Hongkong : un an depuis l’adoption de la loi chinoise sur la sécurité 

Une année se sera écoulée mercredi depuis que la Chine a adopté une loi sur la sécurité pour Hongkong. Le gouvernement chinois a intensifié les contraintes sur la liberté d’expression et les activités politiques, ce qui a transformé une région auparavant connue pour sa liberté de ton.

La loi sur la sécurité cible ce que Pékin qualifie de sécessionnisme, de subversion, d’actes de terrorisme et de collusion avec des forces étrangères. 

Selon la police de Hongkong, 114 personnes ont été arrêtées pour violation présumée de la loi. 

Parmi celles-ci, 47 militants prodémocratie ont été inculpés pour leur implication dans des élections primaires non officielles à l’approche d’un scrutin du Conseil législatif prévu l’an dernier.

La police a également arrêté le fondateur et des cadres du quotidien prodémocratie Apple Daily. Le journal critiquait Pékin. Il a été contraint de fermer après que ses avoirs ont été gelés. 

Le système politique hongkongais a aussi subi des changements après l’entrée en vigueur de la loi sur la sécurité. Les habitants ne peuvent pas briguer un poste de fonctionnaire s’ils sont perçus comme manquant de loyauté à l’égard de Pékin.

Les membres des conseils de districts devront vraisemblablement prêter serment d’allégeance aux gouvernements chinois et hongkongais en juillet.

Évoquant les mesures pour lutter contre le coronavirus, la police a interdit les manifestations annuelles à grande échelle qui sont depuis longtemps considérées comme le symbole de la liberté dont jouissent les habitants du territoire.