la réponse.

Selon elle, l'OMS espère que l'immunité sera durable. Elle ajoute que l'organisation s'intéresse également aux personnes qui ont été naturellement infectées par le nouveau coronavirus. Elle affirme que cela donnera une indication sur la durée de l'immunité naturelle contre l'infection et que cela s'appliquera peut-être également à l'immunité acquise grâce au vaccin. Elle a insisté sur le fait qu'il était encore trop tôt pour dire à ce stade combien de temps l'immunité durera.

Ces informations datent du 26 janvier 2021.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

166. Est-il problématique de recevoir des vaccins différents entre la première et la seconde vaccination ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous nous intéressons au point de vue de l'Organisation mondiale de la santé au sujet des vaccinations. La question est la suivante : est-il problématique de recevoir des vaccins différents entre la première et la seconde vaccination ?

La docteure Kate O'Brien, directrice du département immunisation et vaccins à l'OMS, s'est exprimée lors d'une conférence de presse en ligne le 7 janvier 2021.

Elle a affirmé que plusieurs vaccins étaient déjà utilisés dans certains pays. Elle a avoué que l'OMS ne disposait d'aucune donnée sur le mélange et l'association de différents vaccins. Mais elle a ajouté que, si un individu reçoit, par exemple, le vaccin de Pfizer lors de la première vaccination, il devrait recevoir la seconde dose avec le même vaccin. Elle a ajouté que l'OMS était consciente de la situation dans certains pays, où des vaccins différents sont utilisés entre la première et la seconde dose. Selon elle, cette question relève du domaine très important de la recherche. L'OMS donnera ainsi la priorité à ce type de recherche afin de proposer ses recommandations.

Ces informations datent du 25 janvier 2021.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

165. La date limite de dépôt des demandes pour les programmes de subventions, destinés aux petites et moyennes entreprises, reportée au 15 février 2021

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Découvrons aujourd'hui les programmes de subventions du gouvernement pour aider les petites et moyennes entreprises à maintenir leurs activités et à payer leur loyer dans le contexte de la pandémie. Le 15 janvier 2021, le ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie a déclaré que les entreprises seront autorisées à déposer des demandes de subventions jusqu'au 15 février, si elles le notifient avant la fin du mois de janvier. La date limite initiale de dépôt des demandes était auparavant fixée au 15 janvier.

Le "Programme de subventions pour soutenir les entreprises" du gouvernement fournit jusqu'à 2 millions de yens d'aide aux petites et moyennes entreprises dont les revenus ont considérablement diminué en raison du coronavirus. Le "Programme de subventions pour venir en aide au loyer des entreprises" offre des fonds pour aider ces entreprises à payer leur loyer.

Le ministère affirme qu'il n'étend pas les programmes de subventions en tant que tels. Mais il précise avoir pris la décision de prolonger la période de demande jusqu'au 15 février, en prenant en considération les entreprises qui pourraient rencontrer des difficultés à préparer les documents nécessaires en raison de la deuxième déclaration d'état d'urgence. Cependant, les entreprises doivent d'abord notifier brièvement, avant le 31 janvier, les raisons de déposer leur demande pendant cette période additionnelle.

Ces informations datent du 22 janvier 2021.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

164. Les personnes, qui se sont rétablies après une infection, doivent-elles être vaccinées ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous nous intéressons au point de vue de l'Organisation mondiale de la santé au sujet des vaccinations. La question, aujourd'hui, est la suivante : « Les personnes, qui se sont rétablies après une infection, doivent-elles être vaccinées ? »

Alejandro Cravioto, qui dirige le Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination à l'OMS, s'est exprimé lors d'une conférence de presse en ligne le 7 janvier 2021.

Selon lui, c'est l'une des principales recommandations de l'OMS. Les personnes, qui ont été infectées par le nouveau coronavirus, diagnostiquées par un test PCR ou un test antigène, ne doivent pas être exclues de la phase de vaccination. M. Cravioto a indiqué qu'on ne savait pas combien de temps dure l'effet naturel de protection d'une personne, contre cette nouvelle infection. Il a précisé qu'un document, publié le 6 janvier dernier, estimait que les personnes étaient naturellement protégées jusqu'à 8 mois, mais que ces données n'étaient pas suffisantes pour exclure ces individus de la phase de vaccination.

Il a ajouté, d'autre part, que si une personne déjà infectée souhaite attendre un peu et laisser les autres personnes à risques se faire vacciner en premier, il faut que cela soit sa propre décision.

La docteure Kate O'Brien, directrice du département immunisation et vaccins à l'OMS, s'est exprimée également lors de cette même conférence de presse en ligne.

Selon elle, le monde commence à peine à mettre au point un vaccin et chaque pays tente de le rendre disponible auprès des individus les plus prioritaires. Il est peu probable qu'une personne rétablie du nouveau coronavirus soit réinfectée dans les six mois. Mais Mme O'Brien a précisé que l'OMS ne suggérait pas l'exclusion ou le report de la vaccination pour ces personnes-là.

Ces informations datent du 21 janvier 2021.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

163. Les personnes atteintes de maladies préexistantes doivent-elles être vaccinées ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous nous intéressons au point de vue de l'Organisation mondiale de la santé au sujet des vaccinations. La question, aujourd'hui, est la suivante : « Les personnes atteintes de maladies préexistantes doivent-elles être vaccinées ? »

Alejandro Cravioto, qui dirige le Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination à l'OMS, s'est exprimé lors d'une conférence de presse en ligne le 7 janvier 2021.

M. Cravioto a déclaré que la nécessité de vacciner les personnes dépendait du type de leurs conditions préexistantes. Selon lui, il est clair que toute personne ayant eu une réaction allergique grave à un vaccin ne doit pas le recevoir. Il a cependant ajouté que si une personne est allergique à un aliment ou à d'autres produits, elle peut recevoir le vaccin. Il a précisé qu'il était recommandé de se faire vacciner dans un lieu permettant le traitement efficace et immédiat en cas de réaction allergique grave.

La docteure Kate O'Brien, directrice du département immunisation et vaccins à l'OMS, s'est exprimée également lors de cette même conférence de presse en ligne.

Selon Mme O'Brien, les personnes souffrant notamment de maladies cardiaques, de maladies pulmonaires, de diabète ou encore d'obésité, sont celles qui courent le plus grand risque d'être gravement infectées par le nouveau coronavirus. Selon elle, ces personnes font partie du groupe que l'OMS souhaite faire vacciner.

Le directeur de l'OMS a déclaré qu'ils n'avaient pas encore de données sur les problèmes potentiels causés par la vaccination chez les femmes enceintes.

Mme O'Brien a toutefois souligné qu'il n'y avait aucune raison de croire que les vaccins puissent être nocifs pour une femme enceinte et le bébé qu'elle porte. Selon elle, ils recommandent aux femmes enceintes, faisant partie du groupe prioritaire ou travaillant dans le domaine de la santé, d'avoir une conversation avec leur médecin afin de discuter du risque encouru face au nouveau coronavirus. Si ce risque s'avère important, elles peuvent se faire vacciner.

D'après elle, les personnes infectées par le VIH devraient se faire vacciner, tout comme les personnes présentant des conditions favorisant les maladies graves en cas d'infection au coronavirus.

Ces informations datent du 20 janvier 2021.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

162. La vaccination est-elle efficace contre les nouveaux variants ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous nous intéressons au point de vue de l'Organisation mondiale de la santé au sujet des vaccinations. La question, aujourd'hui, est la suivante : « La vaccination est-elle efficace contre les nouveaux variants ? »

La docteure Kate O'Brien, directrice du département immunisation et vaccins à l'OMS, s'est exprimée lors d'une conférence de presse en ligne le 7 janvier 2021.

Selon Mme O'Brien, lorsque les vaccins ont été développés et testés, ils ont été évalués auprès d'un certain nombre de souches différentes de virus.

Elle a expliqué que les virus changeaient fréquemment et que cela était habituel. Elle a précisé que la question était de savoir si le virus changeait de façon à affecter, soit la maladie elle-même, soit les traitements et, dans ce cas, si ce changement se répercutait sur les vaccins.

Le directeur de l'OMS a affirmé être au courant des quelques variants qui apparaissent dans le monde entier et dont la transmission est préoccupante. L'évaluation de l'impact éventuel sur les vaccins existants est en cours.

Mme O'Brien a cependant affirmé, avec une assez grande confiance, qu'il fallait procéder à la vaccination le plus rapidement possible. Elle a ajouté que le type de modifications observé dans ces variants ne changera probablement pas l'efficacité des vaccins.

Ces informations datent du 19 janvier 2021.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

161. Quelle vision globale avons-nous sur la situation actuelle ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous nous intéressons au point de vue de l'Organisation mondiale de la santé au sujet des vaccinations. Alors que les inoculations ont débuté dans le monde entier, « quelle vision globale avons-nous sur la situation actuelle ? »

La docteure Kate O'Brien, directrice du département immunisation et vaccins à l'OMS, s'est exprimée lors d'une conférence de presse en ligne le 7 janvier 2021.

Elle a déclaré : « Les choses changent tous les jours. Nous en sommes maintenant au point où il existe un certain nombre de vaccins qui ont démontré leur efficacité réelle ».

Elle a affirmé : « Certains d'entre eux ont été autorisés dans plusieurs pays différents. Les vaccins sont maintenant disponibles, en particulier dans les pays à revenu élevé » et ils devraient aussi être bientôt disponibles dans les pays pauvres et à faibles revenus.

Mme O'Brien a précisé qu'il existait au moins trois vaccins, évalués par des régulateurs, qui ont les plus hauts standards d'examen des données sur les vaccins. Elle a ajouté que ces régulateurs examinent les données au niveau de la sécurité, de l'efficacité et de la qualité de fabrication. Selon elle, les trois vaccins, développés par AstraZeneca, Moderna et Pfizer, ont été autorisés par au moins une des plus hautes autorités.

Mme O'Brien a indiqué qu'il existait également des vaccins, dont les résultats d'efficacité ont été rendus publics, qui sont toujours en train d'être examinés. Elle a précisé que ces vaccins étaient des vaccins provenant de Chine, tels que Sinopharm et Sinovac, et de Russie, en cours de développement par l'Institut Gamaleya.

Selon Mme O'Brien, le plus important est que « les essais cliniques sur l'homme ont permis de mettre au point un très grand nombre de vaccins ». Elle a ajouté : « Nous allons continuer d'observer un environnement assez dynamique au cours des semaines et des mois à venir ».

Elle a affirmé que les autorités de réglementation « allaient vérifier si ces données sont suffisantes pour autoriser l'utilisation des vaccins auprès de la population dans sa globalité ».

Ces informations datent du 18 janvier 2021.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

160. Que se passera-t-il à la fin de l'état d'urgence, le 7 février ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, dans le cadre de la série sur le second état d'urgence, la question est la suivante : "Le gouvernement explique que l'état d'urgence est en place jusqu'au 7 février. Que se passera-t-il ensuite? "

Omi Shigeru, le chef du groupe consultatif du gouvernement sur la réponse au coronavirus, a évoqué la question lors d'une session du comité du cabinet de la Chambre haute jeudi. Il a déclaré que, si le nombre d'infections diminue comme prévu avant le 7 février, les mesures mises en œuvre dans le cadre de l'état d'urgence pourront être progressivement assouplies. Mais il ajoute que si le nombre de nouveaux cas reste stable ou augmente légèrement, ou ne diminue qu'à un rythme très modéré, cela signifiera que les mesures actuelles de l'état d'urgence sont insuffisantes et que des mesures plus fortes sont nécessaires.

Il a déclaré que les experts allaient surveiller la situation en matière d'infection afin d'évaluer l'efficacité des mesures actuelles. Il a ajouté que cette évaluation pourrait être utilisée afin de décider de plus fortes mesures spécifiques à prendre. Il a indiqué qu'il était possible de demander aux entreprises de suspendre temporairement leurs activités. M. Omi a affirmé qu'en analysant la situation des infections, le groupe consultatif se fondera sur un scénario selon lequel l'état d'urgence actuel ne produit pas les résultats escomptés, afin de discuter des mesures supplémentaires nécessaires.

Ces informations datent du 15 janvier 2021.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

159 : Quels comportements devrions-nous adopter au niveau des vaccinations habituelles et des autres examens médicaux en cette période d'état d'urgence ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, dans le cadre de la série sur le second état d'urgence, la question est la suivante : "Quels comportements devrions-nous adopter au niveau des vaccinations habituelles et des autres examens médicaux en cette période d'état d'urgence ?"

Le ministère de la Santé met en garde, notamment sur sa page internet, contre le refus de se rendre dans des établissements médicaux, refus qui pourrait être à l'origine d'une augmentation des risques pour la santé. Le fait de ne pas vacciner les bébés et les jeunes enfants, aux âges légalement prescrits, pourrait les exposer à des risques plus élevés de contamination à des maladies infectieuses graves.

En outre, le ministère demande aux parents de se rendre aux examens de santé habituels de leurs enfants, car ils sont de précieuses occasions qui permettent de recevoir les conseils d'experts au sujet de la croissance de leurs enfants. Le ministère le recommande également aux citoyens qui effectuent régulièrement un dépistage pour le cancer. La personne peut être asymptomatique aux prémices de la maladie.

Selon le ministère, les mesures anti-infectieuses nécessaires pour la désinfection et la ventilation sont en place dans les établissements médicaux et les lieux d'examens. Ainsi, il conseille aux personnes, malgré la pandémie actuelle, de rechercher l'aide médicale appropriée en consultation avec les médecins à domicile, notamment, plutôt que de s'abstenir d'utiliser ce service.

Ces informations datent du 14 janvier 2021.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

158. Pourquoi le nombre de personnes à l'extérieur ne diminue pas autant qu'en 2020, lors du premier état d'urgence ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, dans le cadre de la série sur le second état d'urgence, la question est la suivante : "La presse rapporte que le nombre de personnes à l'extérieur n'a pas autant diminué que lors du premier état d'urgence. Quelle est la raison à cela ?"

Le dimanche 10 janvier était le premier dimanche depuis le début du second état d'urgence. Les données montrent que le nombre de personnes se rendant dans les principaux quartiers commerciaux de Tokyo, la nuit, a diminué par rapport au mois dernier. Ce nombre est, par contre, nettement plus élevé en comparaison avec le premier état d'urgence en 2020.

Selon Wada Koji, professeur d'hygiène au niveau communautaire à l'International University of Health and Welfare, pour contenir la propagation du virus, il faut réduire au maximum les interactions entre les personnes. Mais il semble que la population interprète le message de l'état d'urgence actuel comme une demande de s'abstenir de sortir après 20 heures. M. Wada ajoute qu'il est possible que l'état d'urgence soit prolongé si les déplacements et les interactions ne diminuent pas.

En outre, M. Wada a déclaré qu'il était important de fixer des objectifs clairs comme, par exemple, à quel point les interactions entre les individus doivent être diminuées. Selon lui, le gouvernement et les autorités locales doivent surveiller la situation pendant environ deux à trois semaines, pour ensuite l'évaluer. Si la propagation du virus n'est pas contenue, ils devront fournir une explication pour convaincre la population de la nécessité de faire des efforts afin de réduire les interactions entre les personnes. Il pense que de nombreux citoyens suivent déjà des mesures pour éviter la contamination, mais, pour que l'état d'urgence actuel fonctionne efficacement, chaque individu doit se rappeler la première déclaration, en 2020, afin de repenser ses efforts.

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157. Quelles sont les causes de la récente recrudescence des cas d'infection au nouveau coronavirus au Japon ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, dans le cadre de la série sur le second état d'urgence, la question est la suivante : "Quelles sont les causes de la récente recrudescence des cas d'infection au nouveau coronavirus au Japon ?"

Le professeur Oshitani Hitoshi, de l'Université du Tohoku, est membre de la commission consultative d'experts du gouvernement. Il a déclaré à la mi-janvier, lors d'une conférence de presse, que la récente recrudescence du nombre de nouveaux cas n'est pas naturelle et que les experts doivent analyser les données en détail afin de découvrir ce qui a mené à cette augmentation soudaine, le nombre de nouveaux cas à Tokyo ayant dépassé les 2 000 début janvier.

M. Oshitani a affirmé que les derniers chiffres qui montrent, par exemple, une augmentation soudaine du nombre de nouveaux cas à Tokyo, le 31 décembre 2020, sont inhabituels d'un point de vue épidémiologique.

Selon lui, il est étrange que les cas quotidiens à Tokyo, sous la barre des 1000 à la fin du mois de décembre, aient grimpé à plus de 2000 en une dizaine de jours.

Les nouvelles infections, qui touchent les individus entre 18 et 39 ans, sont en augmentation, non seulement à Tokyo, mais aussi à Osaka. M. Oshitani a déclaré que cela était en partie dû au fait que de nombreuses personnes sont sorties pendant les vacances de fin d'année et du Nouvel An. Il a ajouté que les résultats des tests, effectués pendant les vacances, pourraient avoir été rapportés en une seule fois après les vacances.

Le professeur a évoqué une autre raison. Selon lui, les jeunes, qui hésitaient à se faire dépister, ont changé d'avis à la suite de l'annonce du décès d'un parlementaire fin 2020, ainsi que de plusieurs personnes, mises en quarantaine à domicile.

Selon M. Oshitani, les experts doivent se pencher sur cette recrudescence et analyser les raisons qui se cachent derrière elle.

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156. Dans quelle mesure le dernier état d'urgence sera-t-il efficace ? (déclaration de l'état d'urgence, partie 5)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : "Dans quelle mesure le dernier état d'urgence sera-t-il efficace, sa principale spécificité étant de demander aux restaurants et aux bars de réduire leurs heures d'ouverture?"

L'un des sujets de litige est de savoir comment assurer l'efficacité de ces demandes, émises par les gouverneurs, à destination des établissements de restauration. Le gouvernement prévoit de rendre publics les noms des entreprises qui ne respectent pas ces demandes, ainsi que d'étendre le programme de soutien financier à celles qui s'y conforment.

Les révisions prévues de la loi sur ces mesures spéciales comprennent la proposition d'une aide financière aux entreprises qui se conforment à ces demandes, ainsi que des sanctions pour celles qui refusent de les respecter. Les officiels espèrent que ces révisions seront adoptées rapidement lors de la session ordinaire à la Diète, qui doit se tenir d'ici la fin du mois de janvier 2021.

Ces informations datent du 8 janvier 2021.

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155. Que signifie l'état d'urgence au Japon ? (partie 4)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Une commission d'experts du gouvernement japonais a compilé des propositions d'urgence en début de janvier. Elle souligne la nécessité de réduire les risques d'infection dans les bars et les restaurants.

La commission a fondé sa proposition sur un rapport publié par une équipe de scientifiques de l'Université de Stanford et d'autres publiés dans la revue scientifique Nature en novembre dernier.

À l'aide d'un modèle mathématique, l'équipe a évalué les données recueillies dans les téléphones portables, auprès d'environ 98 millions de personnes dans les grandes villes américaines, entre mars et mai de l'année dernière. L'objectif était d'examiner les lieux où le virus est le plus susceptible de se propager.

L'équipe a vérifié quels magasins présentaient le risque le plus élevé à leur réouverture, à la suite d'une fermeture temporaire. L'équipe a constaté que le risque était le plus élevé dans les restaurants, suivis par les salles de sport, les cafés et les hôtels.

Selon l'équipe, par rapport à d'autres sites, le risque est plus élevé dans les restaurants, car ils accueillent de nombreux clients, susceptibles de rester longtemps.

Dans le rapport, les chercheurs ont également évoqué la manière, pour les restaurants, d'améliorer leur environnement afin de prévenir la contamination lors de leur réouverture. Selon la commission, les restaurants, notamment, peuvent réduire le nombre d'infections de 80 % en limitant le nombre de clients autorisés à la fois, à 20 % de leur capacité.

L'équipe souligne qu'il est plus efficace de limiter le nombre de personnes dans les magasins que de fixer une restriction uniforme à leurs déplacements.

Le groupe d'experts du gouvernement déclare que, sur la base du rapport ainsi que d'autres évaluations des foyers d'infection survenus au Japon, il a conclu que les bars et les restaurants sont les principaux domaines sur lesquels le gouvernement doit concentrer ses mesures anti-infectieuses.

Cela ne signifie pas que d'autres sites peuvent être exemptés de ces mesures. On considère que le risque d'infection augmente là où les personnes se réunissent et mangent. Pendant les repas, les gens qui mangent doivent enlever leur masque facial et sont plus susceptibles d'avoir des conversations. Lorsqu'on leur sert de l'alcool, ils peuvent parler plus fort ou devenir négligents quant aux mesures de prévention contre le virus.

Ainsi, en ce qui concerne le nouveau coronavirus, le masque est considéré comme le plus vital afin de réduire le risque de propagation du virus dans les bars, les restaurants et les autres lieux de restauration.

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154. Comment l'état d'urgence va-t-il affecter les établissements scolaires et les examens d'entrée ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Le gouvernement japonais envisage de déclarer l'état d'urgence à Tokyo et dans trois préfectures voisines, alors que les étudiants retournent en cours, après les vacances d'hiver, et que la saison des examens d'entrée commence. La question est de savoir comment l'état d'urgence va affecter les établissements scolaires et les examens. Le ministre de l'Education, Hagiuda Koichi, a tenu une conférence de presse en début de mois pour expliquer les mesures à prendre.

Selon lui, le ministère n'envisage pas de demander la fermeture générale des écoles primaires, des collèges et des lycées. Il a indiqué que le taux d'infection et de cas graves, parmi les élèves, est relativement faible, jusqu'à présent, et qu'il n'y a pas de situation de propagation des infections entre les écoles et la communauté. D'après lui, la fermeture des établissements scolaires doit être évitée du point de vue de son impact sur les études des enfants et sur leur santé mentale et physique.

Quant aux universités, il a demandé qu'elles proposent un mélange de cours en présentiel et en ligne. Mais il a insisté sur le renforcement des mesures visant à prévenir les infections lors des activités des clubs scolaires. Il a demandé que les écoles, en particulier les lycées, envisagent de limiter temporairement les activités des clubs présentant un risque élevé de transmission.

Le ministre de l'Education a déclaré que les examens d'entrée à l'université débuteraient le 16 janvier comme prévu, en suivant les mesures pour prévenir les infections. Plus de 530 000 personnes dans tout le Japon doivent passer ces examens. Il a également appelé les commissions locales du secteur de l'éducation à procéder, comme prévu, aux examens d'entrée dans les écoles primaires, les collèges et les lycées.

Ces informations datent du 6 janvier 2021.

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153. Que signifie l'état d'urgence au Japon ? (partie 2)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Le premier ministre japonais, Suga Yoshihide, a indiqué début janvier que le gouvernement envisageait de déclarer l'état d'urgence pour Tokyo et les trois préfectures voisines, Saitama, Chiba et Kanagawa. Aujourd'hui, la question est la suivante : "La première déclaration de l'état d'urgence a-t-elle été efficace ?"

Le gouvernement a déclaré le premier état d'urgence le 7 avril 2020 pour les préfectures de Tokyo, Kanagawa, Saitama, Chiba, Osaka, Hyogo et Fukuoka, en se basant sur une loi spéciale en réponse au coronavirus. L'état d'urgence a ensuite été étendu à l'ensemble du pays le 16 avril.

Au cours de cette période, le gouvernement, sur la base des conseils de la commission d'experts, a demandé aux citoyens de réduire leurs interactions avec autrui d'au moins 70%, voire 80%, si possible.

Les gouverneurs des préfectures concernées ont pu demander aux citoyens de s'abstenir de sortir, sauf en cas d'absolue nécessité, et de coopérer pour empêcher la propagation des infections. Les gouverneurs ont également pu demander de limiter la fréquentation des établissements qui concentrent un grand nombre de personnes.

Dans les régions touchées par le virus, les citoyens ont été invités à recourir au télétravail autant que possible. Ils ont été vivement encouragés à s'abstenir de quitter leur domicile, sauf pour les courses du quotidien ou pour consulter un médecin.

Cela a mené à la fermeture temporaire des bars, des restaurants, des théâtres, des cinémas, des grands magasins, des hôtels, des musées et bibliothèques, ainsi qu'à l'annulation et au report de différents événements. Les écoles, à travers le pays, étaient déjà fermées depuis mars. La majorité d'entre elles sont restées fermées après la déclaration.

Grâce à ces mesures, le nombre de visiteurs, dans le centre de Tokyo, a été réduit de plus de 60% en semaine et d'environ 80% le week-end, par rapport à janvier de la même année.

Le nombre de nouveaux cas d'infection au Japon atteignait les 700 cas quotidiens environ à la mi-avril, avant de commencer à diminuer. Les zones couvertes par la déclaration ont été progressivement réduites. L'état d'urgence a finalement été levé à Hokkaido et Tokyo, et dans trois préfectures voisines, le 25 mai. Vingt et un nouveaux cas ont été confirmés ce jour-là.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

152. Que signifie l'état d'urgence au Japon ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Les gouverneurs de Tokyo et de trois préfectures voisines ont demandé au gouvernement, en début de janvier, d'envisager de déclarer rapidement un second état d'urgence. Aujourd'hui, la question est la suivante : "Que signifie cette mesure au Japon?"

Une déclaration d'état d'urgence est une mesure qui se base sur une loi spéciale afin de répondre à la pandémie de coronavirus. Le premier ministre peut en faire la déclaration si le virus se propage rapidement à travers le pays et se répercute sur la vie des citoyens et sur l'économie. La durée et les régions couvertes par cette mesure d'urgence doivent être désignées.

Les gouverneurs des préfectures concernées peuvent demander aux citoyens de s'abstenir de sortir et de coopérer pour lutter contre la propagation des infections. Cela exclut les sorties dites essentielles.

Les gouverneurs peuvent demander ou ordonner la fermeture des écoles ainsi qu'une ouverture limitée des établissements, comme les grands magasins, lieux de grands rassemblements. Ils ont également le pouvoir d'utiliser des terrains et des bâtiments pour y abriter des installations médicales temporaires, sans le consentement des propriétaires, si cela est nécessaire.

En cas d'urgence, ils peuvent demander ou ordonner aux entreprises de transport de livrer des produits ou équipements médicaux, voire de se les approprier si nécessaire.

En avril 2020, l'ancien premier ministre Abe Shinzo a déclaré l'état d'urgence dans sept préfectures. Il s'agissait de Tokyo, Kanagawa, Saitama, Chiba, Osaka, Hyogo et Fukuoka. L'état d'urgence a ensuite été étendu à l'ensemble du pays.

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151. Les enfants doivent-ils éviter de sortir ou de jouer avec des amis ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.

Nous avons interrogé des spécialistes de la Société japonaise de pédiatrie et du Centre national pour la santé et le développement de l'enfant sur la manière d'empêcher les enfants de contracter le nouveau coronavirus à l'approche des vacances d'hiver.

Aujourd'hui, la question est la suivante : "Les enfants doivent-ils éviter de sortir ou de jouer avec des amis ?"

Les experts expliquent qu'il n'est pas nécessaire pour les enfants de s'abstenir de sortir ou de jouer avec des amis, tant qu'ils suivent les mesures de prévention contre les infections. Le jeu est très important pour le développement mental et physique de l'enfant. Si les mesures visant à réduire la contamination sont correctement suivies, il est tout à fait possible pour eux de sortir ou de jouer avec des amis.

Lors de la programmation d'une sortie pendant les vacances scolaires, pensez à vérifier la situation infectieuse dans votre commune, idem pour la destination choisie. Assurez-vous également que les autorités de ces deux endroits n'ont pas demandé aux citoyens de restreindre leurs déplacements.

Jouer à l'extérieur présenterait un risque d'infection plus faible, par rapport aux jeux en intérieur. Mais il faut alors faire attention aux points suivants.
- Les enfants doivent s'abstenir de jouer à l'extérieur lorsqu'ils présentent des symptômes de type rhume, tels qu'un mal de gorge, une toux ou de la fièvre.
- Les enfants doivent se laver les mains après avoir saisi des objets fréquemment touchés par de nombreuses personnes.
- Les enfants doivent également se laver les mains avant de manger ou de boire.
- Les enfants doivent éviter de se mettre face à face lorsqu'ils mangent.

Jouer à l'intérieur présente un risque plus élevé, les règles suivantes doivent donc être respectées.
- Assurez-vous qu'il n'y a pas d'individu visiblement infecté à proximité.
- Assurez-vous qu'il n'y a pas de personnes âgées ou de personnes souffrant de problème de santé à proximité.
- Assurez-vous que les enfants, ainsi que leur famille, ne présentent aucun symptôme de rhume.
- Privilégiez le jeu en petits groupes.
- Assurez-vous que les enfants ont l'approbation de leurs parents pour jouer.
- Les enfants doivent se laver les mains après avoir saisi des objets fréquemment touchés par de nombreuses personnes.
- Les enfants doivent également se laver les mains avant de manger ou de boire.
- Les enfants doivent éviter de se mettre face à face lorsqu'ils mangent.
- Assurez-vous d'aérer l'endroit au moins une fois par heure.

Si vous vivez dans une région dans laquelle il est demandé aux habitants de ne pas sortir, les enfants doivent observer les mesures suivantes.
- Jouer uniquement avec les frères et sœurs et les membres de la famille du même foyer.
- Lorsque vous sortez, évitez tout contact avec des personnes étrangères.

Ces informations datent du 25 décembre 2020.

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150. Les parents doivent-ils garder leurs enfants à la maison au lieu de les laisser aller à l'école, à la maternelle ou à la garderie ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.

Nous avons interrogé des spécialistes de la Société japonaise de pédiatrie et du Centre national pour la santé et le développement de l'enfant sur la manière d'empêcher les enfants de contracter le nouveau coronavirus à l'approche des vacances d'hiver.

Aujourd'hui, la question est la suivante : "Les parents doivent-ils garder leurs enfants à la maison au lieu de les laisser aller à l'école, à la maternelle ou à la garderie ?"

Les experts affirment qu'il n'y a aucune raison de s'éloigner volontairement des écoles, des maternelles ou des garderies, à moins que l'enfant ne se sente mal ou qu'il n'ait été en contact étroit avec une personne testée positive au coronavirus.

Dans les régions qui n'ont pas connu d'épidémies importantes, de nombreux enfants infectés ont contracté le virus via des adultes vivant sous le même toit, comme des parents. Mais des cas de transmission du virus, dans des endroits où les enfants passent du temps ensemble, ont également été signalés. Ainsi, les écoles, les maternelles et les garderies pourraient fermer quelque temps si un enfant est confirmé contaminé.

Différentes réponses seront nécessaires selon les circonstances de l'épidémie, veuillez donc suivre les instructions des autorités locales. Si quelqu'un est infecté à la maison, les enfants seront considérés comme des cas de contacts étroits. Ils doivent donc rester au domicile.

En outre, le ministère japonais de la Santé recommande aux enfants de s'abstenir d'aller à l'école, à la maternelle et à la garderie en cas de fièvre légère ou d'autres symptômes de type rhume. Il est important que tout le monde suive ces conseils.

Les enfants infectés de moins de cinq ans, qui présentent des symptômes, propageraient une quantité relativement importante du virus. De nombreux enfants infectés resteraient aussi asymptomatiques et le virus continuerait d'être présent dans les selles pendant une longue période. Les adultes, qui passent du temps avec des enfants, doivent prendre des mesures rigoureuses comme se laver fréquemment les mains et porter un masque.

Ces informations datent du 24 décembre 2020.

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149. Que doivent faire les parents lorsque leurs enfants ne peuvent pas porter de masque ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.

Nous avons interrogé des spécialistes de la Société japonaise de pédiatrie et du Centre national pour la santé et le développement de l'enfant sur la manière d'empêcher les enfants de contracter le nouveau coronavirus à l'approche des vacances d'hiver.

Aujourd'hui, la question est la suivante : "Que doivent faire les parents lorsque leurs enfants ne peuvent pas porter de masque ?"

Les experts affirment que si le port du masque est efficace, du point de vue de la protection contre l'exposition directe aux gouttelettes projetées par des patients infectés, dispersées par les éternuements ou la toux, il n'est pas réaliste de les faire porter par des enfants de moins de deux ans.

En ce qui concerne les enfants âgés de quatre à cinq ans, tout dépend de l'individu. Il est possible, pour ces enfants, de porter des masques. Mais les parents doivent leur apprendre à bien les porter et à les enlever correctement.

Les experts précisent que de nombreux enfants ont contracté le coronavirus via leurs parents, à l'intérieur du domicile. Afin d'éviter que les enfants ne soient infectés, il est essentiel que les parents prennent des mesures anti-infectieuses pour ne pas contracter le virus eux-mêmes. Si un membre de la famille est infecté, il est important de maintenir une distance de plus de deux mètres avec cette personne.

Les experts soulignent que le lavage des mains et la désinfection des objets sont également importants, car les enfants peuvent être infectés en se touchant la bouche, le nez ou les yeux avec des jouets et des livres contaminés par le virus.

Ces informations datent du 23 décembre 2020.

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148. Les mères doivent-elles arrêter d'allaiter leurs bébés en cas d'infection ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.

Nous avons interrogé des spécialistes de la Société japonaise de pédiatrie et du Centre national pour la santé et le développement de l'enfant sur la manière d'empêcher les enfants de contracter le nouveau coronavirus à l'approche des vacances d'hiver.

Aujourd'hui, la question est la suivante : "Les mères doivent-elles arrêter d'allaiter leurs bébés lorsqu'elles se trouvent infectées? "

Les experts affirment qu'une mère ne doit pas abandonner complètement l'allaitement, même en cas de test positif. Ils précisent qu'elle peut choisir de continuer à allaiter son bébé en fonction de sa condition et de ses préférences.

Lorsque la mère est infectée, il y a un risque qu'elle transmette le virus à son bébé par contact ou en toussant. Il existe un rapport selon lequel des gènes du coronavirus ont été trouvés dans le lait maternel. Mais on ne sait pas encore si le lait contient des composants infectieux. Le lait maternel présente de nombreux avantages pour les bébés et il n'est pas conseillé d'arrêter l'allaitement par peur des infections.

Il existe deux méthodes permettant aux mères contaminées de continuer à allaiter : l'allaitement au sein et l'allaitement au biberon avec le lait maternel extrait.

Avant d'allaiter au sein un bébé, la mère doit se laver soigneusement les mains, les désinfecter et porter un masque.

La mère doit également s'assurer de se laver les mains et de désinfecter son sein et son tire-lait avant d'extraire le lait. Une personne non infectée doit ensuite mettre le lait dans un biberon et nourrir le bébé.

Ces informations datent du 22 décembre 2020.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

147. Doit-on reporter l'hospitalisation d'un enfant pour des tests ou une intervention chirurgicale ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.

Nous avons interrogé des spécialistes de la Société japonaise de pédiatrie et du Centre national pour la santé et le développement de l'enfant sur la manière d'empêcher les enfants de contracter le nouveau coronavirus à l'approche des vacances d'hiver.

Aujourd'hui, la question est la suivante : "Doit-on reporter l'hospitalisation de notre enfant pour des tests ou une intervention chirurgicale pour des maladies autres que le nouveau coronavirus?"

Les experts affirment qu'il faut donner la priorité aux tests et aux traitements de la maladie d'un enfant et être attentif à son état de santé avant son admission.

Les hôpitaux japonais traitent séparément les patients infectés par le coronavirus et les autres personnes. Bien que cela doive être confirmé auprès de l'hôpital, dans lequel votre enfant doit être admis, vous pouvez normalement être assuré que votre enfant sera en sécurité au sein de l'établissement.

Les infections au nouveau coronavirus devraient se poursuivre, vous devez donc prioriser le traitement et les tests dans le cadre de la maladie de votre enfant. Si la date d'hospitalisation est déjà fixée, vous devez faire particulièrement attention à l'état de santé de votre enfant deux semaines avant son admission et éviter les comportements susceptibles d'augmenter le risque d'infection. Des restrictions peuvent être imposées à l'hospitalisation des enfants s'ils ne se sentent pas bien ou s'ils ont été en contact avec des personnes présentant les symptômes d'un rhume.

Ces informations datent du 21 décembre 2020.

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146. Dans quels cas les enfants doivent-ils être hospitalisés s'ils contractent le coronavirus?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.

Nous avons interrogé des spécialistes de la Société japonaise de pédiatrie et du Centre national pour la santé et le développement de l'enfant sur la manière d'empêcher les enfants de contracter le nouveau coronavirus à l'approche des vacances d'hiver.

Aujourd'hui, la question est la suivante : "Les enfants doivent-ils être hospitalisés s'ils contractent le coronavirus? Les parents sont-ils autorisés à leur rendre visite ou à rester avec eux pendant l'hospitalisation ? "

La réponse des experts se base sur la situation au Japon. Ils expliquent que lorsque les enfants contractent le coronavirus, la plupart des cas impliquent des symptômes bénins et ne nécessitent pas d'hospitalisation, d'un point de vue médical. Il existe cependant des situations dans lesquelles les enfants doivent être hospitalisés, conformément à la loi.
Si l'enfant contracte le virus via ses parents, à l'intérieur de la maison, les parents et les enfants peuvent être hospitalisés simultanément. Si un parent n'a pas été infecté par le virus, les enfants peuvent être hospitalisés seuls en raison de la quarantaine.

En ce qui concerne la possibilité pour les parents de s'occuper de leurs enfants pendant une hospitalisation, elle sera déterminée, au cas par cas, en fonction de plusieurs facteurs, tels que l'âge de l'enfant et la situation à l'hôpital.

S'il est conseillé à un enfant de rester à la maison ou dans un établissement désigné, pendant sa convalescence, les parents doivent consulter le centre de santé publique et poursuivre les contrôles de santé, par téléphone, même après la guérison de l'enfant.

Les critères, concernant les symptômes bénins, doivent être déterminés par un expert médical, comme, par exemple, si l'enfant garde son énergie et respire sans aucune difficulté.

Si un enfant se sent malade et doit être hospitalisé, il est fort probable que les parents aient contracté aussi le virus ou soient considérés comme des contacts étroits. Dans cette situation, le parent peut ne pas être autorisé à passer à l'hôpital ou à voir son enfant.

Les experts conseillent aux parents de consulter le médecin pour savoir comment agir, car cela peut différer en fonction de plusieurs facteurs, notamment celui de la situation spécifique du parent, celui de la situation à l'hôpital et celui de la situation régionale des infections.

Ces informations datent du 18 décembre 2020.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

145. Les examens et les vaccinations des nourrissons doivent-ils être retardés?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.

Nous avons interrogé des spécialistes de la Société japonaise de pédiatrie et du Centre national pour la santé et le développement de l'enfant sur la manière d'empêcher les enfants de contracter le nouveau coronavirus à l'approche des vacances d'hiver.

Aujourd'hui, la question, posée par un parent, est la suivante : "Les examens et les vaccinations des nourrissons doivent-ils être retardés? "

Les experts expliquent que les contrôles réguliers pour les nourrissons, au Japon, visent à la détection précoce des maladies et des problèmes qui peuvent affecter les enfants d'un certain âge. Cela permet de garantir aux enfants de recevoir le traitement dont ils ont besoin, dès que possible. Il est également extrêmement important de vacciner les enfants avant qu'ils ne contractent des maladies infectieuses. Il est aussi important de prendre des mesures contre le coronavirus. Mais les experts précisent que si nous évitons d’emmener les enfants à l’hôpital, cela pourrait les exposer à d’autres maladies graves pourtant évitables. Les experts affirment qu'ils continuent de voir une certaine augmentation du nombre de nouveaux cas. Si les parents s'abstiennent d'amener leurs enfants pour effectuer un contrôle et un vaccin, à chaque fois que cela se produit, cela pourrait être très problématique.

Le ministère de la Santé affirme que certaines municipalités ont changé leur façon de gérer les contrôles des nourrissons au vu de la situation infectieuse dans la région. Il existe également des cas concernant la disponibilité des vaccins au-delà de la période initialement fixée, afin que les enfants, qui ont raté une vaccination, puissent l'effectuer plus tard. Les experts demandent aux parents de contacter le bureau de santé publique pour obtenir des informations.

Que ce soit en groupe ou individuellement, les enfants et leurs parents doivent prendre des mesures, pour lutter contre l'infection au coronavirus, lorsqu'ils se rendent aux examens ou aux vaccinations. Ils doivent s'assurer qu'ils n'ont pas développé de fièvre ou de symptômes, tels que la toux, avant de quitter le domicile. Le lavage des mains et le port du masque sont une obligation pour les adultes qui accompagnent les enfants. Aussi, évitez autant que possible d'emmener les frères, les sœurs ou les grands-parents avec vous. Selon des chercheurs, le nouveau coronavirus pourrait se répandre via les matières fécales. Veuillez ne pas changer les couches dans les établissements médicaux.

Ces informations datent du 17 décembre 2020.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

144. Les enfants devraient-ils s'abstenir de rendre visite à des personnes dans les hôpitaux?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.

Nous avons interrogé des spécialistes de la Société japonaise de pédiatrie et du Centre national pour la santé et le développement de l'enfant sur la manière d'empêcher les enfants de contracter le nouveau coronavirus à l'approche des vacances d'hiver.

Aujourd'hui, la question, posée par un parent, est la suivante : "Les enfants devraient-ils s'abstenir de rendre visite à des personnes dans les hôpitaux?"

Les experts expliquent que chaque hôpital a ses propres lignes directrices concernant les visites. Il est donc conseillé de vérifier à l'avance. Si la visite est autorisée, les enfants doivent prendre leur température à la maison et s'assurer qu'ils ne souffrent pas de symptômes comme une toux, un écoulement nasal, une diarrhée ou des vomissements.

Ils doivent également s'assurer de suivre les mesures de prévention de base contre les infections, comme se laver les mains et porter un masque avant de rendre visite à un patient.

Ces informations datent du 16 décembre 2020.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

143. Dans quels cas devons-nous amener les enfants rapidement à l'hôpital ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.

Nous avons interrogé des spécialistes de la Société japonaise de pédiatrie et du Centre national pour la santé et le développement de l'enfant sur la manière d'empêcher les enfants de contracter le nouveau coronavirus à l'approche des vacances d'hiver.

Aujourd'hui, la question est la suivante : " Devons-nous amener les enfants chez le médecin immédiatement si nous soupçonnons des symptômes résultant d'une possible infection au nouveau coronavirus ?"

Les experts affirment qu'au 1er août 2020, le nombre d'enfants infectés au Japon était en augmentation. Ils précisent que dans la plupart des cas, ces enfants ont contracté le virus via les adultes, à la maison, ou à l'extérieur lors des activités de groupe.

Selon le ministère de la Santé, les personnes restées à proximité de quelqu'un qui a été testé positif par la suite ont également de fortes chances d'être infectées. On les appelle des contacts étroits. Les responsables locaux de la santé publique examinent chaque cas et déterminent si la personne doit être considérée comme un contact étroit.

Les experts conseillent aux adultes de contacter d'abord le centre de santé publique local, lorsque des enfants développent des symptômes ou semblent avoir été en contact étroit avec une personne infectée.

Ils déconseillent d'amener les enfants potentiellement infectés dans des cliniques ou aux urgences, car ils risquent de ne pas pouvoir y subir de tests pour confirmer l'infection.

La façon d'administrer des tests PCR diffère selon la zone de résidence, il est donc conseillé aux personnes de surveiller les informations publiées par les centres locaux de santé publique.

Certains hôpitaux mettent en place une entrée et un calendrier différents pour les patients qui présentent des symptômes pouvant être liés à une infection, afin d'éviter que d'autres patients ne soient exposés au virus. Il est conseillé aux visiteurs de se renseigner auprès de l'hôpital en amont.

Lorsque les enfants ont de la fièvre pendant un certain temps, sans cause précise, ont des difficultés à respirer, ou s'ils ne peuvent pas manger, boire ou se détendre, il y a de fortes chances qu'ils souffrent d'une maladie, sinon du nouveau coronavirus. Les experts conseillent aux personnes en charge de contacter rapidement des médecins spécialistes.

Ces informations datent du 15 décembre 2020.

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142. À quoi devons-nous faire attention en cas de soucis de santé chez l'enfant ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.

Nous avons interrogé des spécialistes de la Société japonaise de pédiatrie et du Centre national pour la santé et le développement de l'enfant sur la manière d'empêcher les enfants de contracter le nouveau coronavirus à l'approche des vacances d'hiver.

Aujourd'hui, la question est la suivante : "À quoi devons-nous faire particulièrement attention lorsque les enfants souffrent d'asthme ou d'autres soucis de santé ?"

Les experts expliquent qu'en général, lorsque les enfants ont des problèmes de santé, ils peuvent devenir très malades à cause des infections virales respiratoires. Cependant, un petit pourcentage seulement de patients atteints du coronavirus souffrent d'asthme. Les risques potentiels, en cas de soucis de santé, et la façon d'y répondre, diffèrent selon la maladie. Il est donc conseillé aux personnes de consulter leur médecin. Il est également important que les membres de la famille et les autres personnes, qui ont des problèmes de santé, fassent attention pour éviter d'être infectées.

Ces informations datent du 14 décembre 2020.

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141. Comment empêcher ses enfants d'être infectés par le coronavirus ? (partie II)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : "Comment empêcher ses enfants d'être infectés par le coronavirus lors des vacances d'hiver ?"

Nous avons interrogé des spécialistes de la Société japonaise de pédiatrie et du Centre national pour la santé et le développement de l'enfant sur les cas d'enfants devenant gravement malades après une infection par le Covid-19.

Selon les experts, il y a eu moins de cas de maladies graves chez les enfants que chez les adultes. Cependant, comme les adultes, les enfants peuvent développer des problèmes respiratoires. Les enfants de moins de 2 ans ont tendance à développer des symptômes graves et doivent être surveillés attentivement.

En Europe et aux États-Unis, on dénombre des cas d'enfants, d'environ 10 ans, souffrant de problèmes cardiaques après quelques jours de fièvre, suivis de douleurs abdominales, de diarrhées et d'éruptions cutanées. Jusqu'à présent, peu de cas de ce type ont été signalés au Japon.

Ces informations datent du 11 décembre 2020.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

140. Comment empêcher ses enfants d'être infectés par le coronavirus ? (partie I)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : "Comment empêcher ses enfants d'être infectés par le coronavirus lors des vacances d'hiver ?"

Nous avons interrogé des spécialistes de la Société japonaise de pédiatrie et du Centre national pour la santé et le développement de l'enfant sur les symptômes que ces derniers peuvent développer lorsqu'ils sont infectés par le virus.

Les experts expliquent avoir découvert que les enfants sont aussi vulnérables au virus que les adultes, bien que leurs cas aient été moins nombreux à la date du 1er août 2020.

De nombreux enfants au Japon ont été infectés par le virus chez eux. Ils ont développé de la fièvre et une toux sèche.
Mais un nombre relativement peu élevé a développé des symptômes liés aux voies respiratoires supérieures, comme un nez qui coule et une congestion nasale.

Les enfants ont de la fièvre pendant un certain temps, comme les adultes. Des cas de pneumonie ont été rapportés chez certains enfants.

Des enfants ont également souffert de vomissements, de maux d'estomac, de diarrhées et d'autres symptômes liés au système digestif.

La perte de l'odorat ou du goût, souvent observée chez les adultes, a concerné un petit nombre d’enfants seulement.

Il est donc conseillé aux parents de rester à l'affût de tels troubles chez leurs enfants. Certains adolescents, capables d'exprimer leurs malaises, ont signalé de tels symptômes.

Les experts soulignent que des enfants infectés peuvent rester asymptomatiques.

Ils conseillent aux parents d'observer attentivement leurs enfants, car ils sont souvent incapables d'expliquer précisément leur état de santé.

Ces informations datent du 10 décembre 2020.

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139.  Les masques affectent-ils le développement des enfants ? (partie III)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Est-il vrai que les masques affectent le développement des enfants?"

Comme nous l’avons évoqué dans les deux premières parties, le port d'un masque n'est pas seulement gênant, parce que le visage ne peut être vu, mais il pourrait également avoir une influence sur le développement du cerveau d'un enfant.

Selon la professeure à l'École supérieure de pédagogie et à la Faculté de pédagogie de l'Université de Kyoto, Myowa Masako, l'utilisation du langage corporel, comme outil de communication, peut offrir un moyen efficace de surmonter ce problème. Elle suggère d'être plus expressif physiquement lorsqu'on est heureux ou triste pour compenser l'incapacité de voir l'expression du visage.

La croissance d'un enfant n'attend pas. Les membres de la famille doivent exprimer explicitement leurs sentiments et s'assurer de combler les failles psychologiques avec l'enfant.

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138. Les masques affectent-ils le développement des enfants ? (partie II)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Est-il vrai que les masques affectent le développement des enfants?"

Dans les écoles primaires au Japon, on remarque des effets néfastes sur les enfants qui portent des masques toute la journée.

Dans une école, une bagarre a éclaté entre deux élèves de première année, pendant une récréation. Un des enfants s'est excusé après avoir accidentellement frappé un de ses camarades avec la main. Or la voix de l'enfant, étouffée par le masque, n'a pas été entendue par le second et le combat a commencé. Les enseignants indiquent voir de plus en plus de problèmes de communication chez les enfants, ces derniers temps.

Professeure à l'École supérieure de pédagogie et à la Faculté de pédagogie de l'Université de Kyoto, Myowa Masako est spécialisée dans le cerveau humain et le développement psychologique. Selon elle, les enfants de quatre à dix ans développent la faculté de se mettre à la place de quelqu'un d'autre. Ils développent la capacité d'imaginer ce que les autres pensent et la faculté de bien se comporter en communiquant les uns avec les autres.

La professeure a affirmé que, normalement, les enfants vivent de nombreuses expériences à l'école afin de se mettre à la place de quelqu'un d'autre. Elle aimerait discuter avec les enseignants des pratiques à adopter pour que les enfants puissent vivre de telles expériences, en classe, dans les circonstances actuelles.

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137. Les masques affectent-ils le développement des enfants ? (partie I)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Est-il vrai que les masques affectent le développement des enfants?"

Les masques font désormais partie intégrante de notre nouveau style de vie. Cependant, de nombreuses personnes peuvent avoir du mal à interpréter les expressions faciales et se sentir ainsi gênées. Au-delà de la gêne causée par un visage recouvert, les masques peuvent également affecter le développement du cerveau des enfants.

De nombreux employés de crèches, qui portent des masques au travail, expliquent qu'il est difficile d'établir une relation de confiance, car ils ne peuvent pas montrer leur bouche aux enfants. Par exemple, ils précisent que même s'ils félicitent les enfants en disant « bon travail ! » ou « bien joué ! », leur intention n'est pas totalement exprimée.

Professeure à l'École supérieure de pédagogie et à la Faculté de pédagogie de l'Université de Kyoto, Myowa Masako est spécialisée dans le cerveau humain et le développement psychologique. Selon elle, les adultes doivent particulièrement faire attention à la façon d'interagir avec les nourrissons, depuis leur naissance jusqu'à l'âge d'environ un an.

À cet âge, les bébés regardent les visages des différentes personnes, ainsi que leurs mouvements, et étudient les expressions faciales. Quand ils le font, les yeux, le nez et la bouche sont alors importants.

Les bébés sont capables de reconnaître un visage lorsque ces trois parties sont visibles. Puis, au fil des mois, les nourrissons apprennent à distinguer les visages et leurs différentes expressions, telles que la joie ou la colère.

Cette capacité à distinguer les visages et ses expressions est à la base du fondement de la capacité de compréhension des sentiments chez les autres.

Selon la professeure, seuls les adultes sont capables de communiquer en utilisant uniquement les yeux. Elle précise que les enfants utilisent diverses informations de l'expression d'une personne pour devenir progressivement capables de la lire et de la comprendre. Elle indique qu'il est très probable que de telles expériences puissent être perdues à cause de la pandémie.

Selon Myowa Masako, même si les personnes continuent de porter des masques, les bébés devraient avoir plus d'occasions de voir leurs visages. Elle conseille aux membres de la famille d'essayer de montrer leur visage plus régulièrement aux bébés à la maison.

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136. Comment éviter la propagation du virus à la maison ? (partie 5)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Comment éviter la propagation du virus à la maison ?"

Nous avons demandé au Dr Terashima Takeshi, de l'Association japonaise des maladies infectieuses, comment empêcher l'introduction du virus dans la maison.

M. Terashima nous a expliqué que la clé était de diviser sa maison en plusieurs zones, en fonction des niveaux de danger.

Il a proposé de diviser la maison en trois zones. La « zone de mise en garde », présentant le risque le plus élevé, comprend le hall d'entrée. La « zone partagée » est la zone partagée entre les membres de la famille qui manipulent des objets communs à tous. L'« Espace personnel » désigne les chambres à coucher par exemple.

L'« Espace personnel » concerne donc des zones de la maison dédiées à la détente.

Selon M.Terashima, il faut éviter à tout prix que le virus s'introduise dans cette zone.

Les smartphones sont souvent négligés. Lorsque nous touchons notre téléphone à l'extérieur, nous pouvons être infectés par le virus via son écran. Après une journée, on peut donc inconsciemment introduire le virus dans sa chambre à coucher. Il est donc important de nettoyer régulièrement ses appareils à écran tactile.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

135. Comment éviter la propagation du virus à la maison ? (partie 4)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Comment empêcher la transmission du virus dans sa maison après la contamination de l'un des membres de sa famille?"

Nous avons demandé au Dr Terashima Takeshi, de l'Association japonaise des maladies infectieuses, comment empêcher l'introduction du virus dans la maison.

La « zone partagée » est la zone partagée entre les membres de la famille qui manipulent des objets communs à tous. Elle comprend, par exemple, les toilettes et le salon. M. Terashima recommande de ne pas partager les serviettes par exemple. Les objets que tout le monde touche, comme les interrupteurs et les télécommandes, doivent être désinfectés fréquemment.

M. Terashima a également indiqué que nous pouvons empêcher la propagation du virus en modifiant la façon dont nous nous positionnons et servons la nourriture. Il a précisé que nous devrions éviter de nous asseoir face à face, à table, lors du dîner. Si possible, il est conseillé de s'asseoir en diagonale, à table, pour éviter de nous approcher trop près les uns des autres. M. Terashima demande de faire attention lorsque l'on mange dans les mêmes grandes assiettes. Il a déclaré que cela devait être évité car le partage de couverts, tels que les baguettes, augmente le risque d'infection. Il recommande de diviser la nourriture en portions individuelles afin que chacun puisse manger dans son assiette.

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134. Comment éviter la propagation du virus à la maison ? (partie 3)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Comment empêcher la transmission du virus dans sa maison après la contamination de l'un des membres de sa famille?"

Nous avons demandé au Dr Terashima Takeshi, de l'Association japonaise des maladies infectieuses, comment empêcher l'introduction du virus dans la maison.

M. Terashima nous a expliqué que la clé était de diviser sa maison en plusieurs zones, en fonction des niveaux de danger.

Il a proposé de diviser la maison en trois zones. La « zone de mise en garde », présentant le risque le plus élevé, comprend le hall d'entrée. La « zone partagée » est la zone partagée entre les membres de la famille qui manipulent des objets communs à tous. L'« Espace personnel » désigne les chambres à coucher par exemple.

Lorsqu'une personne rentre à la maison, elle doit s'arrêter à l'entrée, dans la « zone de prudence », accrocher son manteau au mur et jeter son masque dans une poubelle.
Selon M. Terashima, les personnes devraient éviter d'apporter leurs manteaux et masques, qui peuvent être contaminés par le virus, dans leur maison, et de les laisser à l'entrée.

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133. Comment éviter la propagation du virus à la maison ? (partie 2)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Comment empêcher la transmission du virus dans sa maison après la contamination de l'un des membres de sa famille?"

Nous vous avons présenté les points à surveiller lorsqu'un membre de son foyer est contaminé. Cela comprend le fait de laisser la personne infectée dans une pièce séparée.

Mais parfois, il est difficile d'attribuer une pièce entière à une personne infectée lorsque l'on vit dans un petit appartement.

Nous avons interrogé Nishizuka Itaru, responsable des centres de santé publics du quartier Sumida à Tokyo. M. Nishizuka a déclaré qu'il fallait essayer de rester à environ un mètre de distance de la personne infectée et de réduire les conversations, en face à face, pour éviter de propager des gouttelettes. Il a également conseillé de ventiler souvent les pièces et d'utiliser un humidificateur, si nécessaire, pour créer un environnement empêchant la propagation du coronavirus.

M. Nishizuka a ajouté qu'il valait mieux discuter, au préalable, avec sa famille, des mesures à prendre en cas de test positif, comme, par exemple, qui peut s'occuper des enfants lorsque les parents sont infectés ou qui peut prendre en charge les membres âgés de la famille lorsque les tuteurs sont contaminés.

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132. Comment éviter la propagation du virus à la maison ? (partie 1)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Comment empêcher la transmission du virus dans sa maison après la contamination de l'un des membres de sa famille?"

Le 19 novembre 2020, lorsque le nombre quotidien de nouveaux cas d'infection à Tokyo est passé au-dessus de la barre des 500, pour la première fois, la gouverneure de Tokyo, Koike Yuriko, a appelé les citoyens à prendre des mesures chez eux. Elle a déclaré que depuis août, la principale source d'infection se trouvait dans les maisons. Une fois que le virus y pénètre, il devient très difficile de l'empêcher de se propager.

Selon le directeur d'un centre de santé publique à Tokyo, dans de nombreux cas, les adultes qui sortent souvent ramènent le virus à la maison et infectent ensuite les enfants ou les personnes âgées.

Des experts en mesures de prévention des infections ont fourni des conseils à ce sujet.

Ils expliquent que la personne malade doit rester dans une pièce séparée, si possible, et qu'elle doit, ainsi que le soignant, porter un masque.

Ils conseillent à tout le monde de se laver les mains fréquemment et de prendre les repas dans des assiettes séparées.

Ils ajoutent qu'il est important de désinfecter les zones fréquemment touchées et de ventiler régulièrement les pièces.

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131. Est-il nécessaire de ventiler son intérieur toutes les 30 minutes en plein hiver ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Est-il nécessaire de ventiler son intérieur toutes les 30 minutes en plein hiver ?"

Le ministère de la Santé recommande d'ouvrir les fenêtres, toutes les 30 minutes, pour la ventilation. Mais le faire par temps froid ou lorsqu'il neige, en hiver, peut ne pas être agréable. Le professeur Hayashi Motoya, de l'Université de Hokkaido, nous donne quelques conseils sur la façon de ventiler notre intérieur tout en restant au chaud.

"Gardez vos fenêtres légèrement ouvertes tout en laissant le climatiseur allumé. De cette façon, vous pouvez garder vos pièces constamment ventilées sans provoquer de baisse de la température ambiante. De plus, certains bâtiments sont équipés d'un système de ventilation automatique 24h / 24. Il permet l'aération de l'air, à l'intérieur des bâtiments, sans avoir besoin d'ouvrir les fenêtres."

"Mais vous devez garder à l'esprit que l'humidité dans la pièce diminuera si vous gardez les fenêtres ouvertes. Il est important de maintenir un certain niveau d'humidité étant donné que les virus se transmettent plus facilement dans un environnement sec. Nous n'avons pas encore pris connaissance de l'impact de l'humidité sur le comportement du nouveau coronavirus. Mais d'une manière générale, une faible humidité affaiblit la fonction de la membrane muqueuse de la gorge. Je vous recommande donc d'utiliser des humidificateurs pour maintenir le niveau d'humidité approprié."

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130. Comment ventiler son intérieur pendant l'hiver ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Comment ventiler l'air intérieur sans attraper froid ?"

Nous avons posé la question au professeur Hayashi Motoya de l'Université de Hokkaido, qui a élaboré des propositions de méthodes de ventilation pour une organisation du ministère de la Santé. Voici ce qu'il nous dit.

"Il fait forcément froid si vous laissez entrer l'air extérieur directement dans les espaces de vie, tels que les salles de classe dans les écoles ou les chambres dans les maisons individuelles. Mais il existe une méthode de ventilation simple, en deux étapes, qui vous évite cette situation désagréable. Tout d'abord, laissez entrer l'air frais de l'extérieur vers des pièces ou des couloirs inhabités. Ensuite, ouvrez les portes des pièces de vie menant à ces zones. Cela devrait laisser l'air circuler entre ces pièces, ce qui permettra l'aération de votre espace de vie, sans attraper froid."

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129. Pourquoi le virus se propage-t-il rapidement à Hokkaido ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Pourquoi le virus se propage-t-il rapidement à Hokkaido, dans le nord du Japon ?"

Tateda Kazuhiro, le directeur de l'Association japonaise des maladies infectieuses et également professeur à l'Université de Toho, a déclaré: "Il y a plusieurs raisons qui expliquent cette augmentation. Les personnes restent à l'intérieur en raison du froid, ce qui signifie qu'elles passent plus de temps dans des espaces fermés, bondés et propices au contact rapproché. Comme la pandémie dure depuis longtemps, on relâche également sa garde. En outre, les cas de grippe et de rhume augmentent lorsque les températures chutent, et certaines recherches suggèrent qu'il en va de même pour le nouveau coronavirus. Cela signifie que nous devons garder à l'esprit qu’une infection est plus susceptible de se propager en hiver. Il faut prendre les mesures appropriées pour se protéger."

Il a ajouté: "Nous devrions également envisager la possibilité que l'infection, dans des régions autres que celle de Hokkaido, où la situation semble être actuellement stable, puisse réapparaître avec la chute des températures. Nous devons nous souvenir d'éviter les lieux fermés et bondés et de nous assurer de bien nous laver les mains et de porter un masque. Il est également important de ventiler régulièrement les pièces. Cependant, je comprends qu'il soit difficile de ventiler les pièces dans des régions très froides. Dans ces endroits, j'espère que les personnes vont réagir en suivant différentes mesures préventives."

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128. Comment éviter la propagation du virus lors des visites aux temples et sanctuaires au Nouvel An au Japon ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : " J'ai entendu dire que de nombreuses personnes, au Japon, se rendent dans les sanctuaires et les temples au Nouvel An. Comment peut-on prévenir la propagation de l'infection?"

Une commission gouvernementale d'experts sur le coronavirus a discuté, le 12 novembre 2020, des mesures pour les visites aux sanctuaires et aux temples au Nouvel An. Lors de la réunion, le Secrétariat du Cabinet a présenté les mesures retenues sur la base des recommandations des experts.

Il conseille aux visiteurs de suivre soigneusement les mesures de prévention de base telles que le port du masque et la désinfection des mains.

Il indique que des mesures doivent être prises pour informer les visiteurs de l'état de la foule dans les sanctuaires et les temples pour les inciter à décaler leur venue. Du personnel doit être placé dans les temples et les sanctuaires pour s'assurer qu'une certaine distance est respectée entre les visiteurs. Ces derniers doivent être invités à s'abstenir de parler fort, de manger et de boire dans l'enceinte, et ramener plutôt la nourriture à la maison.

Il appelle également à prendre des mesures pour éviter qu'un lieu ne devienne bondé, pour éviter les situations de contact rapproché et pour éviter les espaces confinés autour des sanctuaires et des temples. Cela comprend la dispersion des visiteurs vers plusieurs gares et la communication de l'état de congestion dans les sanctuaires et les temples.

Lors d'une conférence de presse, le chef de la commission, Omi Shigeru, a déclaré qu'il n'y avait pas de grand risque d'infection lors d'une visite paisible dans les sanctuaires et les temples, en extérieur. Selon lui, les personnes doivent être conscientes que se réunir avec des amis et la famille, avant et après la visite, pour discuter, manger ou boire de l'alcool, présente un risque plus élevé. Il a également demandé à la population de célébrer le Nouvel An à partir du 4 janvier, si possible, pour éviter la foule.

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127. Les cinq situations à haut risque, partie 2

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Quelles sont les cinq situations à haut risque souvent mentionnées dans les reportages?"

La commission du gouvernement japonais sur la pandémie de coronavirus a récemment mis en garde contre cinq situations à haut risque, vecteurs de foyers de contamination.

Voici la liste de ces situations :
- Des rencontres qui impliquent de la consommation d'alcool
- Un grand nombre d'individus qui mangent et boivent ensemble pendant de longues heures
- Se parler sans porter de masque
- Plusieurs personnes qui vivent dans un espace confiné
- Les relations sociales et les pauses cigarettes sur le lieu de travail

Concernant des personnes vivant dans un espace confiné.

Jusqu'à présent, il y a eu des cas de suspicion d'infections dans les dortoirs et les toilettes, ce qui montre que les personnes qui partagent un espace confiné, pendant de longues heures, créent des conditions qui entraînent un risque plus élevé d'infection.

A propos des relations sociales et des pauses cigarettes sur le lieu de travail.

Il y a eu des cas d'infections suspectées dans les zones destinées à la pause, les fumoirs et les vestiaires. Lorsque l'on fait une pause pendant ses heures de travail, on a tendance à se relâcher, et le fait de changer d'environnement entraîne également un risque plus élevé d'infection.

La commission du gouvernement sur le coronavirus demande à la population de suivre les mesures préventives lors de ces rencontres. Lors de rassemblements impliquant de l'alcool, la commission exhorte les personnes à rester en petit nombre, et ce, pendant une courte durée. Il est conseillé de se réunir avec des personnes, avec lesquelles on passe habituellement son temps, tout en évitant de boire tard le soir et en privilégiant une consommation modérée.

De plus, au sujet de la disposition des sièges dans ces rassemblements, le panel conseille aux personnes de s'asseoir en diagonale et d'éviter de s'asseoir directement en face ou à côté. Le comité recommande également à la population de porter des masques lors de ces rassemblements et de prendre garde à l'utilisation des visières ou autres protections en plastique qui seraient moins efficaces pour éviter la propagation de l'infection.

Le chef de la commission du gouvernement, Omi Shigeru, a déclaré que les données, jusqu'à présent, montrent que changer nos habitudes est extrêmement important pour éviter la propagation du virus. M. Omi a conseillé au gouvernement de diffuser le message, de façon compréhensible, afin qu'il soit communiqué au plus grand nombre.

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126. Les cinq situations à haut risque, partie 1

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Quelles sont les cinq situations à haut risque souvent mentionnées dans les reportages?"

La commission du gouvernement japonais sur la pandémie de coronavirus a récemment mis en garde contre cinq situations à haut risque, vecteurs de foyers de contamination.

Voici la liste de ces situations :
- Des rencontres qui impliquent de la consommation d'alcool
- Un grand nombre d'individus qui mangent et boivent ensemble pendant de longues heures
- Se parler sans porter de masque
- Plusieurs personnes qui vivent dans un espace confiné
- Les relations sociales et les pauses cigarettes sur le lieu de travail


Premièrement, à propos des rassemblements impliquant de la consommation d'alcool.

Nous avons tendance à nous exciter et à parler fort en buvant. Souvent, dans ces rassemblements, de nombreuses personnes peuvent rester enfermées ensemble un long moment. De plus, il n'est pas rare de partager les verres et les baguettes dans de telles circonstances. Ces conditions entraînent un risque plus élevé d'infection.

Ensuite, à propos des personnes qui mangent et boivent ensemble pendant de longues heures.

Le risque d'infection est généralement plus élevé dans les bars et les boîtes de nuit par rapport aux repas pris rapidement. On a tendance à parler plus fort et à produire plus de gouttelettes quand on est cinq, ou plus, autour de la table.

Et se parler sans porter de masque, à proximité, augmente le risque d'infection en raison des gouttelettes et des micro-gouttelettes projetées. Les personnes sont également invitées à faire attention à l'intérieur des voitures ou des bus, lorsqu'elles se déplacent.

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123. Pourquoi l'Australie ne subit-elle pas de double épidémie cet hiver ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Pourquoi l'Australie ne subit-elle pas, cet hiver, une double épidémie : celle de la grippe et celle du nouveau coronavirus ? "

L'hiver, dans l'hémisphère sud, dure de juin à août. Fin mai, le gouvernement australien a obtenu 18 millions de doses d'un vaccin antigrippal, soit cinq millions de plus que l'an dernier. Les responsables ont appelé la population à se faire vacciner pour éviter que les services de santé ne soient submergés par cette double épidémie.

La Nouvelle-Galles du Sud, où se trouve Sydney, la plus grande ville, s'est retrouvée en état d'alerte maximum, vis-à-vis de la grippe, dans les maisons de retraite. De fait, le personnel et les visiteurs, comme les membres de la famille, ont dû se faire vacciner.

Grâce à ces efforts, le pays n'a signalé aucun décès dû à la grippe entre le mois de mai et le 20 septembre. Le nombre de personnes infectées pendant cette période était seulement de 7,3 % par rapport au chiffre de l'année dernière. On dénombre 36 décès à cause de la grippe entre le début de l'année et le 20 septembre. Cela représente 5,1 % du chiffre par rapport à la même période l'année dernière.

Le médecin Jeremy McAnulty, de New South Wales Health, a déclaré que le taux de vaccination contre la grippe était très élevé cet hiver, en raison de l'inquiétude liée à la double épidémie. Il pense que cela a joué un rôle important.

Il a indiqué que les mesures de prévention des infections au coronavirus, telles que la distanciation sociale, les restrictions sur les grands événements et une plus grande sensibilisation au lavage et à la désinfection des mains, étaient extrêmement efficaces pour freiner la propagation de la grippe.

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122. Les mesures contre une éventuelle épidémie simultanée de Covid-19 et de grippe

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Comment les institutions médicales japonaises vont-elles faire face à une éventuelle épidémie simultanée de coronavirus et de grippe ?"

Le Covid-19 et la grippe saisonnière ont des symptômes communs, comme la fièvre et la toux. Il est donc à craindre que certaines cliniques aient des difficultés à répondre à la demande en cas de double épidémie. Pour aider les cliniques à se préparer à une éventuelle flambée simultanée, l'Association japonaise des maladies infectieuses a élaboré des lignes directrices à propos du diagnostic de ces maladies.

Elles expliquent que dans les régions, où il y a une épidémie de coronavirus, les patients devraient, en principe, être testés à la fois pour le virus de la grippe et celui du coronavirus, afin de ne pas négliger ce dernier.

Ces lignes directrices proposent des conseils fondés sur une échelle à quatre niveaux afin d'évaluer la situation infectieuse dans la région. Elles précisent qu'au niveau un, quand aucun cas de coronavirus n'est signalé dans la préfecture, le dépistage du virus est fondamentalement inutile, sauf pour les personnes qui se sont rendues dans des zones infectées au cours des deux dernières semaines.

Elles indiquent qu'au niveau quatre, lorsqu'un cas d'infection au coronavirus intraçable est signalé dans la zone au cours des deux dernières semaines, les tests pour le coronavirus sont conseillés pour tous les patients ayant de la fièvre.

En ce qui concerne les enfants, les lignes directrices recommandent fortement leur vaccination contre la grippe, cet hiver, car ils sont enclins à l'attraper et à la propager. Elles indiquent également qu'il est important que les enfants soient testés à la fois pour la grippe et pour le coronavirus, en même temps. Mais elles précisent que, lorsqu'un test pour le coronavirus ne peut pas être effectué immédiatement, les patients peuvent d'abord être testés et traités pour la grippe, puis être testés pour le coronavirus environ deux jours plus tard, si leur état ne s'améliore pas.

L'association explique qu'elle souhaite que les médecins au Japon utilisent ces lignes directrices pour la prochaine saison d'hiver. Elle indique que les lignes directrices seront mises à jour une fois de nouvelles informations obtenues.

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121. Quelles différences entre les vaccins antigrippaux et les vaccins contre le coronavirus ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Quelles sont les différences entre les vaccins développés par Pfizer et d'autres institutions et les vaccins contre la grippe ?"

Il est reconnu qu'il est difficile de développer des vaccins contre les virus qui causent une infection au niveau du système respiratoire. Les vaccins antigrippaux seraient, en effet, les seuls vaccins de ce type à avoir été mis en service. Des sources, comme le ministère de la Santé, affirment que les vaccins contre la grippe ne peuvent pas nous protéger de l'infection elle-même. Mais on s'attend à ce qu'ils réduisent le risque de développer des symptômes, dans une certaine mesure. Et si des symptômes apparaissent, les vaccins sont censés être capables d'empêcher leur aggravation.

Des études au Japon montreraient que, chez les personnes âgées de 65 ans ou plus, les vaccins contre la grippe sont efficaces pour prévenir les symptômes, dans 34 à 55 % des cas, et empêcher le décès de la personne infectée dans 82 % des cas. De plus, certaines études montreraient également que, chez les enfants de moins de 6 ans, les vaccins empêchent le développement des symptômes dans environ 60 % des cas.

D'un autre côté, dans la plupart des cas, le développement de vaccins contre le coronavirus utilise une technologie complètement différente de celle utilisée dans les vaccins conventionnels contre la grippe. Nous ne savons pas encore quel taux d'efficacité proposeront ces nouveaux vaccins.

Les vaccins contre la grippe sont fabriqués à partir de virus existants. Ils sont cultivés, puis affaiblis à l'aide de produits chimiques afin de ne pas provoquer d'infection. Le vaccin développé par Pfizer utilise un gène appelé ARNm, qui contient des informations sur le nouveau coronavirus. Une fois à l'intérieur du corps, cela fonctionne comme un plan directeur pour la production d'une partie du virus, ce qui relance le système immunitaire.

Nakayama Tetsuo, professeur à l'Université de Kitasato, est spécialiste en développement de vaccins. Il explique que, dans le cas du vaccin Pfizer, l'ARNm a été encapsulé dans des particules lipidiques. Il précise que cela pourrait stimuler la production d'anticorps.

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120. Quels sont les risques encourus par les femmes enceintes en cas d'infection ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "Quels sont les risques encourus par les femmes enceintes en cas d'infection ?"

Une étude, menée jusqu'à la fin du mois de juin, par l'Association japonaise des obstétriciens et gynécologues, association composée de médecins de ce domaine médical, a montré que le pourcentage de femmes infectées par le coronavirus, qui tombaient gravement malades, augmentait pour les patientes en fin de grossesse. Les médecins expliquent que, si les risques de détérioration de l'état de santé n'augmentent pas de façon spectaculaire pour les femmes enceintes infectées, celles qui se trouvent au dernier stade de leur grossesse doivent rester prudentes.

L'association a examiné 58 femmes qui ont développé des symptômes, comme de la fièvre. Les scanners ont montré que certaines d'entre elles avaient développé une pneumonie. Les médecins ont constaté que sur les 39 femmes enceintes depuis moins de 29 semaines, 4 souffraient d'une pneumonie, soit 10 % du total.

Mais parmi les 19 femmes enceintes de 29 semaines ou plus, 10 étaient atteintes de pneumonie, soit 53 % du total.

De plus, 3 des femmes, à moins de 29 semaines de grossesse, ont reçu une oxygénothérapie, soit 8 % du total. Mais parmi les femmes se trouvant au dernier stade de leur grossesse, 7 d'entre elles ont reçu ce même traitement, soit 37 % du total. Les données montrent que l'état de santé des femmes, au dernier stade de leur grossesse, a tendance à se détériorer.

De nombreuses femmes enceintes infectées par le virus se sont rétablies sans présenter de symptômes persistants. L'association affirme qu'une touriste étrangère est décédée après avoir présenté des symptômes, peu après son arrivée au Japon.

L'association précise qu'aucun nouveau-né n'a été infecté.

Le professeur de l'Université Showa, Sekizawa Akihiko, qui était en charge de l'enquête, a déclaré que peu de femmes enceintes avaient contracté le virus, ce qui montre que beaucoup ont réussi à suivre les mesures préventives. Il explique que les résultats montrent que les femmes enceintes ne courent pas un risque exceptionnellement élevé de tomber gravement malades. Mais il ajoute aussi qu'elles doivent faire très attention, car les femmes prêtes à accoucher ont tendance à développer des symptômes plus graves.

La Société japonaise pour les maladies infectieuses en obstétrique et gynécologie a publié sur son site internet, dédié aux femmes enceintes et à celles qui souhaitent avoir un bébé, un article sur la prévention de l'infection par le coronavirus.

Selon le site internet, au Japon, l'évolution de la maladie, après infection, est identique chez les femmes enceintes et celles qui le ne sont pas. Cependant, il est noté qu'il y avait eu des cas de femmes enceintes présentant des symptômes graves et développant une pneumonie.

Satoshi Hayakawa, professeur au département de médecine de l'Université Nihon, qui a rassemblé les points clés de l'enquête, affirme que les poumons des femmes, au dernier stade de leur grossesse, ont tendance à subir une pression à mesure que le fœtus grandit et que, si elles développent une pneumonie, les symptômes pourraient être graves. M. Hayakawa explique que les résultats de l'enquête confirment ce qu'ils avaient prévu. Il a ajouté qu'il y avait eu peu de cas, au niveau national, de femmes enceintes tombant gravement malades et qu'il n'y avait pas lieu d'avoir peur. M. Hayakawa a affirmé, cependant, que des précautions devaient être prises pour éviter une infection virale.

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119. À quelle fréquence les effets secondaires se produisent-ils ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Notre question aujourd'hui est la suivante : "À quelle fréquence les effets secondaires se produisent-ils ?"

Des cas d'effets secondaires sur le long terme, qui persistent pendant des mois, ont été signalés au Japon et dans le monde après que des patients sont sortis négatifs de l'hôpital. De nombreuses personnes développeraient de la fièvre, ressentiraient de la fatigue ou présenteraient des fonctions respiratoires ou une mobilité diminuées, à un tel point que leur vie quotidienne en est affectée.

La NHK a interrogé des institutions médicales, spécialisées dans le traitement des maladies infectieuses, et les hôpitaux universitaires de Tokyo, sur l'état des patients atteints de coronavirus après la fin de leur traitement. 18 des 46 établissements, en dehors des hôpitaux n'ayant jamais reçu de patients infectés par le Covid-19, ont répondu.

Ils ont déclaré qu'à la fin du mois de mai, 1 370 personnes avaient été testées négatives et avaient été renvoyées à leur domicile ou transférées dans d'autres hôpitaux, après une amélioration de leurs symptômes. Au moins 98 personnes ont eu des problèmes de santé rendant difficile leur vie quotidienne. Ils représentaient environ 7% des personnes ayant quitté les hôpitaux.

Quarante-sept personnes ont eu leurs fonctions respiratoires réduites en raison des effets persistants de la pneumonie notamment. Six cas ont eu recours à des appareils nécessaires à l'inhalation d'oxygène à domicile.

Quarante-six personnes ont perdu de la force musculaire ou ont ressenti un affaiblissement de leur mobilité en raison de leurs longs séjours à l'hôpital. Vingt-sept personnes ont eu des capacités cognitives diminuées, en raison de la vieillesse et d'autres facteurs.

Les sondés ont rapporté que certaines personnes développaient une anormalité au niveau de l'odorat et un dysfonctionnement cérébral plus élevé.

De nombreuses personnes, souffrant de ces effets secondaires, avaient été traitées avec des respirateurs artificiels ou des appareils ECMO pour maintenir leurs fonctions respiratoires et cardio.

Un sondé a noté que, dans certains cas, même après que les patients ont été testés négatifs, ils avaient besoin d'un niveau plus élevé de soins infirmiers et que de telles hospitalisations pouvaient malheureusement submerger les établissements de santé. D'après ce sondé, une stratégie de sortie, prenant en compte les problèmes des personnes âgées, était nécessaire.

Un autre a déclaré qu'il fallait sensibiliser le public aux divers problèmes qui persistent après une guérison.

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118. Les symptômes persistants du Covid-19

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui concerne les types de recherches en cours au Japon au sujet des symptômes persistants à la suite d'une première guérison du Covid-19.

Il y a eu un certain nombre d'exemples, au Japon et à l'étranger, de cas de patients, infectés par le coronavirus, qui, après avoir guéri, souffrent de fièvre et de fatigue pendant encore plusieurs mois, ainsi que de difficultés respiratoires et d'une diminution de leur condition physique dans la vie de tous les jours.

Depuis septembre, la Japanese Respiratory Society a commencé à examiner et à mener des recherches, principalement sur la détérioration des fonctions pulmonaires des patients infectés par le coronavirus. Elle demande à ses médecins membres, qui travaillent dans des établissements médicaux à travers le Japon, de signaler les cas.

Yokoyama Akihito, président de la société, a déclaré qu'il y avait eu de nombreux exemples, à l'étranger, de patients dont les fonctions pulmonaires ne se sont pas complètement rétablies, même après avoir été testés négatifs à la suite d'une infection. Selon lui, il y a eu également plusieurs rapports similaires au Japon. Il est encore difficile d'y voir clair, comme, par exemple, pour ce qui est du pourcentage de personnes infectées par le virus qui souffrent de séquelles. Mais M. Yokoyama rassemble des données pour les étudier et ainsi les appliquer pour de futurs cas.

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117. Est-il vrai que certaines personnes souffrent de symptômes persistants ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui est la suivante : "Est-il vrai que certaines personnes souffrent de symptômes persistants, même après avoir guéri du Covid-19 ?"

Une équipe de chercheurs du Centre national pour la santé mondiale et la médecine a mené une enquête de suivi auprès de patients atteints du coronavirus, qui se sont rétablis et qui ont quitté l'hôpital. Ils ont constaté que certaines personnes avaient perdu leurs cheveux. Certains se sont plaints d'essoufflement et de perte de goût ou d'odorat, même après quatre mois. L'équipe affirme qu'elle va continuer ses recherches afin de clarifier les facteurs de risque de symptômes persistants.

La perte de cheveux est également signalée chez les survivants du virus Ebola et de la dengue. Le médecin Morioka Shinichiro, membre de l'équipe, explique qu'il est également possible que la perte de cheveux ait été déclenchée par un stress psychologique causé par un traitement prolongé.

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116. Réinfection et vaccin, quelles mesures prendre ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Des cas de réinfection - soit des personnes contractant le nouveau coronavirus pour la deuxième fois - sont signalés dans le monde entier. Depuis la semaine dernière, nous vous proposons une série sur ce phénomène. Selon des experts, il est difficile d'empêcher complètement la réinfection, car, même en cas de vaccin, il est possible de contracter le virus. Dans le dernier volet de la série, nous évoquons les mesures vis-à-vis de la réinfection.

De grands moyens sont mis en œuvre pour rendre les vaccins disponibles prochainement, mais les experts préviennent qu'il ne faut pas baisser la garde pour autant. Ils nous demandent de continuer de suivre les mesures de base, comme le lavage minutieux des mains, ou encore d'éviter les endroits bondés, les lieux de contact étroit et les espaces confinés et fermés, et de maintenir la distance sociale.

Les journalistes de la NHK, qui couvrent la pandémie, précisent qu'il y a encore beaucoup de choses inconnues au sujet du virus. Ils expliquent que nous devrions suivre de près les développements dans tous les domaines. Mais ils soulignent que, tout de même, il est très important pour nous de toujours respecter les gestes barrières.

115. Réinfection et vaccin, que faire à ce sujet ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.
Des cas de réinfection - soit des personnes contractant le nouveau coronavirus pour la deuxième fois - sont signalés dans le monde entier. Aujourd'hui, nous continuons notre série sur la réinfection et les vaccins en évoquant la façon de gérer ce virus qui ne montre aucun signe de disparition.

Selon Matsuura Yoshiharu, professeur à l'Université d'Osaka et président de la Société japonaise de virologie, il faut s'imaginer que la réinfection est possible, en se basant sur le coronavirus à l'origine du rhume, qui cause des infections répétées. Le professeur Matsuura souligne qu'un virus, qui ne provoque pas de réinfection, est assez rare. Il a également noté que les virus ne peuvent pas survivre s'ils causent la mort de leur hôte. L'histoire, entre les hommes et les virus, montre que, plus les infections se répètent, plus les symptômes deviennent légers. Selon le professeur, il ne faut pas avoir peur du virus à l'excès.

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114. Réinfection et vaccins

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.
Des cas de réinfection - soit des personnes contractant le nouveau coronavirus pour la deuxième fois - sont signalés dans le monde entier. Après avoir fait état d'un vaccin par pulvérisation nasale, en cours de développement, nous allons aujourd'hui vous parler d'un autre type de vaccin prometteur.

Nous avons consulté le professeur Sasaki Hitoshi, de l'Université de Nagasaki, qui travaille sur le développement d'un vaccin qui induit la production d'anticorps au niveau de la membrane muqueuse des poumons. Lorsque les virus s'accrochent à la muqueuse pulmonaire, ils peuvent provoquer une pneumonie. Le vaccin vise à éviter l'infection virale au point d'entrée.

Le vaccin se compose de minuscules particules d'un ARN du nouveau coronavirus, synthétisé artificiellement. Il est inhalé par la bouche pour atteindre directement la membrane muqueuse des poumons. Les chercheurs pensent que le vaccin pourrait être plus efficace, car il induit la production d'anticorps dans la zone où les virus agissent.

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113. Réinfection et vaccins, existe-t-il d'autres types de vaccins efficaces ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.
Des cas de réinfection - soit des personnes contractant le nouveau coronavirus pour la deuxième fois - sont signalés dans le monde entier. Après avoir fait état de cas de réinfection, même dans le cadre du développement et de l'utilisation d'un vaccin, nous allons répondre aujourd'hui à la question suivante : "Existe-t-il d'autres types de vaccins efficaces ?"

De nombreux vaccins sont conçus pour créer des anticorps dans le sang. Mais des recherches et des développements sont également en cours sur des vaccins aidant le corps à empêcher les infections.

Le professeur Katayama Kazuhiko, de l'Université de Kitasato, travaille sur un nouveau type de vaccin à pulvérisation nasale. Si l’on applique cette inoculation au niveau du nez, M. Katayama pense que des anticorps peuvent être créés au sein des voies respiratoires supérieures afin de bloquer le virus à l'entrée du corps. Il précise qu'il a l'intention de poursuivre ses recherches au cours des prochaines années.

Le professeur Katayama explique que, si des anticorps d'immunoglobine A peuvent être fabriqués dans les muqueuses du nez, une infection pourrait être stoppée avant que le virus ne se multiplie en grand nombre et ne puisse atteindre les poumons.

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112. Réinfection et vaccins, quelle efficacité pour les vaccins ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.
Des cas de réinfection - soit des personnes contractant le nouveau coronavirus pour la deuxième fois - sont signalés dans le monde entier. Aujourd'hui, nous allons évoquer la relation entre les incidences des réinfections et l'efficacité des vaccins en cours de développement.

Il est important d'examiner les réinfections, car elles peuvent influencer le développement de vaccins. Ces derniers ont pour objectif de fournir une immunité contre les maladies infectieuses en administrant un état affaibli du virus et en stimulant le corps pour l'aider à créer des anticorps. Cependant, on peut se poser des questions quant à l'efficacité des vaccins si des individus infectés, qui ont déjà produit des anticorps, sont à nouveau infectés.

Le professeur Nakayama Tetsuo, virologue à l'Université de Kitasato, met en garde la population contre le fait de penser que les vaccins ne fonctionnent pas, simplement parce que des personnes ont été réinfectées. M. Nakayama explique que, si les réinfections sont possibles, même après le développement et l'administration des vaccins, il y a des avantages à se faire vacciner.

M. Nakayama précise que les vaccinations ne visent pas seulement à prévenir de façon infaillible les infections, mais qu'elles ont aussi d'autres effets, notamment celui d'empêcher les patients de développer des symptômes graves.

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111. Peut-on empêcher les réinfections ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.
Des cas de réinfection - soit des personnes contractant le nouveau coronavirus pour la deuxième fois - sont signalés dans le monde entier. Dans ce nouveau volet, nous allons voir s'il est possible d'empêcher les réinfections.

Nous avons posé la question au professeur Katayama Kazuhiko de l'Université de Kitasato, qui nous a expliqué qu'il était difficile d'éviter les réinfections.

Le coronavirus pénètre dans un corps, via les muqueuses des voies respiratoires supérieures, c'est-à-dire le nez et la gorge. Ensuite, un anticorps appelé immunoglobuline A, ou IgA, se forme sur la muqueuse afin de combattre le virus.

M. Katayama a précisé, cependant, que le niveau d'IgA a tendance à baisser pendant une période relativement courte après que la personne a été infectée et a produit l'anticorps. C'est pourquoi il a affirmé que nous avions peu de chance d'arrêter le coronavirus entre la première et la deuxième infection.

M. Katayama prévoit de lancer un projet de recherches pour déterminer la quantité d'IgA produite dans les voies respiratoires supérieures d'un patient infecté, ainsi que leur durée. Le projet pourrait aider à répondre à la question concernant la fréquence de la réinfection.

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110. Les symptômes des cas de réinfection sont-ils légers ou non ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.
Des cas de réinfection - soit des personnes contractant le nouveau coronavirus pour la deuxième fois - sont signalés dans le monde entier. Peut-être beaucoup de gens se demandent-ils si cela arrive vraiment et si les vaccins sont efficaces. Dans notre deuxième épisode aujourd'hui, nous allons vérifier si "les symptômes des cas de réinfection sont légers ou non".

Dans le cas de nombreux virus, autres que le coronavirus, les symptômes sont légers, voire inexistants, lors d'une réinfection.

Prenons le cas du virus respiratoire syncytial (VRS) qui provoque des symptômes de type rhume, mais qui peut être plus dangereux lorsqu'il infecte de jeunes enfants, entraînant dans certains cas une pneumonie, par exemple.

Le professeur Nakayama Tetsuo, virologue à l'Université de Kitasato, a étudié les anticorps de 91 enfants infectés par le VRS. Le corps crée des anticorps, lorsqu'une infection virale se produit, afin de tenter d'expulser le virus. Lorsqu'une quantité suffisante d'anticorps est produite, l'infection peut donc normalement être évitée.

Une étude a révélé que, lorsqu'un enfant d'un an est infecté, seule une petite quantité d'anticorps est produite. La quantité d'anticorps augmenterait après un nombre répété d'infections.

Selon l'étude, à mesure que la quantité d'anticorps dans le corps augmentait, les symptômes devenaient plus légers. Dans de nombreux cas, la personne infectée n'avait que le nez qui coulait.

Cependant, dans le cas de la dengue, une deuxième infection pourrait provoquer un symptôme plus grave. La dengue est une maladie transmise par les moustiques, qui peut provoquer de fortes fièvres et de graves maux de tête.

Alors, quid du nouveau coronavirus ? Selon M. Nakayama, il est possible que certaines personnes ne présentent aucun symptôme et ne sachent même pas qu'elles ont de nouveau été infectées par le coronavirus. Il a précisé que la situation devait être surveillée attentivement, car les symptômes d'une réinfection ne sont pas encore tout à fait connus.

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109. Des cas de réinfection possibles ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.
Des cas de réinfection - soit des personnes contractant le nouveau coronavirus pour la deuxième fois - sont signalés dans le monde entier. Peut-être beaucoup de gens se demandent-ils si cela arrive vraiment et si les vaccins sont efficaces. Dans notre premier épisode aujourd'hui, nous allons examiner ces cas.

Des chercheurs de l'Université de Hong Kong ont été les premiers à signaler un cas de réinfection en août dernier. Ils ont confirmé qu'un homme de 33 ans avait été infecté, pour la première fois, à la fin du mois de mars, puis s'était rétabli. Mais cette personne a contracté le virus une deuxième fois, plus de quatre mois plus tard.

Les chercheurs ont expliqué que la séquence génétique des virus, détectés dans les deux infections, différait partiellement. Il s'agissait donc de la première réinfection scientifiquement prouvée au monde.

Après le rapport des chercheurs de l'Université de Hong Kong, d'autres équipes, notamment aux États-Unis et en Inde, ont fait des annonces similaires.

La revue scientifique "Nature" a publié un article sur les réinfections.

Nous avons demandé au virologue Nakayama Tetsuo, professeur à l'Université de Kitasato, si des personnes pouvaient vraiment être réinfectées par le nouveau coronavirus.

Il a expliqué que les réinfections se produisent avec d'autres virus, les personnes peuvent donc également être réinfectées par le nouveau coronavirus.

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108. Go To Eat, doit-on se préoccuper des infections ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le nouveau volet de notre série au sujet du Go To Eat, la campagne du gouvernement conçue pour encourager les personnes à prendre des repas au restaurant et ainsi soutenir le secteur de la restauration. Depuis le 1er octobre, les clients peuvent gagner des points lorsqu'ils effectuent des réservations via les sites internet dédiés. La question d'aujourd'hui est la suivante : "Bien qu'il soit intéressant de se rendre au restaurant pour profiter de réductions, doit-on se préoccuper des infections?"

Les établissements, qui participent à la campagne, sont tenus de prendre des mesures de prévention, comme, par exemple, la mise en place de désinfectants pour les mains aux entrées et dans les toilettes.

Et les espaces intérieurs doivent être bien ventilés grâce à des équipements appropriés, l’ouverture régulière des portes et des fenêtres et le fonctionnement continu de la ventilation.

Les tables et les sièges doivent être placés de manière à ce que chaque groupe soit espacé d'au moins un mètre, voire deux mètres si possible. Sinon, des panneaux en plastique ou des cloisons similaires doivent être placés entre les tables. Les sièges au comptoir doivent être espacés afin de maintenir une distance appropriée entre chaque client ou groupe.

Si différents groupes partagent une même table, ils ne doivent pas être positionnés face à face.

Des officiels du ministère japonais de l'Agriculture mènent des inspections ponctuelles pour vérifier si ces mesures sont correctement mises en place. Ils expliquent que les contrevenants peuvent être exclus de la campagne. Si une infection se propage, le programme peut être annulé par la préfecture.

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107. Go To Eat, comment fonctionne le système de bons repas ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le nouveau volet de notre série au sujet du Go To Eat, la campagne du gouvernement conçue pour encourager les personnes à prendre des repas au restaurant et ainsi soutenir le secteur de la restauration. Depuis le 1er octobre, les clients peuvent gagner des points lorsqu'ils effectuent des réservations via les sites internet dédiés. La question d'aujourd'hui est la suivante : "Comment fonctionne le système de bons pour les repas?"

Dans le cadre de cette campagne, 33 des 47 préfectures japonaises avaient initialement décidé de distribuer des bons pour les repas. Le 1er octobre, les 14 préfectures restantes ont également décidé de le faire.

La préfecture de Niigata a commencé la campagne de bons pour les repas, le 5 octobre, suivie de la préfecture de Yamanashi, le 12 octobre et de la préfecture d'Osaka, le 14 octobre. La plupart des autres préfectures vont débuter la campagne au cours du mois de novembre.

Les coupons repas émis par les préfectures respectives peuvent être utilisés dans les restaurants enregistrés. Ils peuvent être achetés dans les supérettes et autres établissements, selon la région, ainsi qu'en ligne. Les coupons valent 25 % de plus que leur prix de vente. Par exemple, un coupon d'une valeur de 12 500 yens peut être acheté en échange de 10 000 yens.

La prudence est de mise, car certaines préfectures ne proposent ces bons qu'aux résidents.

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106. Go To Eat, comment gagner des points ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le nouveau volet de notre série au sujet du Go To Eat, la campagne du gouvernement conçue pour encourager les personnes à prendre des repas au restaurant et ainsi soutenir le secteur de la restauration. Les questions d'aujourd'hui sont les suivantes : "Comment peut-on réserver en ligne ?" et "Quand et comment gagner des points ?"

Les clients peuvent gagner des points, depuis le 1er octobre, lorsqu'ils effectuent des réservations via les sites dédiés. Pour gagner des points, les réservations doivent être effectuées dans les restaurants qui font partie du programme. Les points sont attribués environ une semaine après la visite au restaurant. Les points valent 500 yens (environ 4,7 dollars) par personne pour le déjeuner et 1000 yens (environ 9,4 dollars) pour le dîner. Ils peuvent être échangés lorsqu'une nouvelle réservation est effectuée sur le même site dédié.

Le nombre maximum de réservations pouvant être effectuées en une seule fois est de 10 personnes. Les points gagnés sont identiques au nombre de réservations effectuées et seront fournis à la personne qui effectue la réservation. Les points peuvent être collectés un nombre illimité de fois jusqu'à la fin du mois de janvier 2021. Il est à noter que la date limite d'utilisation de ces points a été fixée à la fin du mois de mars.

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105. Qu'est-ce que la campagne Go To Eat ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, nous vous présentons le nouveau volet de notre série au sujet du Go To Eat, la campagne du gouvernement conçue pour encourager les personnes à prendre des repas  au restaurant et ainsi soutenir le secteur de la restauration. À partir du 1er octobre, les clients peuvent gagner des points lorsqu'ils effectuent des réservations sur des sites internet dédiés. Dans cet épisode, nous allons évoquer les grandes lignes du programme.

La campagne Go To Eat comprend deux parties. La première partie consiste à gagner des points en réservant en ligne. Lorsque les réservations sont effectuées via des sites internet dédiés, les clients gagnent des points qu'ils peuvent utiliser pour d'autres repas, plus tard.

La deuxième partie consiste à acheter à l'avance des bons émis par les préfectures. Certaines préfectures limitent la vente de ces bons à leurs résidents.

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104. Quels sont les frais d'annulation de la campagne Go To Travel ?

Initiative gouvernementale dont l’objectif est d’encourager le tourisme, Go To Travel fait partie des mesures visant à stimuler la consommation et l'économie japonaise durement touchée par la pandémie de coronavirus. La question du jour est la suivante : "Quels sont les frais d'annulation de cette campagne?"

Si une augmentation des infections touche une région en particulier, le gouvernement pourrait envisager de consulter des experts et d'exclure ainsi cette zone de la campagne.

Les responsables expliquent que dans de tels cas, des mesures seront prises pour que les frais d'annulation ne soient pas facturés. Les entreprises seront invitées à ne pas demander de frais et le gouvernement les indemnisera alors pour toute perte, grâce à des fonds prévus à cet effet.

Par exemple, si des hôtels ou autres établissements d'hébergement ont engagé des frais pour s'approvisionner en nourriture, ou si les agences de voyages ont payé des frais de gestion pour réserver des billets d'avion, ils seront remboursés du montant réel.

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103. Les effets de l'intégration de Tokyo dans la campagne Go To Travel

Initiative gouvernementale dont l’objectif est d’encourager le tourisme, Go To Travel fait partie des mesures visant à stimuler la consommation et l'économie japonaise durement touchée par la pandémie de coronavirus. Tokyo a été intégrée à la campagne le 1er octobre. Nous vous proposons aujourd'hui d'y regarder de plus près.

Selon un calcul, l'ajout de Tokyo va augmenter les dépenses personnelles d'environ 7,3 milliards de dollars. Les quelque 14 millions d'habitants de la capitale, qui représentent plus de 10 % de la population totale du Japon, peuvent à présent visiter les sites touristiques du pays.

L'année dernière, 49,63 millions de personnes au total, en excluant les voyageurs étrangers, ont séjourné dans des hôtels et autres hébergements à Tokyo. Ce chiffre représentait 10 % de tous les clients à travers le pays. Le nombre de visiteurs dans la capitale devrait donc augmenter.

Si le nombre de touristes augmente, on peut s'attendre à retrouver plus de monde dans les hôtels, les infrastructures touristiques et également dans les restaurants. Les touristes devraient aussi utiliser les transports.

L'Institut de recherches Nomura estime que l'ajout de Tokyo à la campagne Go To Travel augmentera les dépenses personnelles d'environ 7,3 milliards de dollars, soit 17,8 % des quelque 40 milliards de dollars, que toute la campagne devrait générer.

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102. Comment obtenir les coupons de la campagne Go To Travel ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.

Initiative gouvernementale visant à encourager le tourisme, Go To Travel fait partie des mesures visant à stimuler la consommation et l'économie japonaise, durement touchées par la pandémie de coronavirus. Nous vous proposons aujourd'hui d'aborder la question de son utilisation.
Dans notre troisième volet, nous allons expliquer comment obtenir ces coupons à utiliser dans les magasins et autres infrastructures.

Les voyageurs, qui achètent des séjours organisés via une agence de voyage, peuvent recevoir leurs coupons sur place.

Les personnes qui ont réservé un hébergement ou un séjour en ligne peuvent, soit recevoir des coupons papier à l'hôtel directement, soit obtenir des coupons au format électronique via un URL qui accompagne la confirmation de réservation, puis en remplissant un formulaire sur le site internet.

Si vous avez effectué une réservation dans une auberge ou un hôtel, vous pouvez recevoir des coupons papier lors de l'enregistrement dans l'établissement.

Les types de coupons et la façon dont ils sont émis peuvent varier selon les agences de voyages. Veuillez vérifier lors de votre réservation.

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101. Utilisation des coupons dans le cadre de la campagne Go To Travel

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.

Initiative gouvernementale visant à encourager le tourisme, Go To Travel fait partie des mesures visant à stimuler la consommation et l'économie japonaise, durement touchées par la pandémie de coronavirus. Nous vous proposons aujourd'hui d'aborder la question de son utilisation.
Nous expliquerons les caractéristiques des coupons que les participants obtiennent et qui peuvent être utilisés dans les magasins et autres infrastructures.

Depuis le 1er octobre, les voyageurs peuvent utiliser ces coupons dans les infrastructures touristiques, les magasins, les restaurants et les transports. Les coupons sont valables pour une utilisation en cours de voyage. Par exemple, dans le cas d'une seule nuit, le voyageur peut utiliser ses coupons le jour de son arrivée à l'hôtel ainsi que le jour suivant.

Les voyageurs ne peuvent utiliser ces coupons que dans la préfecture où ils séjournent ainsi que dans l'une des préfectures voisines. Lorsque vous voyagez à Hokkaido, par exemple, vous pouvez également utiliser vos coupons à Aomori et si vous allez à Okinawa, vous pouvez également les utiliser à Kagoshima.

Les magasins et les différentes infrastructures, qui acceptent les paiements dans le cadre de cette campagne, le feront savoir aux clients en apposant des autocollants ou des affiches.

Les coupons existent sous la forme de billets papier ou électroniques, via votre smartphone. Chaque billet vaut 1000 yens, soit environ 9,4 dollars. La monnaie n'est, par contre, pas rendue aux clients.

Nous vous expliquerons dans le Coronavirus Q&A suivant  comment les obtenir.

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100. Aperçu général de la campagne Go To Travel

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.

Initiative gouvernementale visant à encourager le tourisme, Go To Travel fait partie des mesures visant à stimuler la consommation et l'économie japonaise, durement touchées par la pandémie de coronavirus. Nous vous proposons aujourd'hui d'aborder la question de son utilisation.
Tokyo a été initialement exclue de cette initiative en raison du niveau d'infection comparativement élevé par rapport aux autres préfectures du pays. Mais les voyages au départ et à destination de Tokyo ont été ajoutés à la campagne le 1er octobre. Les voyageurs internationaux ne peuvent pas en profiter, mais les étrangers habitant au Japon, oui.
Aujourd'hui, dans notre premier volet, nous vous proposons un aperçu général.

Dans le cadre du programme Go To Travel, le gouvernement donne jusqu'à 20 000 yens, soit environ 190 dollars, par nuit passée dans un hôtel, et jusqu'à 10 000 yens, soit environ 94 dollars, pour une excursion d'une journée.

Les utilisateurs peuvent bénéficier d'une réduction de 35% sur le prix payé dans les auberges, les hôtels ou aux agents de voyages, acceptant la campagne, et ainsi obtenir des coupons, d'une valeur de 15% du prix payé, à utiliser dans les magasins et les installations touristiques de la région. Par exemple, si un voyageur séjourne dans une auberge pour une facture de 40 000 yens, la personne n'aura qu'à payer 26 000 yens, grâce à la réduction de 35%. Le client peut également obtenir des coupons d'une valeur de 15% du prix, soit 6000 yens.

Les agences de voyages ont commencé à vendre des séjours organisés à destination et au départ de Tokyo, avec la réduction, depuis le 18 septembre. Les personnes qui ont réservé leur voyage avant cette date devront demander à leur agent de voyages, ou à leur hôtel, d'être inclus dans la campagne.

Demain, nous vous expliquerons le fonctionnement des coupons fournis dans le cadre de cette initiative.

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99. Comment désinfecter son smartphone ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, dans notre série sur la sécurité dans notre vie quotidienne, nous allons aborder la question de la désinfection de nos smartphones.

Nous avons interrogé Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon. Elle explique qu'il est possible de les nettoyer avec un désinfectant à base d'alcool.

En l'absence de désinfectant à base d'alcool, Mme Sakamoto précise qu'il est possible d'utiliser un détergent à usage domestique. Il suffit de diluer cinq à dix millilitres de détergent dans un litre d'eau. Trempez alors un torchon dans la solution, essorez-le bien et essuyez ensuite votre smartphone à l’aide de celu-ci.

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98. Peut-on être infecté chez le dentiste ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, dans notre série sur la sécurité dans notre vie quotidienne, nous allons aborder la question des infections chez le dentiste.

La Japan Dental Association affirme que les cliniques dentaires ont mis en place diverses mesures préventives, afin que les personnes qui n'ont ni fièvre, ni toux ni autres symptômes, puissent être examinées normalement.

Les personnes qui présentent des symptômes peuvent être invitées à s'abstenir de se faire examiner.

Mais l'association explique que certains cas peuvent être urgents, ou même dangereux pour la santé s'ils ne sont pas traités, et confirme que les personnes doivent alors consulter leur dentiste.

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97. Les voyages en avion et en train sont-il sûrs ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, dans notre série sur la sécurité dans notre vie quotidienne, nous allons aborder la question de la sécurité lors des voyages en avion ou en train à grande vitesse.

Il est vrai que l'intérieur des rames et des cabines d'avion n'est pas aussi bien ventilé que l'espace extérieur. Mais la plupart des passagers à bord ne crient pas et ne se disputent pas.

Nous avons interrogé Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon. Selon elle, il ne faut pas trop s'inquiéter d'être infecté à bord tant que les passagers restent calmes et respectent la distanciation sociale.

Mais Mme Sakamoto ajoute que, même si les voyages sont plutôt sûrs, on peut être confronté à un risque élevé d'infection en cas de fête dans l'espace confiné d'une auberge ou d'un hôtel lors d'un séjour. Un tel comportement peut mener à une infection de masse. Il faut donc faire très attention pour les éviter.

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96. Peut-on être infecté à la piscine ou aux bains publics ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, dans notre série sur la sécurité dans notre vie quotidienne, nous allons aborder la question de la possibilité d'être infecté à la piscine ou aux bains publics.

Nous avons interrogé Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon. Selon Mme Sakamoto, il ne faut pas s'inquiéter d'être infecté par l'eau de la piscine ou du bain. Si l'eau était contaminée par le virus, ce dernier serait fortement dilué. Elle précise que nager dans une piscine ou prendre un bain présente peu de risques.

Elle ajoute, cependant, qu'il y a un risque d'infection si l'on touche des objets et des surfaces dans les vestiaires de l'établissement. Elle conseille aux personnes de ne pas se toucher le visage, la bouche, le nez et les yeux avec leurs mains avant de se les laver soigneusement.

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95. Est-il prudent de manger des légumes crus ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, dans notre série sur la sécurité dans notre vie quotidienne, nous allons nous demander s'il est bon, ou non, de manger des légumes crus vendus aux supermarchés.

Nous avons interrogé Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon. Selon elle, il y a peu de chance, pour le moment, que l'on soit infecté par les aliments que l'on mange.

D'après des chercheurs, des individus auraient été infectés par le coronavirus sur un marché en Chine à cause de la vente d'animaux vivants. Mais Mme Sakamoto précise que cela ne signifie pas qu'ils ont été infectés en mangeant de la nourriture achetée au marché.

Elle explique qu'il ne faut pas s'inquiéter tant que l'on mange des produits alimentaires vendus dans des supermarchés dans des conditions d'hygiène appropriées. Il faut simplement les laver, comme d'habitude, puis les manger.

94. Doit-on limiter l'utilisation des espaces extérieurs ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, dans notre série sur la sécurité dans notre vie quotidienne, nous nous intéressons à la restriction, ou non, de l'utilisation des espaces ouverts.

Nous avons interrogé Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon. Elle explique que le risque d'infection est relativement faible à l'extérieur, car, contrairement à un environnement intérieur fermé, il y a un flux d'air constant.

Cependant, Sakamoto Fumie ajoute que, même lorsque l'on est à l'extérieur, le risque d'infection augmente si l'on parle avec quelqu'un se tenant à proximité. Autrement, il n'y a pas vraiment besoin de s'inquiéter.

Elle conseille également à chacun de respecter la distanciation sociale lors des rencontres à l'extérieur, comme, par exemple, pour le hanami, la contemplation des cerisiers en fleurs. Elle précise qu'une personne se sentant malade doit s'abstenir d'assister à de telles fêtes, pour éviter encore plus le risque d'infection.

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93. Que faire lorsqu'un membre de sa famille est infecté ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, dans notre série sur la sécurité dans notre vie quotidienne, nous allons aborder la question suivante : "Que faire lorsqu'un membre de sa famille est infecté ?"

Un groupe d'experts en maladies infectieuses, dont le professeur de l'Université de médecine du Tohoku, Kaku Mitsuo, a publié un manuel énumérant les mesures spécifiques pour prévenir les infections.

Selon le manuel, un seul membre de la famille doit s'occuper de la personne infectée. La personne en charge devra porter des gants, un masque et se laver fréquemment les mains. Elle devra prendre sa propre température deux fois par jour et faire attention en cas de symptômes.

Pour empêcher le virus de se propager, les repas ne doivent pas être pris sur des plateaux de service et les ustensiles de cuisine ne doivent pas être partagés. Les assiettes doivent être plongées dans un désinfectant pendant au moins cinq minutes, puis lavées. Les vêtements et la literie, qui peuvent comporter des liquides organiques, doivent être trempés dans de l'eau chaude à 80 degrés Celsius pendant au moins dix minutes, avant d'être lavés.

Le manuel explique qu'il est important d'aérer les pièces en ouvrant les fenêtres, 5 à 10 minutes, toutes les deux heures au maximum.

Selon M. Kaku, de nombreuses personnes peuvent ne pas savoir quoi faire si elles ou des membres de leur famille présentent des symptômes. Il espère donc que le manuel sera utile pour réduire le risque d'infection et aider les personnes à se sentir en sécurité dans leur vie quotidienne.

92. comment se laver les mains correctement ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, dans notre série sur la sécurité dans notre vie quotidienne, nous allons aborder la question suivante : "Comment se laver les mains correctement ?"

Le coronavirus, tout comme la grippe et d'autres virus du rhume, se propage via des gouttelettes respiratoires, à cause de la toux et des éternuements. Les mesures préventives recommandées par l'Organisation mondiale de la santé contre le coronavirus comprennent le lavage des mains et le fait de se couvrir la bouche et le nez lors d'une toux ou d'un éternuement. Ce sont également des précautions générales à prendre contre les maladies infectieuses.

Lorsque vous vous nettoyez les mains, vous devez utiliser du savon et de l'eau courante, en prenant soin de le faire pendant au moins 20 secondes pour bien frotter, y compris entre les doigts et sous les ongles. Lorsqu'il n'y a ni savon ni eau courante, il est également efficace d'utiliser de l'alcool et d'autres désinfectants pour les mains. Les virus, qui infectent les mains, pénètrent dans votre corps par les yeux, la bouche et le nez. Il est impératif de ne pas se toucher le visage avant de s'être lavé soigneusement les mains.

Nous avons posé la question au professeur de l'Université Toho, Kobayashi Intetsu, spécialisé dans le contrôle des infections. Voici ce qu'il nous dit.

« D'abord, utilisez beaucoup de savon et frottez-vous soigneusement les doigts. Lavez vos mains jusqu'aux poignets. Si vous utilisez la bonne quantité de savon, vous devriez avoir encore de la mousse après avoir frotté toutes les zones de vos mains.

Vous pouvez utiliser de l'eau courante, froide ou chaude, pour vous rincer les mains. Il est préférable de se sécher les mains avec une serviette en papier et d'éteindre l'eau sans toucher directement le robinet.

Lorsque vous ne pouvez pas vous nettoyer les mains avec du savon et de l'eau, utilisez des désinfectants pour les mains à base d'alcool. La quantité de désinfectant que vous utilisez est importante. "

Selon lui, il est important que le désinfectant soit encore humide lorsque l'on se nettoie les mains. Une pression complète sur la pompe du désinfectant assure d'en avoir suffisamment pour le faire correctement.

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91. Que faire lorsqu'un locataire d'une copropriété est testé positif ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.
Cette semaine, nous vous expliquons comment rester en sécurité pendant la pandémie. La question d'aujourd'hui est la suivante : "Que faut-il faire lorsqu'un des locataires d'un immeuble en copropriété, dans lequel on habite, est testé positif au coronavirus ?"

Cette situation s'est produite dans un immeuble en copropriété de la ville d'Asahikawa, à Hokkaido. Le conseil de copropriété a demandé à Mizushima Yoshihiro, vice-président de Zenkanren, comment désinfecter le bâtiment. Zenkanren est une organisation à but non lucratif et une fédération nationale d'associations de gestion de copropriétés.

M. Mizushima s'est rendu dans un centre de santé publique local pour demander qu'on envoie du personnel pour désinfecter le bâtiment. Mais le centre a rejeté la demande, expliquant que la copropriété était une propriété privée et qu'il ne pouvait pas s'en charger.

C'est donc aux résidents de l'immeuble de s'occuper de ce travail. Nous avons demandé au personnel du centre de santé publique d'Asahikawa quelles étaient les étapes à suivre pour désinfecter un bâtiment par ses propres moyens.

Tout d'abord, il est fortement conseillé de désinfecter les objets se trouvant dans les zones communes, ces objets étant régulièrement touchés par les habitants. Cela comprend notamment les boutons d'ascenseur, les rampes et les portes de la cage d'escalier de secours.

Il n'est pas nécessaire de vaporiser du désinfectant dans l'air, car le virus ne reste pas assez longtemps en suspension.

Il est conseillé aux personnes, qui nettoient, de tremper des feuilles de papier essuie-tout dans une solution à 0,05% d'hypochlorite de sodium et d'essuyer méticuleusement chaque surface.

Il vaut mieux ne pas vaporiser la solution sur du papier absorbant, car il est possible d'inhaler des vapeurs toxiques. De plus, une pulvérisation inégale peut laisser une partie non imbibée de désinfectant, ce qui pourrait avoir comme résultat une désinfection imparfaite.

Notons que les propos rapportés ici sont valables au Japon. Les centres de santé publique des autres pays peuvent réagir autrement.

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90. Les enfants doivent-ils porter un masque ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus.
Cette semaine, nous vous expliquons comment rester en sécurité pendant la pandémie. La question d'aujourd'hui est la suivante : "Les enfants doivent-ils porter un masque?"

Yoshihiro Takayama, du département des maladies infectieuses de l'hôpital d'Okinawa Chubu, a contribué à l'élaboration des mesures contre le coronavirus pour le gouvernement japonais. Il préconise la prudence vis-à-vis de l'utilisation du masque chez l'enfant, affirmant qu'ils pourraient plus souvent toucher leur visage lorsqu'ils en portent, ce qui augmenterait le risque d'infection. Il précise qu'en ce qui concerne les enfants, les mesures de base, telles que le lavage régulier des mains et le contrôle de la température, demeurent prioritaires.

La Société japonaise de pédiatrie recommande aux enfants de moins de deux ans de ne pas porter de masque, expliquant que cela pourrait être à l'origine de difficultés respiratoires. Le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales indique également qu'il ne demande pas aux enfants de porter un masque, car certains d'entre eux l'utilisent de façon incorrecte.

M. Takayama demande aux parents d'éviter de forcer leurs enfants à utiliser un masque, simplement parce que d'autres en portent. Il conseille vivement aux parents de suivre les mesures de base et de tenir compte du développement de leurs enfants pour savoir s'ils doivent porter un masque ou non.

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89. Développement d'un vaccin

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Plus de six mois se sont écoulés depuis le 11 mars, date à laquelle l’Organisation mondiale de la santé a reconnu la pandémie. Cette semaine, nous allons nous intéresser au développement d'un vaccin.

Le développement d'un vaccin contre le coronavirus s'est déclenché à une vitesse sans précédent depuis que l'OMS a déclaré la pandémie.

La mise au point des vaccins dure environ dix ans, car ils doivent être soigneusement examinés pour s'assurer de leur innocuité et de leurs effets. C'était habituellement le cas dans le passé. Il y a six mois, les scientifiques ont déclaré qu'il faudrait au moins plusieurs années pour mettre en service un vaccin contre le coronavirus.

Comme le virus s'est avéré être de l'ordre de la pandémie, une course a été lancée dans le monde entier pour le développement d'un vaccin. L'OMS a déclaré qu'au 9 septembre, le développement d'environ 180 vaccins potentiels avait été signalé dans le monde et que la course s'accélérait.

Des tests cliniques impliquant des individus ont été menés sur 35 de ces 180 vaccins environ, à ce jour, afin de vérifier leur innocuité et leur efficacité. Certains d'entre eux sont même en phase finale de développement.

Pourquoi le développement de ces vaccins se déroule-t-il à un rythme aussi élevé?

L'attention se concentre sur un nouveau type de vaccin. Les scientifiques tentent maintenant de renforcer le système immunitaire du corps humain en injectant les gènes du coronavirus dans le corps pour y produire les protéines du virus, qui fonctionneront comme des antigènes.

La Russie a officiellement approuvé en août un vaccin contre le coronavirus appelé «Spoutnik V». Il se base sur un virus différent, dont l'innocuité a déjà été prouvée, pour transporter les gènes du coronavirus dans le corps humain. Le gouvernement russe a approuvé le vaccin avant même la fin de la phase finale des essais cliniques.

La société pharmaceutique américaine Pfizer a développé un vaccin utilisant le gène appelé «ARNm».

L'entreprise a conduit une phase finale d'essais cliniques. Elle aurait l'intention de demander une approbation au gouvernement dès la fin octobre.

La société britannique AstraZeneca et l'Université d'Oxford ont également développé conjointement un vaccin utilisant des gènes du coronavirus.

Ce type de vaccin, qui utilise des gènes, devrait être développé plus rapidement que les vaccins conventionnels.

Mais le développement d'un tel vaccin incite à la prudence. Il n'a pratiquement jamais été utilisé chez l'homme et le risque d'effets secondaires inattendus doit être examiné attentivement.

Il existe également des rapports de cas au cours desquels le processus de confirmation de routine, pour les nouveaux vaccins, a été omis en raison de la priorité accordée au développement rapide.

Le professeur Ishii Ken, de l'Institut des sciences médicales de l'Université de Tokyo, est un expert en développement des vaccins.

Selon lui, les efforts actuellement en cours dans le monde, pour développer un vaccin contre le coronavirus, sont le fruit des réalisations scientifiques passées.

Pour lui, il ne fait aucun doute que l'innovation technologique est à un stade où la technologie, au niveau du laboratoire de recherche, se transforme soudainement en une technologie industrielle.
Mais il précise qu'un développement hâtif pourrait entraîner des problèmes inattendus. Selon lui, les scientifiques doivent garder à l'esprit qu'il faut du temps pour confirmer l'innocuité d'un nouveau vaccin.

Le gouvernement japonais a négocié avec un certain nombre de sociétés pharmaceutiques internationales, dans l'espoir de recevoir l'approvisionnement de ces vaccins. Il s'emploie également à établir des lignes directrices de base pour hiérarchiser les personnes vaccinées.

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88. Le développement des traitements contre le coronavirus

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Plus de six mois se sont écoulés depuis le 11 mars, date à laquelle l’Organisation mondiale de la santé a reconnu la pandémie. Cette semaine, nous allons nous intéresser à la progression du développement des traitements contre le coronavirus.

Il n'existe actuellement aucun « médicament miracle » contre le coronavirus. Cependant, des progrès ont été réalisés dans la recherche de médicaments, développés pour traiter d'autres maladies, qui se révèlent également efficaces contre le coronavirus. Beaucoup de choses ont changé dans le développement des traitements contre le coronavirus, entre mars et aujourd'hui.

Au commencement, certains médicaments semblaient prometteurs, mais leur efficacité n'a jamais été prouvée. L'un d'entre eux soignait les symptômes du virus du sida. On pensait que le mécanisme, qui empêchait le virus du sida de se reproduire, se révélerait également efficace contre le coronavirus. Cependant, les résultats des essais cliniques menés en Chine et en Grande-Bretagne ont montré que le médicament n'avait pas d'influence sur le taux de mortalité des patients gravement atteints du coronavirus.

L'hydroxychloroquine, utilisée pour traiter le paludisme, semblait également porteuse de promesses. Mais en juin, la Food and Drug Administration, aux États-Unis, a révoqué son autorisation d'utilisation d'urgence pour traiter le coronavirus, affirmant que les tests n'avaient pas montré leur efficacité dans le traitement de la Covid-19.

Certains médicaments, d'autre part, ont été confirmés comme agissant sur le coronavirus, comme le remdesivir, qui a été développé pour traiter le virus Ebola. Des essais aux États-Unis ont prouvé que le médicament était efficace contre le coronavirus. En mai, il est devenu le premier médicament à être approuvé pour le traitement du coronavirus au Japon.

L'efficacité de la dexaméthasone, un corticostéroïde, pour abaisser le taux de mortalité, a également été confirmée par des recherches menées en Grande-Bretagne. Le médicament a également commencé à être utilisé au cours de traitements au Japon.

Il y a six mois, aucun traitement efficace contre le coronavirus n'était connu. Le ministère de la Santé et des Affaires sociales recommande désormais ces deux médicaments dans ses directives visant à traiter le coronavirus.

Il existe d'autres médicaments en cours de développement, mais aussi en cours d'essai, susceptibles de prouver leur efficacité.

La société pharmaceutique japonaise, qui a développé le médicament Avigan, mène des essais dans le but d'obtenir l'approbation du gouvernement afin que son utilisation puisse servir au traitement du coronavirus. Des essais cliniques sont également en cours avec Actemra, un médicament destiné à traiter la polyarthrite rhumatoïde. Figurent parmi les autres médicaments prometteurs, Alvesco, un stéroïde pour traiter l'asthme, et Futhan, qui est normalement utilisé pour la pancréatite aiguë. Si leur efficacité et leur innocuité sont prouvées, ils pourraient être également utilisés pour traiter le coronavirus.

Morishima Tsuneo de l'Université de médecine d'Aichi, spécialiste des maladies infectieuses, affirme que les chercheurs ont appris beaucoup de choses au cours du dernier semestre et que plusieurs traitements efficaces ont été découverts. Ces facteurs ont contribué à réduire le taux de mortalité lors de la deuxième vague d'épidémie au Japon.

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87. Taux de mortalité et taux de personnes infectées développant des symptômes graves

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Plus de six mois se sont écoulés depuis le 11 mars, date à laquelle l’Organisation mondiale de la santé a reconnu la pandémie. Cette semaine, nous allons nous intéresser aux changements intervenus au cours de ces six derniers mois et aux différents éléments dorénavant connus.

Nous en avons appris beaucoup plus sur le nouveau coronavirus au cours de ces six derniers mois, comme par exemple, au sujet du taux de mortalité et du taux de personnes infectées qui développent des symptômes graves.

En mars, la majorité des informations à propos de cette maladie nous provenaient de Chine, où le début de l'infection est apparu. Fin février, les experts de l'Organisation mondiale de la santé et les autorités chinoises ont analysé les données d'environ 56 000 cas confirmés.

Ils ont constaté que 3,8 % des personnes infectées sont décédées. Le taux de mortalité était particulièrement élevé avec 5,8 % à Wuhan, dans la province du Hubei, là où le plus grand nombre d'infections a été signalé. Ailleurs, le taux était de 0,7 %. Le taux, pour les personnes de plus de 80 ans, était de 21,9 %, ce qui signifie qu'une personne infectée sur cinq, dans cette tranche d'âge, est décédée.

Et au Japon? En septembre, l'Institut national des maladies infectieuses a analysé les données des personnes infectées au Japon et a proposé "un taux de mortalité ajusté". Le taux pour une période d'un mois, jusqu'à la fin mai, était de 7,2 %. Les conditions étant différentes, on ne peut pas simplement comparer les chiffres, mais le taux semble plus élevé que celui de Wuhan.

Au Japon, les données montrent que plus les patients sont âgés, plus le taux de mortalité est élevé. Alors que le taux des personnes de moins de 70 ans était de 1,3 %, celui des 70 ans ou plus était de 25,5 %. La tendance est similaire à l'analyse de l'OMS, publiée en février.

Mais une analyse des données au Japon au mois d'août montre un taux de mortalité beaucoup plus faible. Le taux global était de 0,9 %, le taux pour les personnes de moins de 70 ans de 0,2 % et celui pour les 70 ans ou plus de 8,1 %.

Quelle a été la cause de cet important déclin ?
Les chercheurs de l'Institut national soupçonnent que, dans la première phase de l'épidémie, les médecins ont accordé la priorité au diagnostic et au traitement des patients dans un état grave, ce qui a fait grimper le taux de mortalité. Ils expliquent que les personnes présentant des symptômes légers, voire aucun symptôme, ont plus facilement été testées positives en raison de l'expansion réussie des tests PCR, entre autres, ce qui a fait baisser le taux de mortalité.

Ils précisent qu'il n'y a aucun signe visible que le virus est devenu moins mortel. Les experts estiment simplement que les résultats des dernières analyses donnent les chiffres les plus fiables au sujet de la mortalité.

Les experts font référence à une autre raison possible qui expliquerait la baisse du taux de mortalité : l'amélioration des méthodes de traitement. Il y a six mois, les médecins se concentraient sur la façon de traiter la pneumonie et sur la façon de traiter le syndrome de détresse respiratoire aiguë, ou SDRA.

Ensuite, ils ont découvert que deux autres facteurs étaient à l'origine d'une aggravation de l'état de santé : les caillots sanguins et un choc cytokinique.

Lorsque les personnes sont infectées par le coronavirus, de minuscules caillots de sang ont tendance à se former dans leurs vaisseaux sanguins. Les caillots peuvent se déplacer vers divers organes et bloquer la circulation sanguine, provoquant crise cardiaque, accident vasculaire cérébral et autres complications.

Le système immunitaire des hommes devient parfois incontrôlable et commence à s'attaquer lui-même, lors d'une infection. C'est ce qu'on appelle le choc cytokinique.

Les experts mettent en garde contre le risque de choc cytokinique à chaque fois qu'un nouveau type de maladie infectieuse est signalé. Ils précisent que beaucoup de personnes testées positives, mortes d'une défaillance de plusieurs organes, avaient probablement été victimes d'un choc cytokinique.

Ce que nous avons appris au cours de ces six derniers mois, comment les personnes infectées développent des symptômes graves par exemple, est exploité par les médecins pour établir de nouvelles méthodes de traitement. Celles-ci ont probablement contribué à la baisse du taux de mortalité.

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86. Ce qui a changé depuis le début de la pandémie, déclarée par l'OMS il y a six mois

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Plus de six mois se sont écoulés depuis le 11 mars, date à laquelle l’Organisation mondiale de la santé a reconnu la pandémie. Cette semaine, nous allons nous intéresser aux changements intervenus au cours de ces six derniers mois et aux différents éléments dorénavant connus.

Une des différences majeures, avec aujourd'hui, concerne la propagation des infections. Au 11 mars 2020, l'OMS a confirmé que plus de 118 000 personnes étaient infectées dans 117 pays et territoires. Par pays, on retrouvait en tête la Chine, où les premiers cas ont été signalés, avec 80 000 infections. L'Italie connaissait alors une propagation explosive du virus qui a submergé son système de santé avec environ 10 000 cas. On dénombrait également 8 000 cas d'infections en Iran et environ 7 000 en Corée du Sud.

À cette même période, plus de 4 200 décès avaient été signalés dans le monde, dont 3 100 morts pour la Chine, 600 pour l'Italie, 300 pour l'Iran et 60 pour la Corée du Sud, environ.

Quelle est la situation aujourd'hui après ces six mois écoulés?

Selon l'Université Johns Hopkins aux États-Unis, des cas d'infection ont été confirmés dans 188 pays et territoires. Le virus s'est ainsi propagé dans presque tous les endroits du monde.

Elle précise qu'à 9h30, le 9 septembre, plus de 27 454 000 personnes avaient été infectées, soit plus de 230 fois le chiffre du mois de mars.

Les pays comptant le plus de cas de contamination ont maintenant changé. En septembre, les États-Unis comptabilisaient environ 6 325 000 cas, l'Inde 4 280 000, le Brésil 4 147 000 et la Russie 1 032 000. La propagation du virus a ainsi touché toute la planète.

Le nombre de décès a été multiplié par plus de 210, pour atteindre plus de 894 000 personnes.

Toujours à cette même période, les États-Unis comptaient environ 189 000 morts, le Brésil environ 126 000, l'Inde environ 72 000, le Mexique environ 67 000 et la Grande-Bretagne environ 41 000.

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85. Comment le Japon se prépare-t-il à la vaccination contre la grippe ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Cette semaine, nous nous intéressons aux mesures prises par le Japon en préparation de la saison des grippes. La question d'aujourd'hui est la suivante : "Comment le Japon se prépare –t-il à la vaccination contre la grippe?"

Il est légitime de penser que les vaccins vont se raréfier dans un contexte de vigilance accrue vis-à-vis de la grippe, à cause de l'épidémie actuelle de coronavirus. Le ministère de la Santé a décidé d'appeler la population à se faire vacciner contre la grippe à partir d'octobre. Les personnes susceptibles de développer des symptômes graves, comme les personnes âgées, sont prioritaires.

Le ministère de la Santé s'attend à ce qu'environ 63 millions de personnes aillent se faire vacciner contre la grippe dès le mois d'octobre. La population devrait faire preuve de vigilance face à la grippe, dans un contexte d'épidémie de coronavirus. Les responsables s'attendent donc à une augmentation de la demande de vaccins contre la grippe.

Le ministère de la Santé a tenu une réunion d'experts le 26 août dernier. Les participants ont présenté un projet visant à inciter la population à se faire rapidement vacciner contre la grippe, même si l'approvisionnement en vaccins est faible, pour protéger les personnes susceptibles de tomber gravement malades, comme les personnes âgées.

L'objectif est d'inciter les personnes âgées de 65 ans et plus à se faire vacciner dès le début du mois d'octobre. Ensuite, à partir de la deuxième quinzaine d'octobre, seront encouragés à le faire le personnel médical, les personnes ayant des problèmes respiratoires ou d'autres affections préexistantes, les femmes enceintes et les jeunes enfants, des nourrissons âgés de 6 mois aux élèves de deuxième année.

Il est difficile de faire la distinction entre les symptômes du coronavirus et ceux de la grippe, du fait de leur similarité. Si les établissements de santé doivent faire face à une plus grande prise en charge de tests, les services médicaux pourraient alors être mis à rude épreuve. Le ministère de la Santé se dit prêt à aider à l'amélioration du processus de tests.

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84. Quelles mesures prendre à l'approche de la saison des grippes ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui est la suivante : "Quelles mesures le Japon envisage-t-il de prendre pour lutter contre le coronavirus à l'approche de la saison des grippes ? "

Le ministère de la Santé est en train de mettre en place un nouveau système qui place les cliniques locales au premier plan pour les tests liés au coronavirus, en prévision de la saison des grippes, en automne et en hiver.

Actuellement, les personnes qui développent de la fièvre ou d'autres symptômes associés à une infection au coronavirus sont généralement testées de deux façons. Elles peuvent ,soit contacter un bureau de consultation mis en place dans les centres de santé publique, pour ensuite être dirigées vers une institution médicale désignée pour des tests, soit se rendre dans une clinique locale pour être ensuite testées dans un centre de tests de la région mis en place par l'association médicale.

Cependant, il est à craindre que le nombre de personnes souffrant de fièvre ou d'autres symptômes de type coronavirus, demandant à être testées, augmente pendant la saison des grippes en automne et en hiver.

Le ministère de la Santé a donc décidé de renforcer le système de tests pour le coronavirus. Cela permettra aux cliniques locales de procéder à la fois à un examen médical et à des tests de dépistage du virus.

Les tests seront réalisés par des cliniques enregistrées auprès des gouvernements locaux. Elles utiliseront principalement un simple kit de test antigénique, qui fournit des résultats dans un délai plus court.

Si une personne est testée positive, un centre de santé publique désignera un hôpital ou un établissement d'hébergement.

Dans les cas où les cliniques sont dans l'incapacité d'effectuer des tests ou simplement fermées en raison du week-end, la personne devra contacter, soit les bureaux de consultation des centres de santé publique, soit les centres de dépistage locaux.

Le projet du ministère de la Santé est de faire des cliniques locales des centres de dépistage du coronavirus lors de la saison des grippes. Il prévoit d'augmenter le nombre de cliniques capables d'effectuer des tests pour le coronavirus et de mettre à disposition quotidiennement 200 000 kits de tests antigéniques.

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83. Que puis-je faire pour éviter d'être infecté dans un train bondé ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui est la suivante : "Que puis-je faire pour éviter d'être infecté dans une rame de train bondée ?"

Comme nous l'avons évoqué précédemment, une personne peut être infectée par le coronavirus par le biais des gouttelettes respiratoires et par contact indirect.

En présumant que cela est vrai, certaines personnes expliquent donc que l'on ne peut pas être contaminé lorsqu'un individu infecté se tient à nos côtés dans un train bondé, en supposant bien sûr que cette personne ne nous adresse pas la parole, ni ne nous touche.

Les personnes projettent des gouttelettes lorsqu'elles parlent. Mais ces gouttelettes peuvent également être créées par le biais de la respiration. Rester silencieux ne garantit donc pas l'absence de gouttelettes.

Pourtant, il est possible de réduire considérablement la quantité de gouttelettes produites en gardant la bouche fermée. C'est pourquoi il est important de s'abstenir de parler ou de toucher, de porter des masques faciaux et de se laver ou de se désinfecter régulièrement les mains.

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82. Comment peut-on être infecté en premier lieu ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui est la suivante : "Comment peut-on être infecté en premier lieu ?"

Au-delà des gouttelettes respiratoires, le virus peut également être transmis par contact indirect.

La transmission par contact indirect peut se produire lorsqu'un individu touche quelque chose après une personne infectée. Au quotidien, les gens se touchent régulièrement le visage, y compris le nez et la bouche, et s'ils le font avec des mains infectées, ils peuvent alors contracter le virus. Il est également possible d'être contaminé en se frottant les yeux, cette partie du corps étant très sensible à la transmission.

Les micro-gouttelettes pourraient également transmettre le virus. Elles sont plus petites que les gouttelettes et flottent dans l'air dans des espaces mal ventilés. Pour éviter les infections liées aux micro-gouttelettes, il est conseillé à la population d'éviter les espaces fermés mal ventilés, les endroits bondés et les conversations à proximité. Les gouttelettes tomberaient avant de parcourir environ deux mètres. Maintenir cette distance entre les individus est donc considéré comme un comportement sûr.

Des zones d'ombre subsistent sur la façon dont le nouveau coronavirus se propage. Mais pour le moment, des mesures sont mises en place selon l'hypothèse qu'il est possible de parer aux infections en évitant soigneusement les gouttelettes et les contacts avec autrui.

Afin de réduire le risque d'infection à travers le Japon, les autorités appellent la population à porter des masques, pour empêcher les gouttelettes de se propager, et à maintenir une distance d'au moins deux mètres avec autrui, en cas de projection de gouttelettes. Il est également conseillé de se laver les mains afin de ne pas se contaminer en se touchant inconsciemment la bouche, le nez ou les yeux, par le biais de mains infectées.

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81. Où et quand est apparu le nouveau coronavirus ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui est la suivante : "Où et quand est apparu le nouveau coronavirus ?"

Les recherches sont toujours en cours pour déterminer l'origine et la date d'apparition du coronavirus. Selon les autorités de la ville chinoise de Wuhan, le tout premier cas de Covid-19 a été enregistré le 8 décembre 2019. Comme la Chine a pour coutume de vendre des animaux vivants, il est fort possible que l'épidémie provienne d'un marché de Wuhan, là où le virus s'est transmis des animaux sauvages aux hommes.

Néanmoins, les origines de ce virus demeurent floues. Au-delà de cette origine que l'on pense liée au marché, il se pourrait également que le virus ait déjà pu se propager autour de Wuhan à cette époque par le biais des commerçants travaillant sur ce même marché.

Bien que les experts suggèrent que les chauves-souris puissent être les premiers porteurs du Covid-19, l'habitat de ces animaux reste obscur.

L'habitat naturel de ces chauves-souris porteuses du virus pourrait se situer au cœur des montagnes. Elles ont donc pu transmettre le virus à des personnes visitant la région. Ces dernières, après être retournées à Wuhan, ont pu alors, sans le savoir, propager l'infection autour d'elles. L'incertitude demeure sur la voie de contamination.

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80. Qu'est-ce qu'un coronavirus ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui est la suivante : " Combien de types de coronavirus qui pourraient être transmis entre les humains existe-t-il initialement?"

Plus de 50 souches du coronavirus ont déjà été trouvées. Six d'entre elles sont connues pour se transmettre chez l'homme. Quatre de ces six types sont généralement diagnostiqués comme de simples rhumes.

La plupart des individus auraient, pendant leur enfance, contracté un ou plusieurs de ces quatre types de coronavirus.

Les deux types restants, que sont le SRAS et le MERS, présentent des symptômes plus graves par rapport aux quatre autres types. Les experts ont déclaré, au moment de ces épidémies, qu'un virus inquiétant avait fait son apparition.

En décembre dernier, les autorités chinoises ont enquêté sur des cas de pneumonie à Wuhan. C'est à ce moment-là qu'elles ont découvert le septième type de coronavirus pouvant être contracté par les humains : le nouveau coronavirus.

De nombreux experts s'attendaient à ce qu'une nouvelle souche du coronavirus émerge, mais sûrement pas de cette ampleur- là.

Comme il a été mentionné précédemment, quatre types de coronavirus provoquent de simples rhumes. Le SRAS a lui été maîtrisé avec succès, car ses symptômes étaient relativement faciles à identifier. Quant au MERS, il n'est pas devenu une pandémie.

Donc, la population a été prise au dépourvu. Il était normal de croire que, même si une nouvelle souche du coronavirus émergeait, elle allait pouvoir être contenue sans trop se propager.

De nombreux livres mettaient en garde contre le risque qu'une nouvelle souche du coronavirus provoque une pandémie. Mais peu d'experts dans le monde imaginaient que cela puisse se réaliser.

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79. Pourquoi le nouveau coronavirus se propage-t-il si largement et si rapidement ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui est la suivante : "Pourquoi le nouveau coronavirus se propage-t-il si largement et si rapidement?"

Il n'y a actuellement aucun vaccin disponible contre le nouveau coronavirus. Le degré de contagion d'un virus peut être évalué par le nombre moyen de personnes qui contractent le virus par le biais d'une seule personne infectée. Par exemple, si une personne contaminée transmet le virus à environ 0,5 personne, cela signifie que le virus n'est pas très contagieux et qu'il est peu probable qu'il se propage à grande échelle. Avec le nouveau coronavirus, une personne infectée pourrait transmettre le virus à environ 2,5 personnes.

Cependant, selon une commission d'experts, qui conseille le gouvernement japonais sur le coronavirus, cela ne signifie pas forcément que chaque personne infectée transmet le virus à 2,5 personnes. Les experts précisent que, s'il y a 10 personnes porteuses du coronavirus, il est peu probable que huit d'entre elles en infectent d'autres, alors que les deux dernières peuvent transmettre le virus à environ 10 personnes chacune.

Un autre problème provient du fait qu'il n'est pas facile d'identifier les personnes contaminées par le coronavirus. Lorsque des individus sont infectés par le virus du SRAS, un autre type de coronavirus, ils développent immédiatement des symptômes qui montrent bien qu'ils sont infectés. Les personnes contaminées peuvent donc être isolées pour éviter de transmettre le virus aux autres.

Mais les porteurs du nouveau coronavirus peuvent le propager sans même présenter de symptômes, ce qui rend difficile la lutte contre la propagation du virus.

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78. Quelle est la bonne manière de tousser ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Les questions d'aujourd'hui sont les suivantes : "Quelle est la bonne manière de tousser ?" et "Que dois-je garder à l'esprit lorsque je me lave les mains ?"

Tout comme les virus de la grippe et du rhume, le coronavirus se propage via des gouttelettes projetées lorsqu'une personne infectée tousse ou éternue.

L'Organisation mondiale de la santé, ou OMS, appelle la population à se laver régulièrement les mains et à observer les bonnes "manières de tousser", afin d'éviter la propagation du virus. Ce sont les mêmes que les mesures prises pour lutter contre d'autres maladies infectieuses.
Lorsque vous vous lavez les mains, utilisez du savon et de l'eau courante. Prenez au moins 20 secondes pour nettoyer toute la surface, y compris les zones entre les doigts et sous les ongles. Lorsque le savon et l'eau ne sont pas disponibles, frottez-vous les mains avec un désinfectant à base d'alcool.

Vous pourriez vous infecter en vous touchant les yeux, la bouche et le nez avec vos mains contaminées. Assurez-vous de ne pas toucher votre visage avant de vous laver les mains.

Lorsque vous présentez des symptômes, tels qu'une toux et des éternuements, veillez à observer les bonnes "manières de tousser" afin de ne pas infecter les personnes qui se trouvent autour de vous.

Couvrez-vous ainsi la bouche avec un mouchoir en papier ou positionnez-la à l'intérieur de votre bras lorsque vous toussez ou éternuez. Quand vous avez utilisé un mouchoir en papier, jetez-le immédiatement et lavez-vous les mains. Ne couvrez surtout pas votre bouche avec vos mains, car ces dernières seront alors contaminées par le virus.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

77. Pourquoi y a-t-il peu de tests PCR au Japon ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui est la suivante : "J'ai entendu dire qu'il n'était pas facile de passer un test PCR au Japon. Pourquoi donc ?"

Les tests PCR détectent le matériel génétique des agents pathogènes et déterminent si la personne est infectée au même moment. C'est assez précis, mais les résultats prennent du temps. Il se dit que le Japon n'effectue pas autant de tests PCR que les autres pays. En effet, l'Archipel a eu peu d'occasions d'en effectuer avant l'émergence du nouveau coronavirus.

L'une des raisons est que le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) et le MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient), qui nécessitent des tests PCR, n'ont pas fait leur entrée sur le territoire nippon. Et en ce qui concerne la grippe, de simples kits de tests sont utilisés à grande échelle. Les tests PCR n'ont donc guère été réalisés au Japon auparavant.

Aujourd'hui, le système est progressivement étendu, mais il n'est pas encore au point, là où le virus peut se répandre rapidement. C’est considéré comme un défi pour le pays.

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76. Comment bien ventiler une pièce ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui porte sur la bonne ventilation d'une pièce.

Le fabricant de fenêtres et de portes, YKK AP, présente, sur son site internet, une liste de recommandations pour ventiler correctement les pièces qui comportent des fenêtres, dans un contexte de pandémie du nouveau coronavirus.

L'entreprise propose « d'ouvrir deux fenêtres au lieu d'une » et de les choisir diagonalement opposées.

Dans les appartements qui ne comportent qu'une seule fenêtre, l'entreprise suggère d'ouvrir les portes de la pièce afin de créer un courant d'air et d'utiliser des ventilateurs pour faire circuler l'air qui s'y trouve.

Elle propose également de faire coulisser les deux fenêtres vers le milieu afin qu'il y ait une ouverture de chaque côté.

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75. Climatiseur et ventilation

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui est la suivante : "Comment ventiler correctement une pièce en utilisant des climatiseurs?"

Selon le principal fabricant de climatiseurs Daikin Industries, la plupart des climatiseurs ne ventilent pas et ne font simplement que circuler l'air dans la pièce. Il conseille donc aux utilisateurs d'ouvrir de temps en temps leurs fenêtres, lorsque les climatiseurs fonctionnent, afin de rafraîchir l'air.

Certains utilisateurs ont l'impression de gaspiller de l'électricité dans ce cas-là. Selon un responsable, il existe un moyen de réduire la consommation d'électricité pendant la ventilation. Étant donné que les climatiseurs consomment beaucoup d'électricité à l'allumage, il est donc conseillé de les laisser en fonctionnement lorsqu'une fenêtre est ouverte pour ventiler.

Dans les pays aux climats plus chauds, la consommation d'énergie augmentera également si l'afflux d'air extérieur fait monter la température de la pièce. Il est donc important d'augmenter légèrement la température de son climatiseur avant de ventiler.

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74. Risque de coup de chaleur accru lors du port d'un masque ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui est la suivante : « Est-il vrai que le risque de subir un coup de chaleur augmente lorsqu'on porte un masque? » À l'aide de la thermographie, nous avons mené une expérience pour étudier le changement de température sur un visage recouvert d'un masque.

L'expérience a révélé que la température de la peau autour de la bouche est d'environ 36 degrés Celsius, lorsque l'on ne porte pas de masque. Cette mesure a été prise pendant les premiers jours d'été dans le quartier de Shibuya, à Tokyo, où se trouve la NHK.

Cependant, avec un masque, la température autour de la bouche a augmenté d'environ trois degrés pour atteindre 39 à 40 degrés Celsius. Cinq minutes plus tard, la peau autour de la bouche a commencé à transpirer en raison de la chaleur emmagasinée à l'intérieur du masque. La personne a eu soudain plus chaud et s'est sentie essoufflée avec le temps.

Selon le professeur Yokobori Shoji, de la Nippon Medical School Graduate School, il n'est pas toujours vrai qu'un masque rend celui qui le porte plus vulnérable aux coups de chaleur. Mais il souligne qu'il existe des données montrant que le port d'un masque peut être à l'origine d'une respiration plus difficile et entraîner une augmentation d'environ 10% des fréquences cardiaques et respiratoires. D'après lui, lorsque le port du masque est combiné notamment à de l'exercice physique et à une forte augmentation de la température de l'air, cela peut augmenter le risque de coup de chaleur.

Le professeur Yokobori explique qu'il est important d'empêcher les gouttelettes de se propager en portant un masque. Cependant, il indique également qu'il n'en est pas moins important pour les personnes âgées et les personnes vivant seules de prendre des précautions suffisantes contre les coups de chaleur. Il conseille aux personnes vulnérables d'enlever leurs masques et de se reposer dans des espaces moins fréquentés, comme à l'ombre d'un arbre à l'extérieur. Il suggère également de changer de masque de temps en temps, car l'air peut y être bloqué lorsque les masques deviennent humides à cause de la sueur.

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73. Lignes directrices à destination des industries (n°7)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Cette semaine, nous continuons notre série sur les points importants auxquels les industries doivent prêter attention, afin qu'elles puissent trouver un équilibre entre la prévention de la propagation du virus et le maintien de l'activité sociale et économique. Aujourd'hui, nous présentons des directives internes de fabricants dont les sites de production ne permettent pas vraiment le travail à distance.

Le constructeur de camions Mitsubishi Fuso Truck and Bus Corporation a établi des directives pour lutter contre les infections à destination des employés de la chaîne de production.

Dans l'usine du fabricant, située dans la ville de Kawasaki, près de Tokyo, les employés sont invités à s'asseoir ou à se tenir debout à au moins 1,5 mètre les uns des autres. Lorsqu'ils ont besoin d'être proches, comme par exemple lorsqu'ils portent ensemble de lourdes pièces, ils doivent porter des visières et des masques.

Tous les employés changent leurs gants de travail deux fois par jour et les vestiaires sont régulièrement désinfectés pour éviter la propagation du virus.

Nous avons rencontré Baba Takashi, un représentant de Mitsubishi Fuso. M. Baba a déclaré que la mise en œuvre des mesures de prévention était très importante sur les lignes de production de camions, là où l'automatisation est difficile et là où la plupart des travaux sont effectués manuellement.

Il a déclaré que la lutte contre le virus allait probablement se poursuivre pendant un certain temps et qu'il souhaitait écouter les propositions des employés et améliorer leur environnement de travail afin qu'ils puissent travailler en toute sécurité dans une atmosphère agréable.

Le principal constructeur automobile japonais Toyota Motor a retardé fin mars l'heure d'arrivée, d'une demi-heure, des équipes du soir, parmi dix sites de production de la préfecture d'Aichi. Ces 90 minutes permettent aux équipes de jour et du soir de permuter en toute sécurité, sans se mélanger.

Le fabricant d'équipements lourds, IHI Corporation, a partagé les employés de son usine de moteurs d'avion à réaction, dans la ville de Mizuho à Tokyo, en deux groupes.

Un autre constructeur de camions, Isuzu Motors, a triplé le nombre de bus le matin, à destination de son usine de Fujisawa, dans la préfecture de Kanagawa, pour éviter l'encombrement.

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72. Lignes directrices à destination des industries (n°6)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Cette semaine, nous continuons notre série sur les points importants auxquels les industries doivent prêter attention, afin qu'elles puissent trouver un équilibre entre la prévention de la propagation du virus et le maintien de l'activité sociale et économique. Aujourd'hui, nous présentons des directives élaborées par la Fédération des organisations économiques japonaises, ou Keidanren, afin que les entreprises puissent reprendre leurs activités à grande échelle. Les directives sont divisées en deux catégories : pour les bureaux et pour les sites de fabrication.

Les lignes directrices présentent différents formats de travail, comme le télétravail, l'échelonnement des heures de travail ou la prise de trois jours de congé par semaine, afin de réduire la fréquence des déplacements.

Les employés de bureau sont invités à envisager le report des voyages d'affaires non urgents et à effectuer, en ligne, des réunions, des échanges de cartes de visite et des entretiens d'embauche.

Les directives à destination des usines comprennent des mesures concernant les nombreuses situations qui peuvent se produire. Par exemple, il est conseillé aux opérateurs de tenir des réunions en petit nombre ou de se rencontrer  individuellement à chaque processus de fabrication.

Keidanren a tenu informées ses sociétés membres de ces directives. La fédération les a également téléchargées sur son site internet et appelle les entreprises à les étudier en détail.

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71. Lignes directrices à destination des industries ferroviaire et aéronautique (n°5)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Cette semaine, nous continuons notre série sur les points importants auxquels les industries doivent prêter attention, afin qu'elles puissent trouver un équilibre entre la prévention de la propagation du virus et le maintien de l'activité sociale et économique.

Aujourd'hui, nous nous intéressons aux directives dévoilées par les industries ferroviaire et aéronautique afin de lutter contre la propagation du virus.

Selon les lignes directrices communes mises en place par le secteur ferroviaire, comprenant JR et les grandes entreprises ferroviaires privées, il est recommandé aux opérateurs de demander aux usagers de porter un masque, de travailler à distance pour empêcher l'encombrement et d'éviter les transports en commun aux heures de pointe.

Les opérateurs ferroviaires sont également priés de soigneusement désinfecter et d'ouvrir les fenêtres pour améliorer la ventilation.

En outre, l'organisation de la réservation des sièges dans les trains express permet aux passagers de maintenir une distance sociale.

Les directives de la Scheduled Airlines Association of Japan recommandent aux compagnies aériennes de demander aux passagers de porter des masques et au personnel de désinfecter régulièrement l'intérieur de la cabine. Il est également recommandé aux compagnies de servir des boissons emballées en cours de vol.

Les lignes directrices destinées aux exploitants d'aéroports leur demandent de développer des moyens permettant aux passagers de maintenir une distanciation sociale à l'enregistrement et pendant les procédures de contrôle de sécurité. Les opérateurs sont également priés de désinfecter soigneusement les zones fréquemment touchées par les passagers.

Aux comptoirs d'enregistrement, des cloisons transparentes peuvent être installées, si nécessaire, pour éviter la propagation des gouttelettes. La température corporelle sera vérifiée pour tous les passagers qui ne se sentent pas bien.

Dans les six principaux aéroports japonais, dont les aéroports de Haneda, Narita et du Kansai, la température des passagers continue d'être vérifiée par des thermographes.

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70. Lignes directrices à destination des industries (n°4)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Cette semaine, nous continuons notre série sur les points importants auxquels les industries doivent prêter attention, afin qu'elles puissent trouver un équilibre entre la prévention de la propagation du virus et le maintien de l'activité sociale et économique. Aujourd'hui, nous présentons les directives à destination des établissements d'hébergement.

Des groupes du secteur de l'hébergement touristique au Japon ont élaboré des lignes directrices pour lutter contre la propagation du coronavirus. Les directives compilées par trois groupes - All Japan Ryokan Hotel Association, Japan Ryokan & Hotel Association et Japan City Hotel Association - demandent aux hôteliers de vérifier si les clients présentent des symptômes à leur arrivée, tels qu'une fièvre, et de leur demander de se désinfecter les mains.

Les directives demandent également aux opérateurs de ces établissements d'expliquer aux clients où se trouvent leur chambre, grâce à des informations écrites, au lieu qu'un membre du personnel les emmène jusque-là.

Selon les directives, dans les salles de banquet et les restaurants, les clients doivent être invités à s'asseoir côte à côte et à s'abstenir notamment de verser des boissons alcoolisées à d'autres personnes afin d'éviter que plusieurs clients ne touchent les mêmes bouteilles.

Les directives recommandent également que les plats et les sashimis soient servis à chaque client séparément, autant que possible, au lieu d'avoir un seul plat à partager sur la table. Elles demandent aux exploitants de ces établissements de cesser, si possible, les repas sous forme de buffet. Si un buffet est toujours proposé, les opérateurs sont priés de demander aux membres du personnel de servir les invités, au lieu de les laisser se servir eux-mêmes, afin d'éviter que les pinces et les baguettes passent de main en main.

Selon les directives, les opérateurs doivent également limiter le nombre de personnes dans les bains publics afin d'éviter l'encombrement.

Les groupes industriels prévoient de diffuser largement les directives parmi les établissements membres en leurs demandant de prendre des mesures appropriées en fonction de leur situation.

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69. Lignes directrices à destination des industries (n°3)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Cette semaine, nous continuons notre série sur les points importants auxquels les industries doivent prêter attention, afin qu'elles puissent trouver un équilibre entre la prévention de la propagation du virus et le maintien de l'activité sociale et économique. Aujourd'hui, nous présentons les directives à destination des opérateurs du secteur de la restauration.

Un groupe du secteur de la restauration au Japon a élaboré des lignes directrices pour une reprise complète des activités. Elles exhortent les restaurateurs à veiller au maintien de la sécurité alimentaire et d'une bonne hygiène et à prendre des mesures pour permettre une distanciation physique entre les clients dans les établissements.

Plus précisément, les directives expliquent que les restaurateurs doivent préparer des désinfectants à destination des clients et mettre un panneau demandant aux personnes, qui ont notamment de la fièvre et de la toux, de s'abstenir de venir manger dans leurs restaurants.

Les directives demandent également aux opérateurs de limiter le nombre de clients lorsqu'il y a trop de monde et d'organiser les tables et les chaises afin que les clients soient le moins souvent face à face et situés à au moins un mètre de distance les uns des autres. Le partage d'une table entre des groupes différents de clients doit également être évité.

Alors que le secteur de la restauration dépend davantage des commandes à emporter et de la livraison, dans un contexte d'épidémie de coronavirus, les lignes directrices demandent aux restaurateurs d'encourager leurs clients à manger rapidement ces repas pour éviter les intoxications alimentaires.

Le président de la Japan Food Service Association, Takaoka Shinichiro, a déclaré que ces directives visaient à encourager les restaurateurs à faire des efforts. Il espère qu'ils prendront les mesures appropriées, selon leur situation, afin que les clients puissent se restaurer en toute sécurité.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

68. Lignes directrices à destination des industries (n°2)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Cette semaine, nous continuons notre série sur les points importants auxquels les industries doivent prêter attention, afin qu'elles puissent trouver un équilibre entre la prévention de la propagation du virus et le maintien de l'activité sociale et économique.

Dans ce deuxième volet, nous présentons les directives volontaires décidées par le secteur du karaoké.

Au Japon, trois associations de l'industrie du karaoké ont élaboré conjointement des lignes directrices concernant des mesures afin de lutter contre l'infection.

Les directives demandent aux dirigeants de laisser en marche les ventilateurs dans chaque pièce, de désinfecter régulièrement les micros et les télécommandes et de limiter de moitié le nombre de clients, clients qui doivent s'asseoir côte à côte, et non pas face à face et, si possible, à deux mètres les uns des autres.

Elles demandent aux clients de porter des masques, sauf lorsqu'ils mangent ou boivent, et de garder une distance d'au moins deux mètres avec les personnes qui chantent.

Selon Kato Shinji, un responsable de l'Association japonaise de karaoké, le karaoké, en tant que culture, est maintenant confronté à une crise qui menace son existence même. Il a précisé que l'association envisageait d'ajouter des mesures plus strictes si les lignes directrices actuelles s'avéraient insuffisantes. Il a expliqué que les responsables travaillaient afin de fournir un environnement sûr et serein aux clients des karaokés.

Les données présentées ici datent du 28 juillet.

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67. Lignes directrices à destination des industries (n°1)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Cette semaine, nous entamons une série sur les points importants auxquels les industries doivent prêter attention, afin qu'elles puissent trouver un équilibre entre la prévention de la propagation du virus et le maintien de l'activité sociale et économique.

Aujourd'hui, dans notre premier épisode, nous présentons des lignes directrices décidées par le gouvernement pour trois types d'entreprises du secteur du divertissement. Elles concernent les exploitants de clubs ou de bars, où les employés sont en contact étroit avec les clients, ceux des boîtes de nuit et ceux des salles de concerts.

En juin dernier, le ministre japonais de la Revitalisation économique, Nishimura Yasutoshi, en charge de la réponse au coronavirus, a dévoilé des mesures à respecter pour ces entreprises.

Ces mesures sont les suivantes :
▽ Maintenir une distance d'au moins un mètre, voire deux si possible, entre les personnes.
▽ Installation de panneaux en acrylique sur les tables et les comptoirs.
▽ Encourager les employés et les clients à porter des masques ou des visières de protection.
▽ Demander aux clients d'inscrire leurs noms et leurs contacts pour stocker temporairement ces informations.

Les exploitants de salles de concert sont invités à maintenir, si possible, une distance de deux mètres entre les artistes et le public. Si cela est impossible, ils doivent prendre des mesures pour s'assurer que les gouttelettes ne se propagent pas. Le gouvernement recommande d'avoir recours à la vente de billets en ligne ou via le biais de systèmes de paiement sans contact.

Les clubs ou les bars, où les employés sont en contact étroit avec les clients, doivent éviter que leurs clients chantent côte à côte ou dansent ensemble, pour le moment. Il leur est également demandé d'avertir les clients de ne pas se prêter leurs lunettes.

Les boîtes de nuit sont invitées à garder le niveau sonore de la musique au minimum et à interdire aux clients de parler fort, afin de réduire la propagation des gouttelettes.

Les données présentées ici datent du 27 juillet.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

66. Quels sont les points à prendre en compte lorsque les enfants servent les repas à l'école?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui est la suivante : "Quels sont les points à prendre en compte lorsque les enfants servent les repas à l'école?"

Nous avons interrogé le professeur Kunishima Hiroyuki de l'École de médecine de l'Université St. Marianna, un spécialiste des maladies infectieuses. Selon lui, il est important que tous les enfants, y compris ceux qui servent les repas, se lavent correctement les mains avec du savon avant le déjeuner.

Il ajoute qu'il faut également faire attention lors de l'utilisation d'ustensiles pour le service, tels que des pinces ou des louches. La NHK et le professeur Kunishima Hiroyuki ont mené conjointement une expérience pour voir comment un virus peut se propager lors d'un repas, sous forme de buffet. Une personne, jouant le rôle d'un individu contaminé, a frotté un colorant fluorescent sur ses mains. Elle a continué à prendre son repas. En 30 minutes, le colorant s'était répandu sur des pinces, des couvercles ainsi que sur d'autres objets, utilisés par tout le monde. Le colorant s'est ainsi retrouvé sur les mains de dix personnes participant à l'expérience.

Mais le risque d'infection, lors des repas scolaires, peut être réduit si tout le monde se lave correctement les mains, porte un masque et si seulement les enfants chargés de servir les repas utilisent les pinces ou les louches.

Pendant le repas, les fenêtres de la pièce doivent être ouvertes et les enfants doivent rester à distance. Il faut ainsi éviter les espaces fermés, les endroits bondés et les contacts étroits.

Le professeur explique que les enfants ne peuvent pas porter de masque lorsqu'ils mangent et qu'ils peuvent se rapprocher les uns des autres, ce qu'ils ne feraient pas pendant les cours. Il espère que les autorités scolaires feront particulièrement attention au respect de ces mesures, telles que la ventilation et le lavage des mains.

Les données présentées ici datent du 21 juillet.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

65. Le virus peut-il être transmis avant qu'une personne ne présente des symptômes ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui est la suivante : « Le virus peut-il être transmis avant qu'une personne ne présente des symptômes, tels que de la fièvre ou de la toux ? »

Selon une équipe de chercheurs à Singapour, il se pourrait que cela se soit produit dans certains cas. Les chercheurs ont retracé les voies d'infection au sein de cas recensés à Singapour et ont publié leurs résultats dans un rapport diffusé par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis. Après une analyse détaillée, ils ont trouvé des cas dans sept groupes d'infections. Au sein de ces groupes, les chercheurs pensent que des transmissions d'homme à homme se sont produites chez des personnes qui ne présentaient pas de symptômes.

Les personnes asymptomatiques ont commencé à développer de la fièvre, une toux ou un écoulement nasal plusieurs jours après avoir été en contact avec d'autres personnes, qui ont ensuite contracté le virus. Les chercheurs pensent que les personnes asymptomatiques peuvent propager le virus pendant la période d'incubation, notamment par le biais de gouttelettes.

Certaines de ces infections, au sein d'un groupe, se sont produites pendant des cours de chant. Les chercheurs expliquent que, même si une personne n'a pas toussé, le virus a pu être transmis par des gouttelettes, notamment projetées lorsqu'une personne chante fort.

Selon les chercheurs, cela prouve normalement que le nouveau coronavirus peut être transmis pendant la période d'incubation. Ils précisent qu'il ne suffit pas d'isoler simplement les personnes présentant déjà des symptômes. Il est important d'éviter les rassemblements et les foules.

Les données présentées ici datent du 20 juillet.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

64. Évacuation lors d'une catastrophe dans un contexte de pandémie (Points à suivre pour les exploitants de centres d'évacuation)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Cette semaine, nous vous proposons une série, en cinq parties, sur les points importants à suivre lorsque vous devez évacuer votre domicile en raison d'une catastrophe dans un contexte de pandémie. La question aujourd'hui porte sur les points importants à suivre pour les exploitants de centres d'évacuation afin d'empêcher la propagation du virus.

Kanbara Sakiko, professeure à l'Université de Kochi, conseille aux exploitants de centres d'évacuation de prendre d'abord la température des personnes, avant qu'elles ne rentrent dans le bâtiment, et de vérifier les symptômes tels que la fièvre, la toux ou la sensation d'une grande fatigue.

Selon elle, une pièce à part devrait être réservée exclusivement aux personnes considérées à haut risque et potentiellement infectées. Par exemple, si le centre d'évacuation a été installé dans le gymnase d'une école primaire, les salles de classe peuvent être utilisées pour séparer les personnes présentant des symptômes des autres évacués.

D'après Kanbara Sakiko, les exploitants de centres d'évacuation doivent également mettre en place des mesures afin d'empêcher la propagation des gouttelettes projetées par la toux et les éternuements. Elle explique que, s'il est difficile de garantir une certaine distance au sein d'un refuge, entre les personnes évacuées, des cloisons peuvent être installées grâce à des boîtes en carton afin d'empêcher la propagation des gouttelettes. Mais les personnes doivent s'abstenir, autant que possible, de toucher ces cloisons pour éviter la propagation de l'infection par contact.

Elle insiste également sur l'importance de se laver fréquemment les mains et d'appliquer un désinfectant. Une attention particulière est nécessaire, surtout pour les lieux régulièrement empruntés par de nombreuses personnes, les infections pouvant facilement se propager à partir de ces zones. Les poignées de portes des toilettes, les interrupteurs électriques et les rampes font partie des exemples.

Selon elle, il est également important de se désinfecter et de se laver les mains avant et après avoir touché ces zones. Elle explique qu'il est essentiel que les personnes gardent en tête qu'elles peuvent être potentiellement porteuses du virus. Elles doivent prendre soin de ne pas propager le virus à d'autres personnes en se désinfectant les mains, surtout avant de toucher ces zones.

Kanbara Sakiko précise que des produits désinfectants à base d'alcool doivent être placés, à la fois à l'entrée du centre, et près de l'entrée des toilettes afin que les personnes puissent se désinfecter fréquemment les mains. Elle ajoute que les personnes doivent également se désinfecter les mains après avoir manipulé des articles utilisés par tout le monde, comme les fournitures d'aide et les réserves.

Les données présentées ici datent du 17 juillet.

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Veuillez partager ces informations si vous avez des amis ou des parents qui habitent dans les régions touchées par les fortes pluies récentes.

63. Évacuation lors d'une catastrophe dans un contexte de pandémie
(4. à propos des gouttelettes qui pourraient rester en suspension dans l'air au-dessus du sol des centres d'évacuation)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Cette semaine, nous vous proposons quelques conseils, notamment en cas de catastrophes naturelles, lorsque vous devez vous rendre dans des abris temporaires.

Aujourd'hui, nous allons répondre à la question d'un auditeur : « Est-il vrai que les gouttelettes, projetées par les éternuements, restent souvent en suspension près du sol? »

Le professeur Sekine Yoshika de l'Université Tokai est un spécialiste de l'environnement intérieur. Sous sa supervision, la NHK a mené une expérience sur les gouttelettes. Nous avons simulé un espace fermé sans ventilation, comme un centre d'évacuation, afin d'évaluer l'impact des gouttelettes, projetées par les éternuements ou la toux, sur un tel espace confiné. Nous avons utilisé un appareil spécial pour générer une quantité de gouttelettes similaire à celle générée par une série d'éternuements et nous les avons filmées grâce à des caméras haute définition.

La vidéo nous a montré que la plupart des gouttelettes tombaient vers le sol, à environ 1,5 mètre. Elle nous a également montré que la poussière, infectée par des gouttelettes, s'envolait et flottait dans l'air lorsque des personnes marchent sur le sol. Lorsque l'air était brassé, même légèrement à cause d'un éternuement ou d'une toux, la poussière infectée, se trouvant sur le sol, était également projetée jusqu'à environ 20 centimètres dans l'air.

Selon le professeur Sekine, certains scientifiques ont rapporté que le coronavirus pouvait survivre longtemps, en particulier sur une surface lisse subissant peu de frottement, comme les sols des gymnases, souvent utilisés comme abris temporaires. D'après lui, il est important de s'occuper de ce problème lié aux gouttelettes lorsqu'il s'agit d'évacuer dans de telles installations.

Nous avons également rencontré la professeure Kanbara Sakiko de l'Université de Kochi. Elle est spécialisée dans les mesures de prévention des maladies infectieuses au sein des centres d'évacuation. Elle précise que dormir en grand nombre, sur le sol d'un seul centre d'évacuation, peut augmenter le risque d'infection. Selon elle, dormir sur des lits de fortune en carton, pour se tenir à une certaine distance du sol, est une mesure préventive efficace.

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62. Évacuation lors d'une catastrophe dans un contexte de pandémie
(3. Que faire une fois dans le centre d'évacuation)

Ce point est spécialement à destination des étrangers au Japon.

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Cette semaine, nous vous proposons une série, en cinq parties, sur les points importants à suivre lorsque vous devez évacuer votre domicile en raison d'une catastrophe dans un contexte de pandémie. La question d'aujourd'hui est la suivante : que faut-il garder à l'esprit une fois installé dans le centre d'évacuation ?

Lorsque vous séjournez dans un refuge, il faut absolument éviter les espaces fermés, les endroits bondés et les lieux favorisant le contact étroit. Voici ce que vous pouvez faire : garder les lieux bien ventilés, maintenir une distance physique d'environ deux mètres avec les autres et éviter toute conversation avec quelqu'un de trop proche.

Vous pouvez également vous asseoir dos à dos, afin d'éviter d'être en face de votre interlocuteur, et mettre en place des cloisons en carton. Ces mesures aident à empêcher que les gouttelettes, projetées en cas de toux et d'éternuements, atteignent les autres.

Il est fortement conseillé de se laver et de se désinfecter les mains. Assurez-vous de vous laver les mains ou de les désinfecter avec une solution hydroalcoolique avant de manger et en sortant des toilettes. Faites de même après avoir touché quelque chose que de nombreuses personnes peuvent également toucher, comme les poignées de porte et les rampes.

Pendant votre séjour dans un centre d'évacuation, prenez votre température et vérifiez régulièrement votre condition physique. Il faut informer le personnel du refuge lorsque vous remarquez une anomalie afin que vous puissiez discuter des mesures appropriées.

Les infections ont tendance à se propager rapidement au sein des centres d'évacuation pendant les périodes de catastrophe. À la suite du tremblement de terre et du tsunami de 2011, des dizaines de personnes ont attrapé la grippe dans un refuge de la préfecture d'Iwate. Après le tremblement de terre de 2016 qui a secoué la préfecture de Kumamoto, des personnes, rassemblées dans un centre d'évacuation à Minami-Aso, ont attrapé la grippe et le norovirus.

Nous vous donnerons demain d'autres conseils utiles pour tout séjour dans un centre d'évacuation.

Les données présentées ici datent du 15 juillet.

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61. Évacuation lors d'une catastrophe dans un contexte de pandémie
(2. Que préparer avant de se rendre dans un refuge)

Ce point est spécialement à destination des étrangers au Japon.

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Cette semaine, nous vous proposons une série, en cinq parties, sur les points importants à suivre lorsque vous devez évacuer votre domicile en raison d'une catastrophe dans un contexte de pandémie. La question aujourd'hui porte sur les préparatifs à mettre en place avant de se rendre dans un refuge.

Les centres d'évacuation ont tendance à être bondés lorsqu'il y a un danger imminent de catastrophe. Cela signifie qu'il existe un risque élevé de propagation du virus. Lorsque vous vous rendez dans un refuge, assurez-vous d'apporter des masques, un désinfectant à base d'alcool et un thermomètre.

Si vous n'avez pas de masque, vous pouvez utiliser une serviette ou un gant de toilette suffisamment grand pour couvrir votre bouche et votre nez. Si vous n'avez pas de solution hydroalcoolique, vous pouvez utiliser des lingettes désinfectantes à la place. Il peut y avoir une pénurie de masques au Japon et certains gouvernements locaux ne disposent pas d'un stock suffisant pour les personnes évacuées. Il est préférable d'apporter ses propres masques.

Il est important de bien vérifier en continu sa santé pour éviter de propager l'infection. Prenez votre température régulièrement. La fièvre, la toux et une forte sensation de fatigue sont des indicateurs d'une possible infection au coronavirus.

Demain, nous vous indiquerons les points importants à suivre une fois installé dans un centre d'évacuation.

Les données présentées ici datent du 14 juillet.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

Veuillez partager ces informations si vous avez des amis ou des parents qui habitent dans les régions touchées par les fortes pluies récentes.

60. Évacuation lors d'une catastrophe dans un contexte de pandémie 
(1. évacuation en différents endroits)

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui porte sur le comportement prudent à adopter lors d'une évacuation en cas de catastrophe.

Le coronavirus pourrait facilement se propager si de nombreuses personnes se retrouvent dans des centres d'évacuation en cas de catastrophe.

Ainsi, désormais, dans une telle situation, il est important pour la population de se rendre, bien sûr, dans des centres d'évacuation désignés, mais également ailleurs, comme par exemple le domicile d'un membre de la famille ou celui d'une connaissance, voire des hôtels. Il est aussi possible de rester à la maison ou dans sa voiture.

Si vous avez des parents ou des amis qui habitent dans des zones sûres, et sur lesquels vous pouvez compter, il est possible d'envisager de rester chez eux afin d'éviter la surpopulation dans les centres d'évacuation.

Vous pouvez également envisager de rester à la maison si vous habitez dans un immeuble d'appartements en hauteur ou si votre domicile possède une structure robuste. L'habitation ne doit pas être construite dans une zone dangereuse, notamment près des rivières, sur des terres à baisse altitude ou à flanc de montagne.

Dormir temporairement dans une voiture est également une option, si le véhicule ne se trouve pas, par exemple, dans une zone sujette aux inondations, à flanc de montagne ou à proximité de bâtiments effondrés. Dans ce cas, vous devez veiller à faire régulièrement de l'exercice et à aérer votre véhicule.

Mais si vous avez des inquiétudes concernant votre environnement, il est fortement conseillé de vous rendre dans un centre d'évacuation, et ce, sans aucune hésitation.

Les données présentées ici datent du 13 juillet.

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59. Peut-on utiliser des désinfectants pour textiles pour se désinfecter les mains ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : peut-on utiliser des désinfectants pour textiles, que l'on trouve dans le commerce, pour se désinfecter les mains ?

Nous avons posé la question à deux grands fabricants de produits de consommation, Kao Corporation et Proctor & Gamble Japan, qui produisent et vendent des désinfectants pour textiles. Selon les deux entreprises, les consommateurs devraient s'abstenir d'utiliser ce genre de désinfectant pour se désinfecter les mains et les doigts.

Kao Corporation précise que les produits désinfectants sont développés pour être utilisés à diverses fins et que les désinfectants pour textiles ne doivent pas être utilisés sur la peau.

P&G Japan affirme que les produits désinfectants pour textiles ont pour objectif de désodoriser et de désinfecter les tissus pour obtenir une sensation de fraîcheur. Selon l'entreprise, les consommateurs devraient s'abstenir d'utiliser, sur leurs mains, des produits en aérosol conçus pour être notamment appliqués sur les poignées de portes et les bureaux.

Les données présentées ici datent du 10 juillet.

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58. Les visières de protection

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question aujourd'hui est de savoir si nous pouvons porter des visières de protection, comme celles utilisées par les médecins et les infirmières, au lieu de masques afin de prévenir des infections.

Une visière de protection est utilisée pour couvrir la partie supérieure et inférieure du visage. Son objectif principal est d'empêcher le virus de pénétrer dans l'organisme via les yeux. Le personnel des établissements de santé porte toujours un masque chirurgical ainsi qu'une visière de protection.

Nous avons posé la question à Sugawara Erisa, professeure à l'école supérieure de l'université de médecine de Tokyo. Mme Sugawara a indiqué qu'une visière de protection, comme un masque en tissu, est utile lorsque des personnes, à proximité, se parlent. Elle empêche l'individu qui la porte de projeter des gouttelettes sur les autres.

Cependant, elle a précisé qu'une visière de protection ne protégeait pas suffisamment le porteur de l'infection. Selon elle, cette visière est efficace pour empêcher la personne de se toucher le nez ou la bouche avec les mains, mais elle ne peut pas empêcher le virus de s'infiltrer dans le corps par le nez et la bouche.

Mme Sugawara a aussi indiqué que, lors de l'utilisation d'une visière de protection, il fallait éviter de toucher sa surface extérieure, susceptible d'être contaminée par le virus. Il faut également la nettoyer avec de l'alcool ou la laver avec du savon après utilisation.

Mme Sugawara a ajouté que le moyen le plus efficace de prévenir l'infection était de réduire au maximum les contacts entre individus et de se laver régulièrement les mains.

Les données présentées ici datent du 9 juillet.

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57. Le port du masque sans se couvrir le nez

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : "Certaines personnes portent un masque sans se couvrir le nez. Qu'en pensent les experts ?"

L'objectif principal du port d'un masque est d'empêcher la propagation des gouttelettes projetées par les voies respiratoires et de bloquer celles émises par une personne infectée. Si votre nez est exposé, les gouttelettes causées par des éternuements seront dispersées. De plus, lorsqu'on inhale, 90% de la prise d'air se fait par le nez. Ne pas couvrir ce dernier augmente le risque d'infection.

Lorsqu'on retire son masque, il faut s'assurer que la distance qui nous sépare des autres est suffisante. Les gouttelettes projetées par les voies respiratoires pourraient voyager jusqu'à environ deux mètres. Afin de prévenir les coups de chaleur, le ministère japonais de la Santé recommande de retirer son masque lorsqu'on se trouve à au moins deux mètres d'une autre personne.

Selon Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon, il n'est pas obligatoire de porter un masque tout le temps, seulement lorsque c'est nécessaire. Mme Sakamoto précise que garder constamment son masque en place peut entraîner le risque de subir un coup de chaleur.

Le choix de la composition du masque est également important, en particulier pendant les mois d'été. De nombreuses personnes fabriquent leurs propres masques en utilisant divers matériaux. L'Organisation mondiale de la santé fournit des informations sur l'efficacité des différents types de matériaux, utilisés pour les masques, en termes de respirabilité et d'efficacité de filtration, ce qui correspond à la capacité du matériau à filtrer les gouttelettes. L'OMS indique que le nylon offre une efficacité de filtration élevée mais une faible respirabilité. Le coton utilisé pour la gaze a une bonne respirabilité ,mais il est peu efficace en termes de filtration. L'OMS explique que le coton doit être combiné avec d'autres matériaux afin d'augmenter son efficacité de filtration.

Selon un groupe de médecins spécialisés en pédiatrie, les masques ne doivent pas être portés par des enfants de moins de deux ans, en raison du risque d'étouffement.

Mme Sakamoto, de l'hôpital international St. Luke, indique qu'au-delà de porter des masques, il faut aussi prendre des mesures préventives de base, telles que la désinfection des mains. Mais éviter les espaces fermés, les endroits bondés et les lieux favorisant le contact rapproché reste le plus important.

Les données présentées ici datent du 8 juillet.

56. Le lavage des masques en tissu

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : comment laver les masques en tissu?

Le gouvernement japonais en a distribué, précisant qu'ils pouvaient être utilisés plusieurs fois.

Le point important est de ne pas les frotter.
Selon le ministère japonais de la Santé, il faut d'abord faire tremper le masque en tissu dans un lavabo ou un évier avec de l'eau et du détergent, pendant environ 10 minutes. La quantité de détergent nécessaire dépend du produit, mais, en règle générale, il s'agit de 0,7 gramme, soit environ une demi-cuillère à soupe pour deux litres d'eau. Ensuite, il faut laver le masque en le pressant doucement avec les mains et le rincer soigneusement simplement avec de l'eau. 

Si l'on souhaite utiliser une machine à laver, il suffit de placer le masque dans un filet de la même taille environ que ce dernier.

Il faut ensuite sécher l'excès d'eau du masque avec une serviette propre et le laisser sécher à l'air libre et à l'ombre.

Selon le ministère, il est préférable de laver les masques en tissu une fois par jour. Il recommande de ne plus les utiliser lorsqu'ils se déforment.

Les données présentées ici datent du 6 juillet.

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55. Efficacité des masques pour prévenir les infections

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : "Les professionnels de la santé portent des masques. Mais j'entends parler, aux actualités, que des médecins et des infirmières sont quand même infectés. Les masques sont-ils vraiment efficaces pour prévenir les infections?"

Il n'est pas 100% certain que les masques chirurgicaux peuvent prévenir les infections. Les masques jetables, largement utilisés, ne bloquent pas totalement les virus, leur efficacité dans la prévention des infections est donc considérée comme limitée même s'ils sont quand même efficaces.

Dans les établissements médicaux, les employés portent des masques ainsi que d'autres protections basées sur des expertises de spécialistes. Cependant, les masques seuls n'offriraient pas énormément de protection.

Les masques N95 sont des masques médicaux de haute performance portés par de nombreux professionnels de la santé dans les unités de soins intensifs. Ils peuvent efficacement filtrer les virus, mais ils rendent la respiration difficile pour celui qui le porte. Pour une bonne utilisation des masques N95, il est nécessaire de vérifier au préalable la meilleure façon de les porter et de les utiliser. Quel que soit le type de masque porté, toucher son visage avant de se désinfecter les mains augmentera le risque d'infection.

D'autre part, lorsqu'ils sont portés par une personne infectée par le virus, les masques jetables réduiraient considérablement le risque de transmission du virus par l'individu contaminé.

Jusqu'à présent, le nouveau coronavirus est principalement transmis par des gouttelettes projetées via les voies respiratoires. Une personne infectée émet une grande quantité de virus deux jours environ avant de présenter les premiers symptômes. Cette grande quantité est également produite à l'apparition de ces mêmes symptômes. Le port d'un masque réduit considérablement la dispersion des gouttelettes, après une toux ou des éternuements, ainsi que des microgouttelettes, les petites particules émises lors des conversations.

Lors d'une conférence de presse en mai, Omi Shigeru, chef adjoint du panel d'experts du gouvernement japonais, a indiqué qu'il souhaitait que toute personne, présentant des symptômes ou non, porte un masque afin de réduire le risque de propagation du virus.

Selon lui, bien qu'il y ait eu des différends sur l'utilisation des masques, un consensus général est en train d'être atteint dans plusieurs pays ainsi qu'à l'Organisation mondiale de la santé.

Les données présentées ici datent du 3 juillet.

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54. Test de dépistage d'anticorps et test PCR

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : existe-t-il un lien entre le fait d'avoir ou non des anticorps et le fait que l'on s'avère positif ou négatif après un test PCR? "

Intéressons-nous d'abord au test de dépistage des anticorps. Un tel test consiste à vérifier si l'on possède un type de protéine, appelée « anticorps », créée par les cellules immunitaires dans le sang lorsqu'elles combattent les différents virus qui infectent le corps. Lors de ce test, quelques gouttes de sang sont prélevées et l'échantillon est ensuite placé dans un kit de test. Cependant, il est bon de noter que la création d'anticorps prend du temps et que ces derniers ne peuvent pas être immédiatement détectés après une infection.

L'Institut national japonais des maladies infectieuses a examiné des échantillons de sang prélevés sur des personnes infectées par le coronavirus en utilisant des kits de test de dépistage d'anticorps disponibles dans le commerce. D'après un constat, ce n'est que deux semaines après le développement de symptômes chez un individu que des anticorps ont été détectés, en grande partie, parmi les échantillons.

A présent, intéressons-nous à un test PCR. Ce dernier détermine une infection, ou non, par le virus avec une grande précision. Si le test s'avère positif, cela signifie que la personne a des virus dans son corps. Cependant, il arrive souvent que les anticorps ne soient pas détectés, n'ayant pas été créés à temps. Et si le résultat s'avère négatif lors d'un test PCR, cela signifie très probablement qu'il n'y a pas d'infection ou que le virus a déjà été éjecté du corps après la contamination. Dans ce cas-là, il est alors possible qu'une personne soit testée positive lors d'un test de dépistage d'anticorps.

Un autre type de test est également en cours de développement. Ce nouveau test devrait permettre la détection d'un autre type d'anticorps connu pour apparaître dans le sang immédiatement après l'infection du corps par le virus. Les espoirs sont grands, car il pourrait alors remplacer le test PCR. Cependant, il existe quelques obstacles en termes de précision.

Les données présentées ici datent du 2 juillet.

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53. Fonctionnement et importance du système immunitaire

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question porte sur le fonctionnement du système immunitaire et son importance.

Le système immunitaire de l'homme, ainsi que celui d'autres espèces, le défend en détectant, en attaquant et en éliminant les virus, les bactéries et autres corps étrangers.

Les cellules immunitaires, considérées comme un type de globules blancs, jouent un rôle majeur dans la lutte contre les infections virales. Elles produisent des protéines appelées anticorps en grande quantité, ce qui empêche le virus de se multiplier à l'intérieur du corps de l'hôte, empêchant ce dernier d'être malade.

Mais lorsqu'un virus inconnu, comme c'est le cas pour le nouveau coronavirus, pénètre dans l'organisme, les cellules immunitaires n'ont pas le temps de produire des anticorps afin d'arrêter sa propagation. C'est à ce moment-là que l'hôte tombe malade.

L'être humain, cependant, a d'autres mécanismes immunitaires en plus de produire des anticorps. Il existe d'autres types de cellules immunitaires dans le sang qui peuvent empêcher l'hôte de tomber gravement malade ou d'accélérer son rétablissement.

Le professeur Motohashi Shinichiro est un expert en immunologie à l'École supérieure de médecine de l'Université de Chiba. Il explique qu'une alimentation équilibrée et un sommeil suffisant sont nécessaires pour alimenter les cellules immunitaires. Selon lui, nous devons garder à l'esprit que ces actions sont essentielles au bon fonctionnement des cellules immunitaires.

Les données présentées ici datent du 24 juin.

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52. Piqûres de moustiques et infection

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : les moustiques peuvent-ils transmettre le coronavirus ?

Le site internet de l'Organisation mondiale de la santé indique clairement que « le nouveau coronavirus ne peut pas être transmis par des piqûres de moustiques ». Il explique qu'à ce jour, il n'y a eu aucune information ni preuve qui indique que le virus puisse être transmis par les moustiques.

L'organisme précise : « Le nouveau coronavirus est un virus respiratoire qui se propage principalement via les gouttelettes générées lorsqu'une personne infectée tousse ou éternue, ou via des gouttelettes de salive, ou encore des sécrétions nasales ».

Il conseille ainsi : « Pour vous protéger, nettoyez-vous fréquemment les mains avec une solution hydroalcoolique ou lavez-les à l'eau et au savon. Évitez également tout contact étroit avec des personnes qui toussent ou éternuent ».

Les données présentées ici datent du 30 juin.

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51. Le brossage des dents efficace contre la propagation du virus ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : est-ce que le brossage des dents aide à lutter contre la propagation du coronavirus ?

Nous avons posé la question à Tonami Kenichi, professeur à l'Université de médecine et d'odontologie de Tokyo. Il précise que dans le cas d'un rhume, la salive jouerait un rôle dans la prévention de la propagation des virus en les gardant dans la bouche des personnes.

Cependant, les bactéries buccales augmentent lorsqu'on ne se brosse pas les dents. Les bactéries libèrent des enzymes responsables d'un contexte favorable à l'infection des personnes.

L'éradication des bactéries buccales par le brossage des dents aiderait à prévenir l'infection.

M. Tonami explique que l'efficacité du brossage des dents sur le coronavirus n'est pas encore assurée, mais qu'il y a de bonnes raisons de penser que ce geste est une mesure préventive dans l'ensemble.

Les données présentées ici datent du 29 juin.

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49. Comparaison avec la grippe espagnole de 1918

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : "J'ai entendu dire que l'épidémie de grippe espagnole s'était produite en trois vagues. Veuillez m'en dire plus."

La pandémie grippale de 1918, également appelée grippe espagnole, a été causée par une nouvelle souche de virus grippal. L'Organisation mondiale de la santé affirme qu'environ 500 millions de personnes, soit environ un quart de la population mondiale à cette époque, ont été infectées et que 40 millions de personnes en sont mortes.

La grippe espagnole s'est propagée, pour la première fois dans le monde, à partir du printemps 1918 et s'est s'atténuée pendant l'été. Mais une deuxième vague s'est produite à l'automne de la même année, suivie d'une troisième vague au début de 1919.

La deuxième vague aurait été la plus meurtrière et serait responsable d'au moins 20 millions de morts dans le monde.

Au Japon, l'épidémie de grippe espagnole s'est produite, à trois reprises, entre l'automne 1918 et le printemps 1921. Les archives, conservées par le ministère de l'Intérieur de l'époque, montrent qu'environ 23,8 millions de personnes ont été infectées et que 390 000 personnes ont été victimes de cette grippe dans l'Archipel.

Le Japon a surtout souffert de l'épidémie lors de la première vague, débutée à l'automne 1918, avec 21,2 millions de personnes infectées et 260 000 morts. En automne 1919, la deuxième vague a été responsable de 2,4 millions de cas d'infection et de 130 000 décès. Mais le taux de mortalité était plus élevé lors de la deuxième vague.

Aujourd'hui, les experts avertissent que la pandémie de coronavirus pourrait également produire une deuxième et une troisième vague, comme la grippe espagnole.

Les données présentées ici datent du 24 juin.

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48. Les circonstances de reproduction du virus

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Les questions aujourd'hui sont les suivantes : "Dans quelles circonstances le nouveau coronavirus se reproduit-il ? Se multiplie-t-il seulement à l'intérieur de notre corps?"

Nous avons posé ces questions au professeur Kunishima Hiroyuki, de l'École de médecine de l'Université St. Marianna, expert en maladies infectieuses. Selon M. Kunishima, les virus et les bactéries font partie des micro-organismes qui provoquent des maladies.

Les bactéries sont considérées comme une forme de vie primitive constituée d'une seule cellule. Elles peuvent donc se reproduire seules.

Les virus sont beaucoup plus petits que les bactéries. Ils se composent de gènes ou d'acides nucléiques et d'une couche protectrice, mais ils n'ont pas de cellule. Les virus ne peuvent pas se reproduire seuls. Ils ont la capacité de se multiplier une fois à l'intérieur des cellules d'un homme ou d'un animal, qu'ils infectent alors.

Cela signifie que le nouveau coronavirus ne peut pas se reproduire sur un mur et sur toute autre surface sur laquelle il se trouve. Mais nous savons que le virus maintient sa capacité infectieuse sur de telles surfaces pendant un certain temps.

Selon le professeur Kunishima, nous avons tendance à toucher de nombreuses surfaces contaminées, comme des poignées de porte et des mains courantes, lorsque nous sommes dehors. Pour prévenir l'infection, il explique qu'il est nécessaire de se laver les mains ou de se les frotter avec une solution hydroalcoolique, une fois à la maison, au bureau ou encore avant de manger.

Les données présentées ici datent du 24 juin.

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47. Contamination via la monnaie

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : peut-on être infecté lors d'un échange de monnaie ?

Le professeur Mikamo Hiroshige de l'Université de médecine d'Aichi, spécialisé dans le contrôle des infections, affirme que tout dépend de la quantité de virus. Selon lui, si quelqu'un a le virus entre les mains et qu'il touche des billets de banque ou des pièces de monnaie, il vaut mieux supposer que le virus restera sur la surface de l'argent pendant un certain temps. Afin de prévenir les infections, il est important de se laver les mains avec du savon ou de les désinfecter avec des solutions hydroalcooliques ou d'autres désinfectants avant de se toucher la bouche ou le nez. Le professeur recommande également ces gestes barrières après tout contact avec un nouvel achat.

Les données présentées ici datent du 23 juin.

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46. Durée de vie du virus sur les surfaces

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : combien de temps peut survivre le nouveau coronavirus sur la surface d'un objet ?

Selon un rapport de chercheurs au sein des Instituts américains de la santé, ainsi que d'autres organisations, le virus disparaît de la surface des objets au fil du temps. Ils précisent que le virus n'est plus détecté sur le cuivre après quatre heures et sur le carton après 24 heures.

Cependant, le virus survit sur le plastique pendant 72 heures et sur l'acier inoxydable pendant 48 heures.

Les données présentées ici datent du 22 juin.

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45. Qu'arrive-t-il au virus lorsqu'il est gelé ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question aujourd'hui est la suivante : qu'arrive-t-il au virus lorsqu'il est gelé?

Nous avons posé la question à Sugawara Erisa, professeure à l'Ecole Supérieure de l'université de médecine de Tokyo et spécialisée dans la prévention des infections.

Alors que les caractéristiques du nouveau coronavirus sont encore largement inconnues, des études internationales sur le virus du SRAS, similaire au coronavirus, ont déjà été menées.

Une étude a montré que le virus du SRAS n'a pas réussi à survivre lors d'un test réalisé dans un environnement à la température relativement élevée (56° Celsius). Par contre, le virus a bien réussi à survivre face à des températures inférieures à zéro (-80° Celsius) pendant environ trois semaines.

L'étude suggère que le nouveau coronavirus pourrait être sensible à la chaleur et relativement résistant aux basses températures.

Selon Mme Sugawara, si le nouveau coronavirus se trouve, par exemple, à la surface de produits alimentaires, il peut alors survivre dans le réfrigérateur ou le congélateur pendant une plus longue période. Il est donc conseillé de désinfecter l'emballage extérieur des aliments avant de les mettre au réfrigérateur et au congélateur, et de se laver soigneusement les mains avant et après la cuisson. Pour elle, la plupart des produits peuvent être consommés en toute sécurité s'ils sont chauffés.

Les données présentées ici datent du 19 juin.

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44. Question de l'élimination du virus dans un four à micro-ondes

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : Si un emballage alimentaire est infecté par le virus, peut-on l'éliminer en chauffant l'emballage dans un four à micro-ondes?

Les fours à micro-ondes utilisent des ondes électromagnétiques pour agiter les molécules d'eau dans les aliments afin de les réchauffer.

Sugawara Erisa, professeure à la Tokyo Healthcare University Postgraduate School, spécialiste de la prévention des infections, affirme que les aliments eux-mêmes peuvent être consommés s'ils sont suffisamment chauffés dans un four à micro-ondes.

Mais elle souligne qu'il n'y a aucune preuve que les fours chauffent suffisamment la surface de l'emballage pour faire perdre au virus, qui s'y trouve, son infectiosité.

Selon Mme Sugawara, il est important de se laver fréquemment les mains avant et après la cuisson et les repas.

Les données présentées ici datent du 18 juin.

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43. Le vaccin BCG contre la tuberculose

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : "Est-il vrai que les pays, où le vaccin BCG contre la tuberculose est utilisé, ont un taux de mortalité plus faible dans le cadre du coronavirus?"

Le vaccin BCG est fabriqué à partir de la souche affaiblie d'une bactérie, qui est à l'origine de la tuberculose chez les vaches. Il est également similaire aux bactéries qui causent la maladie chez l'Homme. Au Japon, tous les nouveau-nés sont vaccinés par le BCG avant l'âge d'un an. La politique de vaccination par le BCG est différente selon les pays et les territoires. Les États-Unis et l'Italie font partie des pays ne possédant pas de programme universel de vaccination par le BCG.

Des chercheurs, en dehors du Japon, ont souligné que les pays, où les programmes de vaccination par le BCG sont systématiques, connaissent un taux de mortalité, lié au coronavirus, moins élevé. Des essais cliniques sont en cours en Australie et aux Pays-Bas afin de savoir si le BCG permet d'éviter les infections au coronavirus ainsi que l'aggravation des symptômes.

Le 3 avril, la Société japonaise de vaccinologie a présenté son point de vue sur la question.

Selon elle, l'efficacité du BCG, contre le virus, n'a pas encore été confirmée scientifiquement. Pour le moment, elle ne recommande pas la vaccination comme mesure de prévention.

Elle affirme que certaines personnes âgées, non vaccinées, demandent à l'être pour se protéger du coronavirus. Mais la Société japonaise de vaccinologie précise que le BCG est un vaccin destiné aux nourrissons et que son efficacité et sa sûreté n'ont pas été confirmées pour les personnes âgées.

Elle indique également qu'il est nécessaire d'éviter une augmentation de ces vaccins en dehors de leur fonction première, ce qui pourrait perturber son approvisionnement dans le cadre de la vaccination des nourrissons.

Les données présentées ici datent du 17 juin.

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42. Quid du virus sur la peau et dans le corps

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Les questions d'aujourd'hui sont les suivantes : Qu'advient-il du virus lorsqu'il se trouve sur notre peau et reste-t-il dans le corps d'une personne qui ne présente pas de symptômes?

Nous avons posé ces questions au professeur Kunishima Hiroyuki, spécialiste des maladies infectieuses à l'école de médecine de l'Université St. Marianna. Il explique que le virus ne peut se multiplier que s'il pénètre et infecte les cellules d'un organisme vivant.

Le nouveau coronavirus est connu pour infecter principalement ses hôtes via les membranes de leur nez ou de leur bouche et se multiplier notamment dans les cellules de la gorge et des poumons. Le virus est dans l'incapacité de se multiplier s'il se trouve à la surface des mains ou des pieds.

Mais si une personne a le virus sur ses mains et se touche ensuite les yeux, le nez ou la bouche, elle peut alors être infectée. Le virus, qui se trouve sur la peau d'une personne, peut être éliminé grâce à du savon. Il faut donc rester propre en se lavant soigneusement les mains ou en utilisant des désinfectants, comme l'alcool, avant de se toucher le visage.

Certains virus comme celui de l'herpès, qui cause la varicelle, restent dans le corps humain même après que la personne s’est rétablie. Mais en règle générale, le coronavirus est différent. Si une personne est infectée et présente des symptômes, à terme, son système immunitaire fera disparaître le virus de l'organisme.

Les données présentées ici datent du 15 juin.

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41. Rayons ultraviolets et ozone

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : L'exposition aux rayons ultraviolets ou à l'ozone permet-elle d'annihiler le virus ?

Nous avons discuté avec Ohge Hiroki, professeur à l'Université d'Hiroshima et expert en maladies infectieuses. Selon lui, on s'attend à ce que l'exposition aux rayons ultraviolets de haute intensité, à la longueur d'onde spécifique, des virus et bactéries à l'origine de nombreuses maladies, soit efficace afin de diminuer leur infectiosité.

On s'attend également à ce que des dispositifs, déjà mis en pratique et émettant des rayons ultraviolets très efficaces, permettent d'obtenir de bons résultats dans la lutte contre le nouveau coronavirus. Un appareil est utilisé à l'hôpital universitaire d'Hiroshima dans les chambres ayant accueilli des patients porteurs du coronavirus. De tels rayons ultraviolets sont ainsi émis dans toute la pièce.

Cependant, la lumière du soleil semble être inefficace pour annihiler des virus similaires, qui, eux, peuvent être détruits avec l'appareil mentionné dans le paragraphe précédent. Bien que la lumière du soleil provoque un rayonnement ultraviolet, les rayons sont de forces différentes. Ils sont beaucoup moins intenses que les rayons créés par les appareils mentionnés.

En ce qui concerne l'ozone, selon un rapport publié en mai par un groupe de chercheurs de plusieurs universités japonaises, la capacité infectieuse du nouveau coronavirus diminue à la suite d'une exposition du virus à de l'ozone hautement concentrée pendant environ une heure. M. Ohge explique que l'ozone, dans le cadre de cette expérience, avait une concentration comprise entre 1 ppm et 6 ppm, ce qui est considéré comme nocif pour l'Homme.

Les appareils utilisant de l'ozone à l'état gazeux pour la stérilisation et la désodorisation, vendus pour un usage quotidien, ne proposent pas des concentrations aussi élevées. L'efficacité de l'ozone faiblement concentrée contre le nouveau coronavirus n'a pas été confirmée.

L'Agence japonaise de la consommation conseille aux utilisateurs de demander aux fabricants s'ils peuvent scientifiquement affirmer que leurs produits, y compris ceux utilisant de l'ozone, sont efficaces contre le coronavirus.

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40. Le port du masque en été

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : Quelles précautions faut-il prendre lorsque l'on porte un masque en été?

L'hémisphère Nord s'apprête à vivre la pleine chaleur de l'été. Le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales explique que plus de soins seront nécessaires contre les coups de chaleur cette année, car de nombreuses personnes vont porter un masque afin de lutter contre le coronavirus.

Le ministère conseille aux citoyens d'enlever leurs masques lorsque la distance sociale est suffisante (au moins deux mètres). Il les invite également à éviter tous travaux ou exercices pénibles en portant un masque. Le ministère recommande également à la population de boire régulièrement de l'eau, même lorsque l'on ne ressent pas la soif.

Le professeur Yokobori Shoji de la Nippon Medical School Graduate School, qui possède de solides connaissances sur les coups de chaleur, explique que le port d'un masque ne rend pas nécessairement une personne vulnérable aux coups de chaleur. Mais il précise que porter un masque rend la respiration plus difficile. Il existe des données qui montrent que le rythme cardiaque et la fréquence respiratoire augmentent de 10% en cas de port du masque. Le professeur souligne que l'exercice ou l'augmentation de la température de l'air augmente le risque de coup de chaleur.

Selon le professeur, il est important de prévenir des éventuelles transmissions par aérosols, mais les personnes âgées ou les personnes vivant seules doivent être particulièrement attentives aux coups de chaleur. À l'extérieur, il recommande aux personnes d'enlever leurs masques et de se reposer dans des endroits peu fréquentés, comme sous un arbre. Il conseille également de changer de masque après une forte respiration, car l'air passe plus difficilement à travers les masques humides.

Les données présentées ici datent du 11 juin.

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39. Climatiseur et climatisation dans les bâtiments

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : A quoi faut-il faire attention lors de l'utilisation d'un climatiseur?

Comme la saison estivale débute dans l'hémisphère nord, certaines personnes peuvent s'inquiéter de la ventilation dans les espaces climatisés. La plupart des climatiseurs à usage domestique font circuler l'air intérieur et n'ont pas de fonction de ventilation. De nombreux utilisateurs ont probablement leurs fenêtres fermées lorsqu'ils utilisent leur climatiseur.

Yamamoto Yoshihide, professeur agrégé à l'Université polytechnique de Tokyo, est également membre de l'Institut d'architecture du Japon. Son principal domaine d'études comprend la ventilation dans les bâtiments. Il propose la combinaison de la climatisation et de la ventilation naturelle.

Dans les régions comportant quatre saisons, M. Yamamoto recommande d'ouvrir légèrement les fenêtres afin d'absorber l'air extérieur lors de l'utilisation de climatiseurs, au début de l'été, lorsque la chaleur est acceptable. Lorsque la pièce devient trop chaude, il faut refroidir l'air en fermant brièvement les fenêtres ou en rétrécissant l'ouverture.

Au milieu de l'été, lorsque le risque de coup de chaleur augmente, M. Yamamoto recommande l'utilisation des ventilations de la maison comme celles des toilettes ou de la cuisine, au lieu d'ouvrir les fenêtres. Cela prévaut également pour les zones tropicales.

La plupart des maisons sont conçues pour absorber l'air extérieur lorsque les ventilations sont en marche. Cela permet la création d'un flux d'air entre l'intérieur et l'extérieur d'un bâtiment, même lorsque les fenêtres sont fermées. Veuillez demander à un expert si vous souhaitez savoir comment fonctionne la ventilation dans votre maison.

Les données présentées ici datent du 10 juin.

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35. Température et cuisson des aliments

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, les questions sont les suivantes : «Jusqu'à quelles températures le nouveau coronavirus peut-il survivre et est-ce que la cuisson des aliments permet de l'éliminer ?».

Les chercheurs précisent que le nouveau coronavirus peut survivre à 37 degrés Celsius, pendant une journée. Le virus disparaît en 30 minutes à 56 degrés Celsius.
Ils ont également découvert que le virus devenait indétectable en cinq minutes à 70 degrés Celsius.

Sugawara Erisa, de la Société japonaise pour la prévention et le contrôle des infections, affirme qu'aucun cas confirmé n'a été lié à la contamination par des aliments, qu'ils aient été chauffés ou non, et que la cuisson suffit à annihiler le virus.

Les données présentées ici datent du 1er juin.

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34. L'aide au loyer

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question est la suivante : Que dois-je faire quand j'ai des difficultés à payer mon loyer?

Les personnes qui ont perdu leur emploi ou qui connaissent une baisse de leurs revenus, à cause de la pandémie, peuvent faire une demande de fonds pour les aider à honorer leur loyer. L'admissibilité est déterminée en fonction de l'évaluation des revenus et de l'épargne des ménages.
Ces fonds sont uniquement disponibles pour l'aide au loyer. Les prêts immobiliers ne sont pas couverts.
Ces fonds couvrent trois mois de loyer, avec un maximum de neuf mois si les conditions sont remplies.
Cette aide ne doit pas être remboursée.
Une consultation téléphonique avec un centre municipal indépendant est requise avant d'en faire la demande. La consultation n'est disponible qu'en japonais.

Le centre d'appels est disponible (uniquement en japonais), tous les jours, de 9h00 à 21h00. Le numéro de téléphone est le 0120-23-5572.

Ces informations datent du 25 mai.

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Pour en savoir plus, veuillez consulter les documents suivants :
*Vous allez quitter le site de NHK WORLD-JAPAN.
Anglais :
https://www.mhlw.go.jp/content/000630855.pdf

Coréen :
https://www.mhlw.go.jp/content/000630856.pdf

Chinois :
https://www.mhlw.go.jp/content/000630857.pdf

Vietnamien :
https://www.mhlw.go.jp/content/000630861.pdf

Portugais :
https://www.mhlw.go.jp/content/000630862.pdf

Espagnol :
https://www.mhlw.go.jp/content/000633665.pdf

33. Comment profiter des programmes d'aide financière liés au coronavirus au Japon ?

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. La question d'aujourd'hui est la suivante : "Comment profiter des programmes d'aide financière liés au coronavirus au Japon ?"

Le Conseil des affaires sociales de chaque préfecture a mis en place un système de prêt de fonds d’assistance sociale pour les ménages confrontés aux dépenses de la vie quotidienne, en raison des arrêts de travail. Il s'agit d'un prêt qui doit être remboursé.

Le "fonds d'urgence à faible montant" est principalement destiné aux ménages subissant une baisse de revenus due à des arrêts de travail temporaires. Jusqu'à 200 000 yens sont disponibles.

Le "fonds de soutien général" est principalement destiné aux ménages dont les membres sont actuellement au chômage ou dont les revenus ont été réduits. La limite du montant du prêt, pour un ménage de deux personnes ou plus, est de 200 000 yens par mois. Pour un ménage d'une personne, le montant est de 150 000 yens par mois. La durée du prêt est en principe de moins de 3 mois.

Le centre d'appels est disponible (uniquement en japonais) tous les jours de 9h00 à 21h00. Le numéro de téléphone est le 0120-46-1999.

Les données présentées ici sont en date du 22 mai.

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32. Animaux de compagnie et infection

Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd'hui, la question porte sur l'infection par le coronavirus des animaux de compagnie. De nombreuses personnes s’interrogent à ce propos depuis qu'un rapport a révélé que le nouveau coronavirus pouvait être transmis entre des chats domestiques.

Le professeur Kawaoka Yoshihiro, de l'Institut des sciences médicales de l'Université de Tokyo, avec des confrères de l'Université du Wisconsin, a infecté trois chats avec le coronavirus, les mettant ensuite en contact avec d'autres chats non contaminés.

Les chercheurs affirment que les chats infectés ne présentaient aucun symptôme, le virus ayant bien été détecté chez les chats grâce à des échantillons nasaux. Deux des trois chats ont été testés positifs pendant six jours.

Le groupe affirme que trois autres chats, non contaminés, ont été mis en contact avec les trois chats infectés. Ils ont ensuite été testés positifs trois à six jours plus tard, ce qui prouve la propagation du virus.

Selon les chercheurs, ces résultats suggèrent que le coronavirus peut se multiplier rapidement dans les organes respiratoires et se propager ainsi facilement entre les chats.

Ils précisent que les chats infectés peuvent ne présenter aucun symptôme et ainsi transmettre le virus sans que le propriétaire ne le sache. Les chercheurs recommandent aux propriétaires de chats de les garder à l'intérieur.

Les données présentées ici datent du 21 mai.

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31. Les troubles du goût et de l'odorat

Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon, répond aux questions fréquemment posées au sujet du nouveau coronavirus.
La question aujourd'hui porte sur le comportement à adopter lorsque des troubles liés au goût apparaissent.

(A.) Mme Sakamoto explique qu'environ 30% des patients atteints par le coronavirus ont affirmé présenter des symptômes liés à la perte du goût et de l'odorat. Si de tels symptômes se manifestent, il y a donc une possibilité d'être infecté par le virus. Mais des symptômes similaires peuvent également apparaître lorsqu'on est contaminé par une autre maladie infectieuse. Après avoir observé ces symptômes quelque temps, il est préférable de consulter un médecin si la fièvre persiste ou si la respiration est difficile.

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30. Les enfants qui passent du temps entre eux à l'extérieur

Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon, répond aux questions fréquemment posées au sujet du nouveau coronavirus.
Aujourd'hui, la question porte sur le risque encouru par les enfants qui passent du temps à l'extérieur, avec des amis, dans le cadre de la pandémie.

(A.) Des écoles primaires et des collèges ont ouvert leurs cours de récréation afin de permettre aux enfants de passer du temps à l'extérieur pendant la fermeture prolongée des écoles au Japon. Mais des parents se demandent peut-être s'il existe des risques d'infection, tout en souhaitant que leurs enfants passent du temps entre amis afin de réduire le stress causé par le fait de rester à la maison plusieurs jours.

Mme Sakamoto précise qu'il ne semble pas y avoir de problème majeur si les parents prêtent attention à quelques détails comme le nombre réduit d'amis, avec qui passer le plus de temps possible, et le lavage des mains au retour à la maison.

Les données présentées ici datent du 13 mai.

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28. Les balades et la course à pied

Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon, répond aux questions fréquemment posées au sujet du nouveau coronavirus.
Aujourd'hui, la question porte sur les risques liés à la marche et à la course à pied en extérieur.

(A.) Lorsqu’il a déclaré l’état d’urgence en conférence de presse, le premier ministre japonais à l’époque, Abe Shinzo, a demandé à la population de s’abstenir de faire des sorties non essentielles et non urgentes. Mais il a également déclaré que le fait de se promener et de courir à l'extérieur ne posait pas de problème, une déclaration qui pouvait pourtant sembler contradictoire. Mais Mme Sakamoto indique qu'il ne faut pas oublier le but principal de la déclaration qui est d'encourager les citoyens à prendre leurs distances avec les autres. Si l'on court en discutant avec un partenaire, des gouttelettes peuvent se propager de l'un à l'autre, ce qui doit être impérativement évité. Mais courir, seul et à l'extérieur, dans une zone où il n'y a personne, est souhaitable, car cela évite tout risque majeur de contamination.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

27. Les supermarchés

Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon, répond aux questions fréquemment posées au sujet du nouveau coronavirus.
La question aujourd'hui est de savoir comment faire attention lors de ses achats dans les supermarchés. 

(A.) Mme Sakamoto explique qu'il ne faut surtout pas oublier de se désinfecter les mains, y compris les paumes, les extrémités des doigts ainsi que les poignets, avec les solutions désinfectantes installées aux entrées des supermarchés. Elle ajoute également qu'il est préférable de s'y rendre lors de plages horaires moins fréquentées.

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25. Le golf

Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon, répond aux questions fréquemment posées au sujet du nouveau coronavirus.
La question aujourd'hui porte sur les comportements prudents à adopter sur les terrains de golf.

(A.) Mme Sakamoto explique qu'il est facile de penser que jouer au golf ne comporte aucun risque, puisque c'est un sport de plein air. Mais jouer au golf, avec de nombreuses personnes, est dangereux. Le terrain de golf, en lui-même, se trouve à l'extérieur et il n'est donc pas considéré comme un endroit fermé. Mais c'est l'utilisation des vestiaires, ou le fait de manger sur place avec du monde, qui augmente le risque. En dehors de cela, il faut toujours faire attention au risque d'infection lorsqu'on se touche négligemment le visage avec une main qui a peut-être touché des zones infectées par le contact d'autres personnes.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN et sur les différents réseaux sociaux.

24. Le cas de logements en collocation

Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon, répond aux questions fréquemment posées au sujet du nouveau coronavirus.
Aujourd'hui, la question est de savoir comment gérer la situation lorsque des personnes, vivant dans un logement en collocation, ont été infectées par le virus.

(A.) Chaque personne, qui vit dans un logement en collocation, possède une chambre privée, mais partage la cuisine et les toilettes avec les autres. Mme Sakamoto explique que le plus important est de désinfecter les choses fréquemment touchées, comme les robinets ou les interrupteurs électriques, avec un détergent dilué ou, si possible, avec un désinfectant à base d'alcool.

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23. Le comportement à adopter lorsque l'on prend un ascenseur ?

Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon, explique que, pour prévenir les infections, il est préférable d'éviter de monter dans les ascenseurs, avec de nombreuses personnes, et d'éviter de discuter avec autrui à l'intérieur, même s'il est évident qu'il est impossible de prendre les escaliers pour monter jusqu'au 10ème ou 20ème étage des immeubles. Ces mesures pourraient atténuer les infections. Mme Sakamoto ajoute qu'il est important de ne pas se toucher le visage avec la main qui a servi à appuyer sur les boutons de l'ascenseur. Après les avoir touchés, il est important de se laver les mains avec du savon et de l'eau, dès que possible.

22. L'efficacité des masques jetables et des masques en coton lavables et réutilisables ?

Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon, explique que plusieurs expériences sont en cours concernant l'efficacité des masques contre le virus. Les expériences montrent que ces deux types de masques sont efficaces, dans une certaine mesure, pour contenir les gouttelettes projetées lorsque l'on tousse et éternue. Mme Sakamoto précise cependant que l'efficacité est loin d'être parfaite, dans les deux cas, et qu'une petite quantité de gouttelettes peut se répandre. Il est donc plus sûr d'éviter de sortir lorsque l'on tousse et éternue.

21. Les patients testés positifs au coronavirus et qui ne présentent pourtant aucun symptôme ?

Sakamoto Fumie, experte en maladies infectieuses à l'hôpital international St. Luke au Japon, explique que certains patients peuvent se rétablir d'eux-mêmes sans montrer de symptômes. En Chine, une équipe de recherches a affirmé que la moitié des patients interrogés n'avaient développé aucun symptôme, ou alors, très légers. Cependant, Mme Sakamoto précise qu'il est important d'observer les patients, pendant environ une semaine, car certains d'entre eux deviennent petit à petit gravement malades.

20. Puis-je utiliser des alcools forts comme désinfectants de substitution ?

Le ministère japonais de la Santé a décidé d'autoriser l'utilisation des alcools forts comme désinfectants de substitution afin de compenser la pénurie d'approvisionnement causée par la pandémie de coronavirus.

Cette décision fait suite aux appels des institutions médicales et des maisons de soins ayant des difficultés à obtenir des désinfectants à base d'alcool.

Le ministère a indiqué à ces institutions, en avril, que les boissons à forte teneur en alcool, produites par les fabricants de spiritueux, pouvaient être utilisées dans le cas où les désinfectants appropriés sont introuvables.

Les boissons, qui comprennent entre 70 et 83 % d'alcool, peuvent être utilisées. Certaines vodkas rentrent dans cette catégorie. Des officiels du ministère soulignent que les boissons, avec une teneur en alcool encore plus élevée, ont une capacité de désinfection inférieure et doivent être diluées lors de leur utilisation.

Ces officiels du ministère soulignent qu'il s'agit d'une mesure exceptionnelle afin de remédier à la pénurie de désinfectants, surtout dans les établissements de santé.

Ils demandent à la population de continuer à se laver soigneusement les mains à la maison pour éviter la propagation de l'infection.

Les données présentées ici sont en date du 27 avril.

18. À quel point la déclaration de l'état d'urgence affecte-t-elle la vie quotidienne au Japon ? ( la seconde partie )

A propos des masques chirurgicaux qui deviennent de plus en plus difficiles à trouver dans l'Archipel.

Via la loi sur les mesures spéciales pour lutter contre le coronavirus, les gouverneurs peuvent demander aux entreprises de vendre des masques et autres biens de première nécessité aux gouvernements locaux. Si les entreprises refusent de se soumettre à cette demande, les gouverneurs sont autorisés à s'approprier ces biens.

Le gouvernement central s'est déjà approvisionné en masques pour les distribuer aux habitants de Hokkaido et aux établissements médicaux selon une loi spécifique de 1973, loi relative aux mesures d'urgence destinées à stabiliser le niveau de vie de la population, qui a été décrétée en réponse au premier choc pétrolier.

Une déclaration d'état d'urgence permet également aux gouverneurs de prendre certaines mesures pouvant juridiquement être applicables. Les gouverneurs peuvent exploiter des terrains et des bâtiments sans le consentement de leurs propriétaires afin de construire des infrastructures médicales temporaires. Ils peuvent également ordonner aux entreprises de stocker des fournitures médicales, de la nourriture et autres biens considérés comme nécessaires.

Si des entreprises ne respectent pas ces demandes et préfèrent cacher ou jeter ces produits, leurs dirigeants pourraient être, par exemple, condamnés à une peine de prison pouvant aller jusqu'à six mois ou à une amende pouvant atteindre environ 2 800 dollars. Ce sont les deux seules mesures qui peuvent entraîner des sanctions.

Au Japon, la déclaration d'urgence ne comprend qu'un faible nombre de mesures applicables et n'imposera pas le même confinement que l'on peut retrouver à l'étranger. Mais la déclaration doit servir à inciter la population et les entreprises à coopérer dans la lutte contre la propagation de l'épidémie.

Comment la déclaration d'état d'urgence affecte-t-elle les services de santé du pays?

Les services de santé ne sont pas inclus dans les équipements qui peuvent fermer à la demande des gouverneurs. Ils restent donc ouverts. De plus, les visites dans les établissements médicaux sont considérées comme des sorties essentielles. Elles ne sont donc pas restreintes, et ce, même lorsqu'il est demandé à la population de rester à domicile. Mais les gouvernements locaux peuvent prendre leurs dispositions afin de se préparer au pic de l'épidémie, en sélectionnant par exemple des établissements qui devront principalement accueillir des patients porteurs du coronavirus et en transférant d'autres patients vers des établissements différents. Le ministère japonais de la Santé prévoit également d'alléger les exigences relatives aux consultations en ligne avec un médecin. Actuellement, les consultations en ligne ne peuvent débuter qu'après une première rencontre physique avec le médecin. Mais le ministère va autoriser ce service en ligne dès la première étape.

A quel point les soins médicaux seront-ils affectés?

Les gouverneurs des préfectures concernées par l'état d'urgence peuvent revoir à la baisse le fonctionnement des établissements médicaux dispensant des soins de jour de courte durée, voire demander leur fermeture. Les prestataires de santé, dont les centres sont fermés, seront invités à continuer de proposer les services nécessaires de plusieurs façons, comme le déplacement à domicile. Les gouverneurs ne peuvent pas demander la fermeture des établissements de soins de type résidence et ceux des prestataires de soins à domicile. Ces derniers sont invités à continuer de proposer leurs services tout en prenant des mesures préventives.

Qu'en est-il des crèches pour enfants?

Les gouverneurs peuvent limiter l'ouverture des crèches si cette mesure est nécessaire afin d'empêcher la propagation du virus, ce qui peut mener à une fermeture temporaire de ces établissements.

Même sans ordre des gouverneurs, les municipalités des zones concernées peuvent considérer la nécessité de réduire le nombre d'enfants acceptés. Les parents pouvant travailler à domicile ou prendre des congés seront invités à ne pas recourir à ce service. Les municipalités ont également la possibilité de fermer temporairement les crèches si un enfant ou un employé est infecté ou si une augmentation significative du nombre de cas dans la région est avérée. Cependant, les municipalités peuvent étudier les différentes manières de proposer des services de garde aux employés du secteur de la santé et aux autres personnes dont le travail est jugé essentiel au bon déroulement de la société, ainsi qu'aux parents seuls qui ne peuvent se permettre de s'absenter du travail.

Ensuite, les bureaux de l'inspection du travail et les centres de recrutement.

En principe, ces services, qui traitent des problématiques liées à l'emploi, resteront ouverts comme à l'accoutumée. Cependant, les centres de recrutement pourraient réduire leurs services en fonction du nombre de cas d'infection.

Quid des services de transport en commun?

Le 7 avril, soit avant que le premier ministre Abe Shinzo ne déclare l'état d'urgence, le ministre des Transports Kazuyoshi Akaba a expliqué à la presse que, même si la déclaration était prononcée, les transports en commun et la logistique seraient nécessaires afin de maintenir le bon déroulement de la vie quotidienne.

Les données présentées ici sont en date du 8 avril.

17. À quel point la déclaration de l'état d'urgence affecte-t-elle la vie quotidienne au Japon?

Premièrement, les sorties.

Les gouverneurs des préfectures concernées peuvent demander aux habitants de s'abstenir de sortir pour des activités non essentielles, pendant une période déterminée.

Les exemptions comprennent les visites à l'hôpital, les courses dans les magasins d'alimentation et les trajets domicile-travail. La demande n'est pas une obligation, mais les citoyens sont tenus de faire preuve de coopération et de s'y appliquer au mieux.

Ensuite, les écoles.

Les gouverneurs peuvent demander ou ordonner la fermeture des écoles. Cette décision est fondée sur une loi spéciale promulguée le mois dernier. Les gouverneurs ont le pouvoir de faire fermer les lycées des préfectures.

Ils peuvent demander la fermeture des écoles privées, des écoles primaires et des collèges, sous la juridiction des municipalités. Ils peuvent ordonner la fermeture d'une école qui ne respecte pas la demande, sans appliquer pour autant de sanction.

À propos des équipements et des magasins.

La loi permet aux gouverneurs de demander de limiter l'utilisation des équipements afin de prévenir la propagation de l'infection. Ils peuvent également demander de limiter ou d'interdire le fonctionnement des équipements à grande échelle, ceux qui possèdent une superficie de plus de 1 000 mètres carrés. Les installations de plus petite taille peuvent recevoir un ordre similaire si cela est jugé nécessaire.

Voici une liste des équipements qui entrent dans la catégorie : les théâtres, les cinémas, les lieux d'événements, les grands magasins, les supermarchés, les hôtels, les auberges, les gymnases, les piscines, les musées, les bibliothèques, les boîtes de nuit, les écoles de conduite et les boîtes à bac.

Les supermarchés sont autorisés à garder ouvertes les sections qui proposent des produits considérés comme nécessaires : produits alimentaires, médicaments et produits hygiéniques. Lorsque certains équipements ne répondent pas à la demande, les gouverneurs peuvent les y obliger.

Ces derniers publient les noms des établissements concernés.

À propos des événements et des salons.

En vertu de la nouvelle loi, les gouverneurs peuvent demander aux organisateurs d'événements de ne pas en organiser. Si un organisateur ne respecte par la demande, ils peuvent lui donner l'ordre d'y mettre fin. Les gouverneurs publient les noms des organisateurs, qui ont reçu cet ordre, sur les sites internet des préfectures ou sur d'autres médias.

Et au sujet des services essentiels.

La déclaration de l'état d'urgence n'a aucun impact sur les services publics considérés comme essentiels. Les fournisseurs d'électricité, de gaz et d'eau sont invités à tout mettre en œuvre afin d'assurer un approvisionnement stable.

Les opérateurs du secteur des transports, de la téléphonie, d'Internet et des services postaux sont également invités à poursuivre leurs activités. La loi n'indique pas de limiter le fonctionnement des transports publics. Le Premier ministre et les gouverneurs peuvent prendre des mesures afin de maintenir le système de transports en fonctionnement afin de répondre aux besoins.

Les données présentées ici sont en date du 7 avril.

16. Quelle est l'efficacité du médicament Avigan ?

Egalement connu sous le nom de Favipiravir, Avigan est un médicament anti-grippe développé, il y a six ans, par une société pharmaceutique japonaise. Comme des effets secondaires ont été signalés lors de tests effectués sur des animaux de laboratoire, le gouvernement japonais n'a pas approuvé son utilisation chez certaines catégories de personnes, telles que les femmes enceintes. Avigan ne sera désormais administré aux patients contaminés par le nouveau coronavirus que dans certains cas, approuvés par le gouvernement.

À l'heure actuelle, aucun autre médicament connu ne peut traiter efficacement les nouveaux patients contaminés par le coronavirus, mais Avigan devrait s'avérer efficace contre le nouveau coronavirus, qui a une multiplication similaire à celle des virus de la grippe. Des recherches sur les effets de ce médicament sont menées dans de nombreuses régions du monde.

Le gouvernement chinois a annoncé les résultats d'une recherche clinique menée dans deux établissements médicaux. L'un d'eux, situé dans la ville de Shenzhen, dans la province du Guangdong, impliquait 80 patients. Les personnes n'ayant pas été traitées par Avigan ont dû attendre 11 jours en moyenne pour que les résultats de leur test passent de positifs à négatifs, contre quatre jours en moyenne pour les patients ayant reçu Avigan comme traitement. Les radiographies des patients ont montré que l'amélioration de l'état pulmonaire n'était pas la même selon la catégorie : 62% pour les personnes n'ayant pas reçu le traitement contre 91% pour les autres.

Le gouvernement chinois a annoncé que ces résultats l'avaient incité à officiellement inclure Avigan en tant que médicament pouvant traiter les patients infectés par le nouveau coronavirus.

Au Japon, une recherche clinique, qui implique 80 patients présentant des symptômes bénins ou asymptomatiques, est en cours depuis mars dans plusieurs établissements, comme le Fujita Health University Hospital, dans la préfecture d'Aichi. Les chercheurs étudient dans quelle mesure le médicament peut aider à réduire la présence du virus.

La société japonaise qui produit Avigan a annoncé qu'elle avait commencé des essais cliniques afin d'obtenir l'approbation du gouvernement. Si l'efficacité et l'innocuité du médicament sont confirmées, l'entreprise prévoit de demander l'assentiment du gouvernement.

Les données présentées ici sont en date du 6 avril.

15. Est-ce que le virus a connu des mutations dans la ville chinoise de Wuhan, en Italie ou dans d’autres pays européens ?

Début mars, des chercheurs chinois ont analysé les gènes du coronavirus prélevé sur plus de 100 malades du monde entier. Ils ont trouvé des différences dans les gènes, qui leur ont permis de définir deux types de coronavirus, le type-L et le type-S.

Le type-S présenterait un matériel génétique proche de celui observé chez la chauve-souris. Le type-L a été trouvé de manière prévalente chez les malades des pays d’Europe. Il s’agirait d’une forme plus récente que le type-S. Ito Masahiro, professeur au département des sciences de la vie de l’université Ritsumeikan, étudie les caractéristiques du virus. Il considère qu’il évolue facilement. Il connaîtrait des changements à mesure que les contaminations augmentent et que sa propagation se répète.

Dans le même temps se pose la question d’une mutation permettant au virus de se transmettre plus facilement. D’après le Pr Ito, il est encore à un niveau où son matériel génétique n’a pas beaucoup changé.

Même s’il y a des différences de gènes entre le type-S et le type-L, les informations restent insuffisantes pour savoir lequel des deux provoque les symptômes les plus graves.

La gravité de la maladie et le taux de mortalité varient selon les pays. Pour le Pr Ito, cela est dû aux populations elles-mêmes, qui présentent des différences notamment au niveau de la proportion de personnes âgées, de la culture en général et alimentaire en particulier.

Les données présentées ici sont en date du 3 avril.

14. Les jeunes peuvent-ils tomber gravement malades lorsqu'ils sont infectés par le virus ?

Les experts ont eu l'habitude de dire que les personnes âgées et les personnes ayant des problèmes de santé sous-jacents avaient tendance à développer des symptômes graves lors d'une infection. Mais le mois dernier, des médias ont indiqué qu'une jeune fille de 21 ans, en Grande-Bretagne, et une jeune fille de 16 ans, en France, toutes deux en bonne santé, avaient succombé au virus. Des cas récents montrent que des jeunes personnes peuvent tomber gravement malades.

Le Japon a également rapporté des cas de personnes relativement jeunes qui sont tombées gravement malades. Kutsuna Satoshi, du Centre national pour la santé et la médecine mondiale, a expliqué qu'un homme d'une quarantaine d'années, en bonne santé, avait développé des symptômes graves parmi plus de 30 patients qu'il avait traités.

Il a indiqué que l'homme avait seulement de la fièvre et de la toux lors des premiers jours, mais qu'après une semaine, il a développé une grave pneumonie et a eu recours à un respirateur artificiel en raison de l'aggravation rapide de son état respiratoire. Le docteur a précisé que cet homme s'était rétabli un peu plus tard.

Kutsuna Satoshi a affirmé que les jeunes ne devraient pas s'imaginer qu'ils vont bien, car ils peuvent également tomber gravement malades.

L'Organisation mondiale de la santé met en garde sur le fait que de nombreux cas d'hospitalisation impliquent des personnes de moins de 50 ans. Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies ont rapporté que 2 à 4% des personnes infectées, qui se trouvent en soins intensifs, ont entre 20 et 44 ans.

Les données présentées ici sont en date du 2 avril.

13. Pendant l’épidémie de SRAS en 2003, j’ai entendu dire qu’il y avait eu des cas de propagation du virus par le biais des eaux usées échappées d’un tuyau de drainage. La nouvelle souche de coronavirus serait similaire à celle du SRAS. Un événement identique pourrait-il se produire avec le nouveau coronavirus ?

Le nouveau virus et le SRAS appartiennent à la même famille de coronavirus. La souche responsable du SRAS est connue pour se multiplier non seulement dans la gorge et dans les poumons, mais aussi dans les intestins. Lorsque le virus du SRAS s’est propagé dans certaines parties du monde en 2003, une infection de masse a été rapportée dans un immeuble en copropriété à Hongkong. Cette infection de masse aurait été causée par des gouttelettes contenant le virus qui se seraient échappées de vieux tuyaux d’évacuation.

Le professeur Kaku Mitsuo de l’Université de médecine et de pharmacie du Tohoku, expert sur les mesures de prévention des infections, souligne qu’il y a peu de chance que le virus se répande par le biais de tuyaux d’évacuation dans des pays où les conditions d’hygiène sont relativement élevées. Il a cependant précisé qu’il était possible que les virus s’attachent à la surface des toilettes et des endroits alentour et qu’il était possible d’être infecté en touchant les surfaces contaminées avec les mains. Il ajoute que tout le monde doit baisser l’abattant avant de tirer la chasse d’eau et s’assurer de bien se laver les mains. Le professeur Kaku Mitsuo précise que chacun doit maintenir une hygiène décente jour après jour et désinfecter soigneusement les robinets, les lavabos et les poignées de porte.

Les données présentées ici sont en date du 1er avril.

11. Une désinfection au moyen de savon a-t-elle les mêmes effets qu’une désinfection avec une solution hydroalcoolique ?

Selon Sakamoto Fumie de l’Hôpital international de Saint Luke à Tokyo, spécialisée dans le contrôle des infections, le savon est efficace dans une certaine mesure.

Elle explique que cela est dû au fait que le savon pour les mains contient généralement des tensioactifs, qui détruisent la membrane lipidique qui enveloppe le coronavirus. Cela veut donc dire, ajoute-t-elle, que le virus peut être détruit dans une certaine mesure.

Sakamoto Fumie précise par ailleurs qu’une solution hydroalcoolique est efficace. Toutefois, dans le cas de mains sales, il peut être difficile d’éliminer totalement le virus.

Sakamoto Fumie exhorte la population à se laver régulièrement les mains avec du savon.

10. Dans quelles circonstances peut-on dire qu’une épidémie est terminée ?

Nous avons consulté Omi Shigeru, vice-président de la commission d’experts gouvernementaux et président de l’Organisation japonaise des soins communautaires. Il était auparavant en charge des mesures de lutte contre les maladies contagieuses à l’Organisation mondiale de la santé, l’OMS. Il explique que la fin d’une contamination signifie que la chaîne d’infections est interrompue et qu’il n’y a plus de personnes contaminées.

Les autorités sanitaires peuvent ainsi déclarer la fin d’une épidémie s’il n’y a pas d’infections confirmées pendant une certaine période, en s’appuyant sur les normes de l’OMS.

Par exemple, le SRAS s’est propagé en 2003, principalement en Chine et dans d’autres zones d’Asie. L’OMS a déclaré la fin de cette épidémie huit mois après la confirmation du premier cas.

D’un autre côté, la propagation d’une infection peut être sous contrôle pendant un certain temps dans une zone définie ou dans un pays, grâce à des mesures comme celle de demander aux populations de ne pas sortir. Cependant, une maladie peut se propager à nouveau si un virus est amené depuis l’extérieur de la zone. Par exemple, la grippe saisonnière se propage l’hiver et perd de son intensité. Mais elle n’a jamais disparu.

Les vaccins et les médicaments sont efficaces pour empêcher une infection de se propager et de s’aggraver. Mais M. Omi ajoute que la disponibilité des vaccins et des traitements, et la question de la fin d’une contamination, sont deux choses différentes. Pour lui, les autorités sanitaires vont continuer de renforcer le confinement avec pour objectif de mettre totalement fin à la contamination.

Les données présentées ici sont en date du 27 mars.

8. Le Japon a trouvé une thérapie efficace pour éviter ou traiter l'infection au coronavirus ?

Malheureusement, il n'existe aucun médicament qui s'avère pleinement efficace contre le coronavirus, comme le Tamiflu et le Xofluza, utilisés dans le traitement contre la grippe. Comme dans d'autres pays, les médecins au Japon se concentrent sur le traitement des symptômes, telles que la mise sous oxygène des patients et l'administration de perfusions intraveineuses pour la déshydratation.

Bien qu'un médicament efficace contre le virus reste à développer, les médecins au Japon, comme dans le reste du monde, administrent des médicaments déjà existants, utilisés dans le traitement contre d'autres maladies, car ils pourraient agir contre le coronavirus.

Parmi ces exemples, notons Avigan, un médicament antigrippe développé il y a six ans par une société pharmaceutique japonaise. Selon les autorités chinoises, ce médicament s'est avéré efficace dans le traitement des patients porteurs du coronavirus.

Au Japon, le National Center for Global Health and Medicine a déclaré avoir administré un médicament antiviral, utilisé pour éviter l'apparition du sida, chez un patient porteur du coronavirus. Des officiels indiquent que la fièvre du patient a baissé et que sa santé, au niveau de la fatigue et de l'essoufflement, s'est améliorée.

La recherche d'une thérapie efficace est en cours dans de nombreux pays. Un groupe, composé notamment de chercheurs des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis, a rapporté avoir administré un médicament antiviral pour traiter le virus Ebola, en cours de développement, à un homme ayant développé une pneumonie à cause du coronavirus.

Selon ces chercheurs, les symptômes de l'homme ont commencé à s'améliorer, un jour après l'administration du médicament. Ils précisent qu'il n'a plus eu besoin d'assistance respiratoire et que sa fièvre a diminué.

Le ministère thaïlandais de la Santé a affirmé qu'une combinaison de médicaments, utilisés contre la grippe et le sida, avait contribué à l'amélioration de la santé d'un patient porteur du virus, qui est maintenant guéri.

Mais dans tous les cas, les experts précisent que des études cliniques supplémentaires sont nécessaires afin de déterminer l'innocuité et l'efficacité des médicaments.

Les données présentées ici sont en date du 25 mars.

7. Les enfants ont tendance à développer des symptômes graves lorsqu'ils sont infectés ou non ?

Il n'y a aucun rapport en Chine qui stipule que les enfants ont tendance à développer des symptômes graves lorsqu'ils sont infectés par le nouveau coronavirus.

Une analyse, réalisée par une équipe d'experts du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies, auprès de 44 672 personnes infectées dans le pays, à partir du 11 février, montre que le virus n'a fait aucune victime chez les enfants âgés de 0 à 9 ans. Un seul décès est à signaler parmi les adolescents.

D'après un groupe de chercheurs, notamment de l'Université de Wuhan, neuf nourrissons, âgés de un à 11 mois, ont été testés positifs au coronavirus en Chine continentale le 6 février. Parmi ces enfants en bas âge, aucun n'est tombé gravement malade.

Le professeur Tsuneo Morishima, de l'Université de médecine d'Aichi, est un expert des maladies infectieuses chez l'enfant. M. Morishima a expliqué que le nouveau virus était similaire, à certains égards, aux souches existantes de coronavirus. Les enfants, qui attrapent souvent un rhume, peuvent développer une certaine immunité contre lui.

Le professeur a cependant ajouté qu'il fallait se méfier car l'infection a tendance à se propager rapidement dans les écoles et les crèches. Il a indiqué que les parents devaient s'assurer que les enfants se lavent soigneusement les mains tout en gardant les pièces de la maison bien ventilées.

Les données présentées ici sont en date du 24 mars.

6. Qu’est-ce que a tendance à développer des symptômes graves lorsqu'il est infecté par le virus ?

L'Organisation mondiale de la santé affirme que de nombreuses victimes du virus sont des personnes atteintes de problèmes de santé qui affaiblissent le système immunitaire, notamment l'hypertension artérielle, le diabète et les maladies cardiaques.

Les personnes, dont le système immunitaire est affaibli, devraient être particulièrement prudentes, non seulement contre le nouveau coronavirus, mais également contre les infections courantes telles que la grippe saisonnière.

Cela inclut les personnes qui souffrent, notamment, d'hypertension artérielle, de diabète et de maladies cardiaques, mais aussi celles qui ont recours à des médicaments immunosuppresseurs, par exemple pour traiter les rhumatismes, ainsi que les personnes âgées.

Les chercheurs n'ont pas encore évalué comment la gravité des problèmes de santé chroniques des patients est liée à celle de leurs symptômes.

Quant aux femmes enceintes, aucune donnée ne confirme qu'elles font partie d'une catégorie considérée à haut risque pour le coronavirus. Mais d'une manière générale, elles ont tendance à être vulnérables aux virus et, en cas de pneumonie, elles sont plus susceptibles de développer de graves symptômes.

Il n'existe pas non plus de données sur le type de symptômes provoqués par le coronavirus chez les enfants en bas âge. Mais étant donné qu'ils ne peuvent pas prendre de mesures préventives, comme se laver les mains et éviter les foules par eux-mêmes, leurs parents sont priés de faire tout ce qu'ils peuvent pour les protéger.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK World Japan et sur les différents réseaux sociaux.

5. Détail des symptômes du coronavirus

Il y a un rapport à ce sujet. Il a été rédigé par une équipe conjointe d’experts, incluant ceux de l’Organisation mondiale de la santé, l’OMS.

L’équipe a mené une analyse détaillée des symptômes sur 55 924 personnes dont l’infection a été confirmée en Chine jusqu’au 20 février.

Selon le rapport, 87,9 % des malades avaient de la fièvre, 67,7 % toussaient, 38,1 % se plaignaient de fatigue et 33,4 % avaient des mucosités. D’autres symptômes ont été observés, notamment des difficultés respiratoires, la gorge sèche et des migraines. Ceux qui sont atteints développent les symptômes en cinq ou six jours en moyenne.

Près de 80 % des malades ont des symptômes relativement légers. Certains n’ont pas de pneumonie. Sur tous les contaminés, 13,8 % deviennent gravement malades et ont des difficultés à respirer.

Les personnes de 60 ans ou plus et celles ayant des antécédents médicaux comme une forte tension, du diabète, des problèmes cardiaques, des maladies respiratoires chroniques et des cancers sont plus enclines à développer des symptômes graves. Dans de très rares cas, des enfants infectés ont été gravement malades. Seuls 2,4 % des personnes infectées avaient 18 ans ou moins.

Satoshi Kutsuna, médecin du Centre national de médecine et de santé globales, a soigné des malades du coronavirus au Japon. D’après lui, ils avaient le nez qui coule, la gorge sèche et toussaient. Ils étaient tous fatigués et avaient de la fièvre de 37 degrés ou plus pendant près d’une semaine.

Le médecin a expliqué que certaines personnes présentaient des fièvres plus élevées après une semaine. Les symptômes tendent à durer plus longtemps que dans le cas d’une grippe saisonnière ou d’autres maladies contagieuses.

Les informations présentées dans cet article sont du 19 mars. Elles peuvent être confirmées sur le site de NHK WORLD-JAPANv ou sur les comptes de la NHK sur les réseaux sociaux.

4. Comment désinfecter les vêtements ?

Erisa Sugawara, de la Société japonaise pour la prévention et le contrôle des infections, estime qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser des désinfectants alcoolisés pour les vêtements. Elle explique qu’une lessive ordinaire suffit à évacuer la plupart des virus, bien que cela ne soit pas encore prouvé pour le Covid-19.

Concernant les accessoires qui vous semblent susceptibles de véhiculer le virus, tels qu’un mouchoir utilisé pour filtrer une toux ou un éternuement, Mme Sugawara conseille de les tremper dans de l’eau bouillante, durant 15 à 20 minutes.

3. Des précautions recommandées aux femmes enceintes ?

Suite au déclenchement de l’épidémie, la Société japonaise des maladies infectieuses de natures obstétrique et gynécologique a publié un document consignant des recommandations aux femmes enceintes et à celles qui envisagent de donner naissance à un enfant.

Selon la société, aucune information, à ce jour, ne fait état de graves symptômes qui affecteraient les femmes enceintes, ou d’éventuels problèmes qui toucheraient les enfants à naître.

Il est toutefois précisé que les femmes enceintes, en général, peuvent être gravement affectées en cas de pneumonie.

La société conseille donc un certain nombre de précautions. Il s’agit de se laver minutieusement les mains avec du savon et de l’eau courante, notamment après les sorties et avant les repas. L’usage de solutions à base d’alcool est également recommandé.

Il convient par ailleurs d’éviter les contacts avec les personnes fiévreuses ou affectées par la toux, de porter des masques et d’éviter de se toucher le nez ou la bouche. Le professeur Satoshi Hayakawa, qui enseigne à la Faculté de médecine « Nihon University School », est à l’origine de ce document. Il déclare comprendre l’anxiété des femmes enceintes mais les invite à agir sur la base d’informations fiables et précises. Diverses rumeurs, souvent erronées, circulent en effet en périodes d’épidémies de maladies infectieuses.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK WORLD-JAPAN, ainsi que sur les réseaux sociaux.

2. Comment survient l’infection ? Comment l’éviter ?

Des experts pensent que le nouveau coronavirus est transmis par le biais de gouttelettes ou du contact avec une surface contaminée, comme c’est le cas pour la grippe saisonnière ou le rhume. Cela veut dire que le virus se propage via les postillons produits lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue. Quelqu’un peut aussi être infecté en touchant une poignée de porte ou en saisissant une poignée suspendue dans un train, puis en touchant son nez ou sa bouche avec sa main contaminée. Le coronavirus aurait à peu près le même degré d’infectiosité que la grippe saisonnière.

Les mesures de base à prendre pour la prévention d’une infection au nouveau coronavirus sont les mêmes que celles contre la grippe saisonnière. C’est-à-dire, se laver les mains et pratiquer l’étiquette de la toux.

Quand on se lave les mains, il est conseillé d’utiliser du savon et de laver toutes les parties des mains jusqu’aux poignets avec de l’eau courante pendant au moins 20 secondes. On peut aussi utiliser un désinfectant pour les mains à base d’alcool. L’étiquette de la toux est un moyen important de contrôler la propagation de l’infection. Il est conseillé de se couvrir le nez et la bouche avec un mouchoir en papier ou sa manche pour éviter de projeter des postillons contaminés sur d’autres personnes. D’autres mesures efficaces consistent à éviter les lieux bondés, et quand on se trouve à l’intérieur, à ouvrir fréquemment les fenêtres pour aérer la pièce.

Au Japon, chaque compagnie de chemins de fer doit décider d’ouvrir ou non les fenêtres des voitures bondées. Des experts disent que les voitures sont déjà aérées à un certain degré car les portes s’ouvrent à chaque arrêt et des passagers descendent ou montent dans le train.

Ces informations peuvent être confirmées sur le site web de NHK WORLD-JAPAN ou sur les sites de médias sociaux de la NHK.

1. Qu’est-ce que le coronavirus ?

Le coronavirus est un virus qui se transmet à l’homme et aux autres animaux. Généralement, il se propage dans la population et provoque des symptômes similaires à ceux d’un simple rhume tels que de la toux ou le nez qui coule. Certains types tels que ceux causant le MERS, qui a été en premier lieu confirmé en Arabie saoudite en 2012, peuvent provoquer une pneumonie ou d’autres symptômes graves.

Le coronavirus à l’origine de l’actuelle pandémie est une nouvelle souche. Les personnes infectées développent des symptômes tels que de la fièvre, de la toux, de la fatigue, des expectorations, des difficultés respiratoires, des douleurs dans la gorge et des maux de tête. Dans environ 80 % des cas, le patient guérit après avoir présenté quelques symptômes légers. Cependant, dans près de 20 % des cas, l’état de santé du patient peut s’aggraver, et entraîner une pneumonie. Il peut même arriver que certains de ses organes deviennent défaillants. Des personnes âgées de 60 ans et plus ou atteintes de pathologies antérieures telles que de l’hypertension, du diabète, des maladies cardiovasculaires ou respiratoires, ou encore le cancer sont susceptibles de voir leur état s’aggraver. La maladie peut même leur être fatale. Peu de cas d’infection ont été rapportés chez les enfants et leurs symptômes sont relativement légers.

Retrouvez ces informations sur le site internet de NHK Word Japan ou sur les pages de réseaux sociaux de la NHK.
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