Les activités d’assistance humanitaire difficiles en Afghanistan, selon un responsable de l’ONU

Un employé japonais des Nations unies fournissant un soutien humanitaire en Afghanistan souligne la difficulté de poursuivre les opérations d’assistance dans ce pays.

Moriyama Takeshi, membre du bureau de Kaboul du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, s’est exprimé jeudi en visioconférence à propos de l’activité d’assistance entreprise par l’ONU en Afghanistan.

M. Moriyama a choisi de rester dans ce pays pour poursuivre le soutien aux personnes déplacées, et ce même après la prise de pouvoir par les talibans et la fin du retrait des troupes états-uniennes.

Il a souligné la nécessité de continuer à fournir de l’aide aux personnes déplacées, soulignant que nombre d’entre elles ont perdu leur emploi et un accès à de l’eau potable. Il précise que ces personnes ne peuvent plus aller nulle part.

M. Moriyama regrette de ne pas pouvoir mener les opérations d’aide comme ils le faisaient jusqu’à présent, notamment parce que les employées du genre féminin ont éprouvé des difficultés à se rendre dans les endroits où leur présence est nécessaire.

M. Moriyama explique que son bureau a entamé des négociations avec un responsable du gouvernement provisoire des talibans afin de poursuivre l’assistance humanitaire.

Mais personne ne sait actuellement dans quelle mesure les talibans vont autoriser le personnel de l’ONU à se livrer à ces activités.