Le Japon suivra de près les discussions entourant la visite de la cheffe des droits humains de l'ONU dans la région du Xinjiang

Le principal porte-parole du gouvernement japonais a déclaré que le pays surveillera de près les discussions relatives à la visite de la cheffe des droits humains de l’ONU dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang, en Chine, qui a eu lieu la semaine dernière.

Lundi, en conférence de presse, le secrétaire en chef du Cabinet, Matsuno Hirokazu, a mentionné la visite de deux jours dans la région du Xinjiang de la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet.

Les États-Unis et les pays européens se sont dit préoccupés par la situation des droits humains dans cette région.

Matsuno Hirokazu a déclaré que de nombreux membres de la communauté internationale se demandent si Michelle Bachelet a pu circuler librement, si son accès aux installations pertinentes était suffisant et si elle a pu contacter des ressortissants ouïghours sans être surveillée.

Il a noté que de l’avis de la communauté internationale, cette visite n’a eu que peu d’effet sur les soupçons de graves violations des droits humains commises dans la région.

Matsuno Hirokazu a déclaré que la visite de Michelle Bachelet devait faire l’objet d’une évaluation rigoureuse.

Enfin, il a déclaré que le Japon continuerait d'exhorter la Chine à prendre des mesures plus positives et plus concrètes, notamment de permettre un libre accès au Xinjiang à des observateurs indépendants et de fournir en toute transparence des explications sur la situation dans la région.