TEPCO simule l'impact du rejet d'eau traitée

L'opérateur de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima Dai-ichi a publié les résultats d'une simulation concernant l'impact qu'aurait l'eau traitée de la centrale si elle était rejetée dans l'océan. Selon l'exploitant, les résultats montrent que l'impact du rejet serait extrêmement faible.

L'eau, utilisée pour refroidir le combustible nucléaire fondu, est traitée pour éliminer l’essentiel des substances radioactives, mais elle contient encore du tritium radioactif. La Compagnie d’électricité de Tokyo prévoit d'évacuer l'eau traitée à environ 1 kilomètre du littoral, via un tunnel sous-marin.

TEPCO a effectué la simulation sur la base du plan de déversement et des données sur les matières radioactives contenues dans les réservoirs de stockage.

Selon l’opérateur, les résultats font apparaître que la zone où la concentration de tritium est supérieure à 1 becquerel par litre – estimation plus élevée que les niveaux actuels - serait limitée à 2 ou 3 kilomètres au large de la centrale.

Elle précise qu'une concentration d'environ 30 becquerels par litre de tritium a été observée dans certaines zones situées au-dessus de l'embouchure du tunnel sous-marin, mais que cette concentration a rapidement diminué à mesure que l'eau se répandait.

TEPCO a également estimé le niveau d'exposition annuelle aux radiations des pêcheurs vivant le long de la côte.

Selon ces calculs, l'exposition annuelle des personnes consommant une quantité moyenne de fruits de mer serait de 1/60 000ème à 1/1 0 000ème de millisievert. Une exposition annuelle de 1 millisievert est considérée comme acceptable.