Japon : évaluation record des pertes et gaspillages alimentaires en 2020

Selon le gouvernement japonais, l’ensemble des pertes et gaspillages alimentaires évalués à l’échelle du pays, pour l'exercice fiscal 2020, a atteint un niveau record d'environ 5,22 millions de tonnes.

Les pertes et gaspillages alimentaires désignent la diminution de la masse ou de la valeur nutritionnelle des aliments tout au long de la chaîne d'approvisionnement. Les restes de nourriture ou les aliments jetés par les ménages sont notamment pris en compte.

Le gouvernement s'est fixé pour objectif de réduire de moitié les pertes et le gaspillage alimentaires d'ici à 2030, par rapport au chiffre atteint en 2000, soit environ 9,8 millions de tonnes.

Les estimations pour l'année fiscale qui a pris fin en mars 2021 ont été publiées jeudi.

Il apparaît que les pertes et gaspillages de nourriture par les entreprises, restaurants inclus, ont atteint les 2,75 millions de tonnes, 340 000 tonnes de moins qu'il y a un an.

Les pertes et gaspillages de nourriture par les ménages s’élèvent à 2,47 millions de tonnes, soit une baisse de 140 000 tonnes par rapport à l'année précédente. Les chiffres annuels sont les plus bas observés depuis la mise à disposition de telles statistiques.

Les responsables attribuent cette baisse à la sensibilisation croissante de la population à la nécessité de réduire les pertes et gaspillages de nourriture. La pandémie de Covid-19 a également eu un impact probable, la population ayant évité de fréquenter des restaurants ou autres établissements du secteur de l’alimentation.

Pour autant, plus de 300 000 tonnes de pertes et de déchets alimentaires doivent encore être réduites pour que l'objectif du gouvernement soit atteint.

Tanaka Makoto, de l'Agence de la consommation, a déclaré que les pertes et gaspillages alimentaires ont régulièrement diminué dans l’Archipel, mais que les données pour 2020 pourraient être liées à la pandémie. Il a ajouté que le gouvernement s'efforcerait donc d’obtenir une baisse continue de ces chiffres, y compris en situation d’embellie économique.