L'armée du Myanmar reste silencieuse après l’annonce des sanctions américaines

L'armée du Myanmar analyserait dans le détail l’importance des sanctions américaines et suivrait de près la réaction du Japon et des pays européens.

Jeudi, les États-Unis ont imposé des sanctions à l'armée birmane, en réaction au coup d'État mené au début du mois par les militaires.

Le département américain du Trésor a annoncé dans un communiqué jeudi de nouvelles mesures ciblant dix personnes et trois sociétés détenues ou contrôlées par l'armée au Myanmar.

Les dix personnes sont des militaires en activité ou retraités, dont le général Min Aung Hlaing, et les trois entreprises travaillent dans le commerce des rubis, du jade et d'autres pierres précieuses.

Tous ont vu leurs avoirs gelés aux États-Unis. Il leur est également interdit de faire des affaires avec des citoyens américains.

L'armée du Myanmar n'a pas encore réagi à ces mesures.

Vendredi, des manifestants se sont rassemblés dans les rues de la principale ville du pays, Yangon, et dans d'autres municipalités, malgré l'interdiction des regroupements de cinq personnes ou plus, imposée par les militaires.

L’agence Reuters a indiqué que trois personnes ont été blessées quand la police a ouvert le feu sur des manifestants dans la ville de Mawlamyine, dans le sud du pays.