Violentes manifestations en Afrique du Sud dans un contexte de pandémie 

En Afrique du Sud, des manifestations contre l’emprisonnement de l’ancien président sont devenues violentes. Cela survient après que les restrictions pour lutter contre le coronavirus ont été renforcées dans le pays.

Des rassemblements se poursuivent depuis que l’ancien président Jacob Zuma a été emprisonné mercredi dernier. Il est accusé d’avoir été impliqué dans des actes de corruption alors qu’il était au pouvoir.  

Selon des médias locaux, des centaines de personnes ont fait irruption dans un centre commercial dans la ville de Durban, dans le sud-est du pays. Les médias indiquent que des policiers ont tiré des balles en caoutchouc pour disperser les foules. Selon eux, un grand nombre de camions ont été incendiés. Des débits de boisson et autres boutiques, dans la plus grande ville de Johannesbourg, auraient été pillés. 

Les policiers indiquent qu’ils ont placé 62 personnes en détention. Le président Cyril Ramaphosa s’est engagé à prendre des mesures contre les manifestations violentes. 

Dimanche, le président a annoncé une prolongation de deux semaines des mesures de confinement qui ont été imposées fin juin, alors que les contaminations au coronavirus se propagent dans le pays.

Les restrictions pour lutter contre le coronavirus ont affecté négativement l’économie du pays. Selon des observateurs, les populations démunies sont de plus en plus mécontentes de la situation économique. Les observateurs y voient la cause des manifestations violentes.