Divergences au sein du Conseil de sécurité sur l’extension du mécanisme d’aide à la Syrie

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU sont en désaccord sur l’éventuelle extension du mécanisme d’acheminement de l’aide humanitaire à la Syrie.

Dans le nord-ouest du pays, près de 3 millions de personnes vivent dans des abris de fortune après avoir fui les attaques menées par le gouvernement du président Bachar Al-Assad.

En 2014, le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé une résolution relative aux voies d’acheminement terrestre de la nourriture, de médicaments et autres biens de première nécessité en Syrie, depuis la Turquie voisine.

Les zones internationales de passage prévues à cet effet sont passées de quatre à une seule en 2020, à la demande de la Russie.

La résolution onusienne devant expirer samedi, le Conseil de sécurité s’est réuni pour se prononcer sur son éventuelle extension.

De sources diplomatiques, les États-Unis et des pays européens ont proposé une extension d’un an, invoquant des considérations humanitaires.

La Russie, pays allié du président Assad, n’a pas participé aux discussions. Elle considère en effet que l’aide devrait être fournie par le biais du gouvernement.

La Chine s’est également déclarée défavorable à l’extension du dispositif, estimant qu’une levée des sanctions économiques imposées à la Syrie devrait également être discutée.

L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, a indiqué à la presse que les États-Unis continueraient d’inciter les membres du conseil à voter en faveur de l’extension. « Je pourrais difficilement imaginer de ne pas pouvoir procurer de la nourriture, des soins de santé et un abri à mes propres enfants et petits-enfants », a-t-elle déclaré.