Amnesty International : la Russie a utilisé des armes à sous-munitions à sept reprises à Kharkiv

Selon Amnesty International, l’armée russe a déjà utilisé à sept reprises des armes à sous-munitions à Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, et causé ainsi la mort de nombreux civils.

Ces armes sont des conteneurs dans lesquels se trouvent d’autres projectiles explosifs plus petits. Elles sont interdites par les conventions internationales, car elles frappent sans distinguer de cible.

À la suite d’informations sur l’utilisation de ces armes à Kharkiv, Amnesty a dépêché une équipe de chercheurs sur place.

Ils se sont entretenus avec 106 personnes, dont des survivants de ces attaques. Ils ont collecté et analysé des preuves matérielles récupérées sur les lieux.

Dans un rapport publié lundi, Amnesty International affirme qu’ils ont découvert des éléments caractéristiques des armes à sous-munitions.

L’organisation en conclut qu’entre fin février et fin avril, ces bombes ont été utilisées à sept reprises contre des quartiers de Kharkiv, et qu’au moins neuf civils seraient morts « sous une pluie de munitions lancées par les soldats russes » le 15 avril.

Amnesty rappelle que les multiples bombardements sur des zones résidentielles de Kharkiv constituent des attaques aveugles et entrent dans la catégorie des crimes de guerre.

L’organisation espère vivement que « tous les responsables seront jugés pour tous leurs crimes, en vertu du droit international et par le biais de procédures indépendantes, impartiales et justes ».