Aung San Suu Kyi doit répondre à quatre nouveaux chefs d’accusation

Les avocats d’Aung San Suu Kyi annoncent que les procureurs ont entamé des poursuites pour quatre nouveaux chefs d’accusation à l’encontre de la dirigeante de facto du Myanmar qui a été destituée par la junte au pouvoir.

Les avocats ont indiqué mardi que les procédures pénales concernant les nouveaux chefs d’accusation commenceront le 22 juillet, mais disent ne pas connaître les détails car ils n’ont pas accès aux documents relatifs.

Le média officiel du pays a rapporté le mois dernier que Mme Suu Kyi avait illégalement reçu 600 000 dollars en liquide et environ 11 kg d’or d’un officiel d’un gouvernement régional.

Le média a aussi rapporté qu’elle avait abusé de sa position pour permettre à la fondation qu’elle dirige de louer des propriétés à des prix inférieurs à ceux du marché. Les nouveaux chefs d’accusation pourraient être liés à ces allégations. L’ex-conseillère d’État a déjà été inculpée pour six chefs d’accusation.

Les procès ont commencé pour cinq d’entre eux. Ils progressent néanmoins plus lentement que les avocats ne s’y attendaient, car les procureurs continuent à présenter des preuves supplémentaires. L’armée s’efforce apparemment de prolonger ainsi sa détention.