Véhicules électriques : la décision de l’UE pourrait presser les constructeurs japonais

Les constructeurs automobiles japonais surveillent de près une décision prise par l’Union européenne sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’UE a annoncé mercredi un plan pour interdire les ventes de nouveaux véhicules à essence et au diesel d’ici 2035.

Les constructeurs automobiles japonais sont particulièrement préoccupés car ils disposent d’un avantage concurrentiel dans le domaine des véhicules hybrides, une catégorie incluse dans l’interdiction proposée. Les véhicules hybrides ont à la fois un moteur électrique et à combustion.

Les constructeurs s’attendent à ce que l’initiative de l’UE les oblige à revoir leur gamme de produits et à accélérer leur avancée vers le tout électrique. Ils se sont déjà fixés de nouveaux objectifs en réponse aux initiatives mondiales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Toyota espère que 40 % de ses véhicules en Europe seront électriques et fonctionneront avec des piles à combustible d’ici 2030. Le restant sera hybride.

Nissan prévoit de faire des véhicules électriques et hybrides sa gamme de produits en Europe et sur les autres marché importants au début des années 2030.

Honda souhaite lancer une gamme de véhicules entièrement électriques et à piles à combustible d’ici 2040.

Les entreprises indiquent qu’elles attendent de voir si les États membres de l’UE donnent le feu vert à ces propositions ambitieuses pour le climat.