Japon : les substances détectées dans certains flacons de Moderna s’apparenteraient à de l’acier inoxydable

Selon le ministère japonais de la Santé, l’une des substances étrangères détectées dans un lot de vaccins Moderna, contre le coronavirus, pourrait être de l’acier inoxydable.

La firme Moderna a contacté mercredi le ministère pour lui faire savoir que ces particules d’acier inoxydable proviennent d’une friction métallique sur la chaîne de production, en raison d’un dispositif inadéquat.

Des flacons non débouchés des trois lots concernés figurent parmi les 1,62 million de doses mises hors d’usage après que des substances étrangères ont été détectées dans certains des flacons fournis à plus de 900 vaccinodromes répartis dans tout l’Archipel, depuis la mi-août.

Le groupe pharmaceutique Takeda, qui distribue le vaccin Moderna au Japon, a exigé le rappel de ces doses à partir de jeudi, suite à une concertation avec des responsables du ministère.

Dans le même temps, Moderna et Takeda maintiennent que le risque sanitaire est minime, dans la mesure où le métal en question est déjà utilisé pour les prothèses articulaires et les stimulateurs cardiaques.

Une autre substance exogène a été détectée dans des flacons de Moderna, notamment à Tokyo et à Okinawa. Il s’agirait de fragments de caoutchouc provenant de bouchons endommagés. Ces fragments se seraient introduits dans le liquide au niveau des chaînes de production et à l’ouverture des flacons.

Selon les résultats de l’enquête diligentée par Moderna, ces substances n’induisent cependant aucun risque sanitaire.