Le président de l’Afrique du Sud promet de punir les responsables des émeutes

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a fait la promesse que les autorités puniraient les personnes à l’origine d’une semaine de violences et de destructions suite à l’emprisonnement de son prédécesseur. Les troubles, décrits comme les pires depuis la première élection démocratique de l’Afrique du Sud en 1994, commencent à s’apaiser, mais les réserves de nourriture viennent à manquer dans les zones concernées.

Les émeutes ont éclaté après l’incarcération de l’ancien président Jacob Zuma la semaine dernière, certains manifestants se livrant au pillage de magasins et mettant le feu à des entrepôts.

Vendredi, M. Ramaphosa s’est rendu dans la province du KwaZulu-Natal, qui comprend la ville de Durban, une zone particulièrement touchée. Il a déclaré qu’il ne tolérerait pas « l’anarchie et la pagaille ».

Les médias rapportent que des pillages, des incendies criminels et des barrages routiers continuent d’affecter certaines zones.

La destruction des centres commerciaux a obligé les gens à faire la queue pendant des heures devant les magasins épargnés par les pillages pour acheter de la nourriture. Dans la plus grande ville du pays, Johannesburg, un homme a dit avoir attendu dès 6 heures du matin pour obtenir du pain.

L’essence et les médicaments font également défaut, car les raffineries ont été fermées et les pharmacies vandalisées.