La police japonaise enquête sur un système organisé de fraudes aux aides liées au COVID-19

Les autorités japonaises chargées du maintien de l’ordre ont identifié un certain nombre de cas de fraude présumés liés à une subvention gouvernementale d’aide aux entreprises affectées par la pandémie de COVID-19.

La police a déclaré qu’au 30 avril, elle avait identifié dans tout le pays 3655 personnes susceptibles d’être impliquées dans des fraudes, notamment en faisant de fausses déclarations sur leur éligibilité au programme. Des comptables fiscalistes, des employés des services fiscaux et d’autres personnes ayant des connaissances spécialisées étaient du nombre.

La police affirme que le montant du préjudice confirmé jusqu’à présent s’élève à 3,18 milliards de yens, soit environ 24,5 millions de dollars.

Selon le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, 4,24 millions de demandes de subventions ont été approuvées jusqu`à présent, et 5500 milliards de yens, soit plus de 42,3 milliards de dollars, ont été distribués.

À la fin du mois dernier, la police a arrêté dans le département de Mie, dans le centre du Japon, une dirigeante d’entreprise de 45 ans et ses deux fils, soupçonnés d’avoir indûment reçu environ 23 000 dollars dans le cadre du programme de subventions gouvernementales lié au coronavirus.

Selon la police, les suspects se sont fait passer pour des propriétaires d’entreprise et ont demandé des subventions en 2020, affirmant que leurs revenus avaient fortement diminué en raison de la pandémie. L’ancien mari de la femme a également été placé sur une liste nationale de personnes recherchées.

Les quatre personnes sont également soupçonnées d’avoir soumis des demandes frauduleuses en utilisant l’identité d’employés d’entreprises et de restaurants.

Il s’est avéré qu’ils ont organisé des séminaires dans des restaurants et d’autres lieux à travers le pays avec des dizaines de connaissances pour recueillir ces noms.

Selon les sources de l’enquête, les suspects auraient reçu entre 1000 et 3000 dollars de frais de dossier de la part de chacune des personnes ayant donné leur nom, une fois les subventions versées.

La police pense que les suspects ont soumis plus de 1700 fausses demandes et réclamé environ 7,4 millions de dollars.