Selon Motegi Toshimitsu, les revendications de la Chine nuisent à l'État de droit

Le ministre japonais des Affaires étrangères, Motegi Toshimitsu, a sévèrement critiqué la Chine pour son refus de la décision d'un tribunal international qui a rejeté ses revendications concernant la mer de Chine méridionale.

M. Motegi a publié une déclaration lundi, jour du cinquième anniversaire de la décision de la Cour permanente d'arbitrage de La Haye.

La décision, rendue le 12 juillet 2016, concernait un procès intenté par les Philippines contre la Chine, qui a déclaré unilatéralement ce qu'elle a appelé la « ligne en neuf traits », revendiquant des droits historiques sur la zone.

Selon le jugement, il n'y avait aucune preuve que la Chine avait historiquement exercé un contrôle exclusif sur les eaux ou leurs ressources, ajoutant qu'il n'existait aucune base juridique permettant à la Chine de revendiquer des droits historiques sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale.

Pékin refuse d'accepter cette décision.

Le communiqué de M. Motegi précise que « l'affirmation de la Chine selon laquelle elle n'acceptera pas la sanction est contraire au principe du règlement pacifique des différends conformément au droit international ». Il ajoute que « le Japon espère vivement que le respect de la sanction par les parties conduira à un règlement pacifique des différends en mer de Chine méridionale ».

La déclaration indique : « Toutes les revendications maritimes doivent être fondées sur les dispositions pertinentes de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer ».

Elle précise également : « Le Japon renouvelle son objection aux revendications maritimes en mer de Chine méridionale qui sont incompatibles avec la Convention des Nations unies et reste sérieusement préoccupé par la situation actuelle. En outre, le Japon réitère sa ferme opposition aux tentatives unilatérales de modifier le statu quo par la force ou la coercition ».