Les municipalités japonaises pas tenues de signaler les ressortissants étrangers sans visa lors du traçage des contaminations

Le ministère japonais de la Santé a annoncé qu’il autorisait les autorités locales à ne pas signaler aux services d’immigration les dépassements de visa lorsqu’elles tracent les filières de contamination parmi les étrangers susceptibles d’être infectés par le coronavirus.

Au moins 5200 ressortissants étrangers ont été contaminés par le coronavirus au Japon en date de la fin du mois de juin.

Le ministère de la Santé craint que les étrangers qui dépassent la durée de validité de leur visa ne coopèrent pas aux enquêtes de recherche des contacts menées par les centres de santé locaux, de peur d’être signalés aux services d’immigration.

Lundi, le ministère a informé les municipalités que si la recherche de contamination permet de trouver des étrangers susceptibles d’être expulsés, les centres de santé ne sont pas tenus de les signaler afin que les enquêtes puissent être menées sans heurts.

Mais le ministère a également indiqué que ces étrangers devaient être invités à se rendre auprès des services d’immigration pour obtenir un visa.

Le ministère a déclaré que le dépistage de la contamination par les centres de santé était essentiel et que la priorité devait être accordée aux mesures de lutte contre le coronavirus. Il a appelé les étrangers à coopérer à la recherche des contaminations et à ne pas craindre d’être signalés.