Réaction des médias étrangers à la nomination de Hashimoto Seiko à la tête du Comité olympique de Tokyo

Les médias étrangers font part de la nomination de Hashimoto Seiko à la tête du Comité olympique de Tokyo.

L’Associated Press souligne que Mme Hashimoto marque l’histoire du Japon, pays où les femmes sont encore rares dans les conseils exécutifs et les positions de pouvoir politique. L’agence mentionne sa participation à trois Jeux olympiques d’été et quatre d’hiver.

Nommer une femme pourrait être, selon elle, une percée pour l’égalité des sexes au Japon.

De son côté, le New York Times signale que le choix de Hashimoto Seiko représente un changement de génération et de genre frappant au sein du comité.

Le journal américain rappelle que le comité avait au départ l’intention de nommer un autre octogénaire, Kawabuchi Saburo, pour remplacer Mori Yoshiro.

Il affirme que la nomination de Mme Hashimoto reflète aussi la puissance croissante des réseaux sociaux et des militants japonais qui ont réussi à influencer ce qui est perçu comme une décision symbolique importante.

Le quotidien britannique The Guardian écrit pour sa part que la première tâche de la nouvelle présidente du comité va être de faire face à la forte opposition aux Jeux de Tokyo dans la population japonaise, et de rassurer face aux doutes croissants quant à la pertinence de tenir les jeux en pleine pandémie de coronavirus.

Le journal sud-coréen JoongAng Daily note que Mme Hashimoto, âgée d’une cinquantaine d’années, était la candidate idéale pour prendre la tête du comité car elle est une ancienne athlète bien informée de la situation.

Certains médias ont cependant relayé une controverse liée à des photos d’elle embrassant un patineur artistique lorsqu’elle était à la tête de la délégation japonaise aux Jeux olympiques d’hiver de Sochi, en 2014.