Escalade des tensions en Éthiopie, de nombreuses victimes à déplorer

L’armée éthiopienne a mené un raid aérien dans la région du Tigré, dans le nord du pays, qui aurait fait de nombreux morts et blessés. Cette région est en conflit avec le gouvernement.

Selon Associated Press et d’autres médias, l’attaque aérienne a touché mardi une place de marché très fréquentée, faisant des dizaines de morts.

Des images montrent des femmes, des enfants et d’autres personnes blessées amenées les unes après les autres dans les hôpitaux de la capitale régionale, Mekele.

Un porte-parole de l’armée a déclaré jeudi qu’elle était responsable de l’attaque visant un lieu où se rassemblaient des combattants de minorités ethniques. Il a démenti les informations selon lesquelles de nombreux civils étaient impliqués, et a déclaré qu’une évaluation détaillée serait publiée.

Jeudi également, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a exprimé son mécontentement quant au fait que les autorités éthiopiennes refusent aux représentants de l’ONU l’accès au lieu de l’attaque. Le département d’État américain a critiqué l’armée pour avoir refusé l’accès aux travailleurs médicaux.

Des élections législatives ont eu lieu lundi en Éthiopie et le dépouillement des votes est toujours en cours. Le premier ministre Abiy Ahmed, lauréat du prix Nobel de la paix 2019, brigue un nouveau mandat.

Le Tigré et deux autres régions ont été exclus de l’élection.