Le Conseil de sécurité discute de l’aide à apporter à l’Afghanistan

Le Conseil de sécurité de l’ONU a confirmé que les Nations unies devaient continuer à fournir une aide humanitaire à l’Afghanistan contrôlé par les talibans.

Mais des divergences s’expriment entre les membres sur la manière de traiter avec les nouveaux maîtres de Kaboul ou de financer cette assistance.

Le conseil a débattu jeudi de la question. Une mission de l’ONU travaille en Afghanistan depuis 20 ans.

L’envoyée spéciale des Nations unies pour l’Afghanistan, Deborah Lyons, a prévenu que la vie de millions d’Afghans dépendra de la manière dont les talibans choisiront de gouverner.

Elle a expliqué : « Il faut trouver un modus vivendi, et rapidement, qui permette à l’argent d’affluer en Afghanistan pour éviter un effondrement total de l’économie et de l’ordre social ».

Malala Yousafzai, lauréate du prix Nobel de la paix et qui défend le droit à l’éducation des filles, a expliqué sur internet que l’aide de l’ONU devrait contribuer à protéger le droit à l’éducation et à l’emploi des femmes en Afghanistan.

Le haut diplomate américain Jeffrey DeLaurentis a reconnu l’importance d’une telle assistance. Mais il a également exhorté les talibans à remplir leurs obligations humanitaires fondées sur le droit international. Il a déclaré que « les talibans recherchent la légitimité et le soutien internationaux » mais que « toute légitimité et tout soutien devront être mérités ».

L’ambassadeur adjoint de la Chine auprès des Nations unies, Geng Shuang, a évoqué les avoirs du gouvernement afghan à l’étranger, qui ont été gelés. Il a noté que ces avoirs devraient être utilisés au profit des Afghans et non comme levier pour menacer ou pour imposer des restrictions aux talibans.

L’ambassadeur russe auprès de l’ONU, Vassily Nebenzia, a noté que la levée du gel des avoirs pourrait bénéficier au peuple afghan.