Les entreprises japonaises sont appelées à se retirer d'un projet au Myanmar

Des organisations internationales de défense des droits humains exhortent des entreprises japonaises à se retirer d'un projet immobilier commercial au Myanmar. Elles affirment que le complexe est construit sur des terres louées par l'armée de ce pays.

Human Rights Watch, Human Rights Now et trois autres organisations ont rendu publique une déclaration commune lors d'une conférence de presse jeudi, demandant l'arrêt de la participation des entreprises au projet. Ces groupes affirment que le complexe commercial est construit par des entreprises japonaises et une compagnie locale sur un terrain appartenant à l'armée et situé à Yangon.

Les entreprises japonaises incluent le promoteur Fujita, le spécialiste de l’immobilier Tokyo Tatemono et un fonds public-privé, la Compagnie japonaise d’investissements à l’étranger dans des infrastructures de transport et de développement urbain ou JOIN.

Les organisations de défense des droits humains affirment qu'un musée militaire se trouvait auparavant sur le terrain et que les loyers du complexe pourraient être perçus par l'armée, qui a intensifié sa répression des manifestants depuis le coup d'État de février.

Sato Akiko, secrétaire générale adjointe de Human Rights Now, estime que les entreprises devraient examiner attentivement la manière dont de tels projets pourraient affecter les droits humains des habitants.