Tepco propose une méthode pour déterminer la sûreté des eaux usées à Fukushima Dai-ichi

L’opérateur de la centrale nucléaire endommagée Fukushima Dai-ichi propose un moyen de déterminer la sûreté des eaux traitées qui vont être déversées dans l’océan.

En avril, le gouvernement japonais avait approuvé un projet pour débuter les opérations dans deux ans environ. L’eau devrait être diluée pour réduire la concentration des matériaux radioactifs, comme le tritium, à des niveaux inférieurs aux normes nationales.

La Compagnie d’électricité de Tokyo a fait une proposition lundi lors de la réunion de l’Autorité de régulation du nucléaire.

Tepco a proposé de se servir des niveaux de concentration de tritium dans l’eau avant dilution, ainsi que de la quantité d’eau de mer qui sera mélangée aux eaux traitées, afin de savoir si les niveaux de tritium correspondent aux normes.

La compagnie a expliqué que mesurer le tritium directement dans l’eau diluée prend trop de temps en raison du comportement du matériau.

Tepco prévoit de déverser en mer jusqu’à 500 mètres cubes d’eaux traitées par jour. Trois grandes pompes vont permettre de tirer l’eau de mer, puis de la mélanger à l’eau traitée dans un tuyau d’environ deux mètres de diamètre.

D’après des estimations de Tepco, le taux d’eau traitée par rapport à l’eau de mer est de plus de 1/340 dans une seule pompe.

Lors de la réunion, certains chercheurs ont demandé que Tepco publie les mesures réelles de la concentration de tritium dans l’eau diluée. D’autres ont affirmé que des tests précis des taux de dilution sont nécessaires.

Tepco a déclaré que les questions débattues lors de la réunion seraient prises en compte pour décider des configurations matérielles, avant approbation par l’ARN.