Pour Pyongyang, la question des enlèvements est résolue

Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a souligné que la question des enlèvements de ressortissants japonais a déjà été résolue.

Dans un communiqué publié mardi sous le nom d'un chercheur de l'institut d'études japonaises du ministère, il est dit que la question des enlèvements « n'est plus un problème » entre les deux pays.

Cette déclaration intervient après la promesse du premier ministre japonais, Kishida Fumio, lors d'un rassemblement à Tokyo, le 29 mai, de mettre tout en œuvre pour que toutes les personnes enlevées puissent rentrer chez elles.

Le communiqué nord-coréen critique clairement le premier ministre nippon.

Selon le document, ce dernier tenterait de s’assurer des voix pour les prochaines élections à la Chambre haute en évoquant de façon trompeuse la question des enlèvements.

Selon l'agence de presse Radiopress, basée à Tokyo, c'est la première fois depuis 2005 que le Nord fait directement référence à un rassemblement sur la question des enlèvements.

En septembre prochain, Tokyo et Pyongyang célébreront le 20e anniversaire de la publication d'un document politique clé, la Déclaration de Pyongyang de 2002. Cependant, confronté aux menaces nucléaires et de missiles de la Corée du Nord, le Japon s’est considérablement rapproché des États-Unis et de la Corée du Sud.

Mercredi, s’exprimant devant la presse, le porte-parole du gouvernement japonais, Matsuno Hirokazu, a qualifié la déclaration nord-coréenne d’inacceptable.