L’arrêt des exportations de blé fait craindre une crise alimentaire

La situation actuelle en Ukraine est le résultat de plusieurs mois d’invasion menée par la Russie, mais l’impact se fait sentir bien au-delà des frontières ukrainiennes. Des livraisons importantes sont bloquées, engendrant une hausse du prix de la nourriture et mettant les populations en danger face au risque de famine.

La Russie a perdu un autre officier de haut rang de son armée lors d’une des dernières batailles dans la région est de l’Ukraine. Cependant, Moscou poursuit son intention de contrôler le bastion ukrainien de Severodonetsk et les zones environnantes.

Sergueï Choïgu, le ministre russe de la Défense, a indiqué que « 97 % de la région de Luhansk a été libérée ».

Il a ajouté que les forces dans le sud avaient terminé de retirer les mines de la ville de Mariupol, et les livraisons de blé pouvaient reprendre par la mer Noire.

Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a néanmoins précisé que les Russes empêchaient les exportations et que jusqu’à 25 millions de tonnes de blé étaient bloquées.

Il a déclaré : « Nos ports sont bloqués. Nous ne pouvons pas exporter de blé, d’orge ou notre huile de tournesol. Les Russes ont volé notre blé. Ils nous l’ont volé et l’ont emporté sur leurs navires. »

Le président a expliqué que les livraisons partant de territoires saisis par la Russie seraient considérées comme du pillage.

Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, s’est envolé pour la Turquie pour des discussions avec ses leaders. Les exportations de nourriture devraient être un des points centraux des discussions.