Soupçons de favoritisme au sein d’une agence gouvernementale au Japon

Le bureau du gouvernement japonais a recommandé que la plus importante agence du pays en charge de l’accueil des stagiaires étrangers fasse la lumière sur des accusations de favoritisme au bénéfice de certaines entreprises.

Jeudi, le bureau du gouvernement a demandé à IM Japan, la Fondation d’intérêt public pour le Développement de la main d’œuvre internationale, de mener une enquête approfondie et d’envisager de prendre des mesures disciplinaires envers certains de ses dirigeants. Il souhaite également que l’agence rédige un rapport détaillé de cette enquête.

Un rapport publié par une commission indépendante a révélé que l’agence avait accordé un traitement préférentiel à une entreprise dirigée par un ami de l’ancien président de l’agence entre 2010 et 2019. L’entreprise bénéficiait ainsi de placements de stagiaires et de commandes de produits.

IM Japan aurait accordé des avantages similaires à d’autres firmes qui lui était présentées par cet ami de l’ancien président.

Ce dernier, Yanagisawa Kyoei, âgé de 77 ans, avait fait sa carrière au ministère du Travail. Selon le rapport indépendant, IM Japan aurait versé aux entreprises concernées environ 5,4 millions de dollars.

Le rapport a incité le bureau du gouvernement à ouvrir une enquête sur cette affaire et à mener des perquisitions au siège de l’agence. Selon le gouvernement, les agissements en question pourraient constituer une violation de la législation interdisant aux fondations d’intérêt public de favoriser des entreprises spécifiques.

Le bureau du gouvernement a averti qu’il pourrait envisager la prise de mesures plus strictes, notamment donner un ordre plutôt qu’une recommandation, en fonction de l’avancée de l’enquête interne au sein de l’agence.