La ministre de la Justice souhaite des peines de prison pour les insultes sur les réseaux sociaux

La ministre japonaise de la Justice Kamikawa Yoko cherche à introduire des peines de prison pour le cyber-harcèlement et les insultes sur les réseaux sociaux.

Mme Kamikawa a déclaré mardi à la presse qu’elle envisageait de demander à son comité consultatif de plancher sur l’imposition de peines plus sévères pour les individus ayant publiquement exprimé leur mépris à l’égard d’autres personnes.

Elle a indiqué que les insultes en ligne ne devraient jamais se produire, car elles conduisent à des commentaires similaires et à de graves violations des droits humains, potentiellement irréparables. Actuellement, les violateurs risquent de faibles amendes ou la détention, les peines les plus légères dans le droit criminel japonais.

La ministre a précisé qu’elle souhaitait que des peines de prison jusqu’à un an ou des amendes criminelles pour l’équivalent de 2700 dollars soient ajoutées aux sanctions actuellement imposées pour de telles violations. Si les punitions plus strictes sont mises en application, la prescription sera étendue d’une année à trois.

Cette initiative survient en réponse à des appels à l’adoption de mesures plus fortes après le suicide l’an dernier d’une vedette de télé-réalité qui avait subi des brimades en ligne. En avril, une loi a été révisée pour permettre aux autorités d’identifier rapidement les personnes ayant posté en ligne des propos diffamatoires.