L’État d’urgence maintenu à Tokyo et 9 autres préfectures pour alléger le fardeau du système hospitalier

Le ministre japonais de la Revitalisation économique, Nishimura Yasutoshi, a laissé entendre que le gouvernement allait pour le moment maintenir l’état d’urgence pour lutter contre le coronavirus, en raison de la pression sur les systèmes médicaux. 

S’exprimant lors d’une réunion d’une commission d’experts vendredi, M. Nishimura a déclaré qu’il est nécessaire de maintenir l’état d’urgence, qui a été décrété depuis le début de janvier pour Tokyo, Osaka et les huit préfectures les plus affectées. Les membres de la commission se sont réunis pour discuter des révisions prévues des directives de base du gouvernement, conformément à la législation relative aux mesures spéciales contre le coronavirus.

M. Nishimura, qui est en charge de la réponse au Covid-19, a déclaré que même si le nombre de nouvelles contaminations est en baisse, les systèmes médicaux et hospitaliers restent toujours sous pression.

Il a mis en garde contre les foyers de contagion, qui se produisent particulièrement dans les installations de soins pour les personnes âgées. Le nombre de contaminations parmi celles-ci ne diminue pas.

Il s’est engagé à continuer de surveiller de près la situation en partageant des données avec les autorités préfectorales, notamment le niveau des contaminations, la disponibilité des lits d’hôpitaux et les déplacements de la population.

Il a rappelé que la principale priorité du gouvernement était de limiter la propagation du virus et de maintenir la pandémie sous contrôle dès que possible.

Après la réunion, le directeur de la commission, Omi Shigeru, a déclaré que la levée de l’état d’urgence devrait être envisagée de façon globale, en fonction de la situation sur le front des contaminations.

Il a ajouté que les discussions s’étaient concentrées sur l’émergence de variants du virus. Il a ainsi souligné la nécessité de répondre énergiquement en organisant des enquêtes épidémiologiques. Il souligne que ces études devraient inclure même ceux qui ne présentent aucun symptôme dans les zones à haut risque, et devraient se concentrer sur la découverte rapide des épicentres afin de maintenir au plus bas le nombre des contaminations.