Le gouvernement japonais va lever l’ordre d’évacuation d’une zone « difficile à réintégrer » près de la centrale Fukushima Dai-ichi

Le gouvernement japonais a officiellement décidé de lever, le 12 juin, l’ordre d’évacuation d’une partie d’une zone « difficile à réintégrer » du département de Fukushima, qui avait été instauré après l’accident nucléaire de 2011.

Vingt pour cent du village de Katsurao, situé près de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Dai-ichi, dans le nord-est du département, avaient été désignés comme zone de « retour difficile » en raison des niveaux de radiation élevés après l’accident.

Le premier ministre Kishida Fumio et les ministres concernés se sont réunis vendredi et ont décidé de lever l’ordre pour environ 6 % de la zone de ce village.

Le gouvernement a désigné cette zone comme une zone spéciale pour la reconstruction et la revitalisation et a donné la priorité aux travaux de décontamination et aux projets d’infrastructure dans le but de permettre le retour des personnes évacuées.

Ce sera la première fois que des personnes pourront retourner chez elles dans ce qui était auparavant une zone « difficile à réintégrer ».

M. Kishida a déclaré que de nombreux anciens résidents du département ont été contraints de vivre loin de chez eux. Il a souligné que la levée des ordres d’évacuation pour les zones encore désignées comme « difficiles à réintégrer » est importante pour la reconstruction et la revitalisation à part entière du département.

Il a ajouté que le gouvernement allait accélérer les efforts pour lever les ordres d’évacuation dans d’autres zones spéciales pour la reconstruction, comme celles des villes d’Okuma et de Futaba. Ces villes accueillent la centrale en panne.

M. Kishida a ordonné aux ministres concernés de faire le maximum d’efforts pour atteindre cet objectif. Il leur a également demandé de veiller à ce que toutes les personnes évacuées qui souhaitent retourner dans leur ville natale puissent le faire.