Réduction des armes nucléaires : les hibakusha pourraient jouer un rôle de premier plan

Une experte en désarmement nucléaire se félicite de la participation de survivants japonais de la bombe atomique, ou hibakusha, à la première réunion des États impliqués dans le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires.

Selon elle, les hibakusha devraient jouer un rôle de premier plan lors de la conférence.

La NHK a interrogé Elena Sokova, directrice exécutive du Centre de Vienne pour le désarmement et la non-prolifération, en prélude à la réunion programmée mardi à Vienne.

Mme Sokova étudie la réduction des armements nucléaires et a participé à l'organisation de la réunion.

Durant l’entretien, elle a déclaré que l'engagement des hibakusha dans la campagne était déterminant pour l'existence du traité, notamment via leurs propres témoignages.

Elle a estimé que la menace nucléaire était à son plus haut niveau depuis la fin de la guerre froide. Mme Sokova a par ailleurs souligné les craintes de plus en plus vives d’un recours aux armes nucléaires par la Russie, qui poursuit ses offensives militaires en Ukraine.

Le traité a été adopté en 2017, pour entrer en vigueur en 2021. Il s'agit du premier accord international décrétant ces armes illégales.

Les États dotés de l'arme nucléaire n'ont toutefois pas signé ce traité.

Le gouvernement japonais maintient également sa position de ne pas l’intégrer.