Un tribunal interdit le redémarrage d’une centrale nucléaire à Hokkaido

Pour la première fois, un tribunal japonais a interdit le redémarrage d’une centrale nucléaire pour raisons de sécurité. Le tribunal régional de Hokkaido a interdit le redémarrage des réacteurs de la centrale de Tomari, jugeant que les normes de sécurité contre les tsunamis étaient insuffisantes.

Plus de 1200 personnes ont porté plainte contre la Compagnie d’électricité de Hokkaido qui exploite la centrale. Elles demandent l’interdiction des opérations et le démantèlement des réacteurs.

Lors du verdict prononcé mardi, le juge a souligné que la centrale pouvait être frappée par un tsunami d’au moins 12 mètres de haut en cas de puissant séisme. Pour lui, la compagnie exploitante n’a pas su prouver que la structure résisterait à des phénomènes comme la liquéfaction du sol en cas de catastrophe.

Saito Takeichi, qui représente les plaignants, a déclaré : « En tant qu’habitant de la région, je suis vraiment heureux de cette décision. Puisque le redémarrage des réacteurs n’a pas été autorisé, la centrale ne reprendra pas ses activités pour un bon moment. C’est un premier pas vers notre objectif, qui est de se débarrasser des centrales nucléaires à Hokkaido. »

Suite à la catastrophe de mars 2011 à Fukushima, tous les réacteurs nucléaires du Japon avaient été arrêtés. Les compagnies d’électricité qui veulent redémarrer les opérations doivent respecter des normes plus strictes. Celle de Hokkaido a annoncé qu’elle allait faire appel du verdict.