États-Unis : sanctions relatives au coup d’État au Myanmar 

L’administration du président Joe Biden a annoncé des sanctions à l’encontre de 10 individus et trois entreprises en lien avec le coup d’État militaire au Myanmar.

Le département du Trésor a fait cette annonce jeudi dans un communiqué. Les sanctions sont basées sur un décret exécutif signé par M. Biden la veille. 

Selon le communiqué, les dix personnes sont des officiels militaires anciens et actuels, notamment le commandant en chef Min Aung Hlaing, et seraient « responsables » du coup d’État ou « associées » au régime militaire birman.

Le communiqué indique que les trois entreprises « appartiennent à ou sont contrôlées par » l’armée ou les forces de sécurité du Myanmar. Ces entreprises ont des activités commerciales liées au rubis, au jade et à d’autres pierres précieuses.

Les actifs de ces individus et entités aux États-Unis ont été gelés. Ils ne sont pas autorisés à effectuer des transactions commerciales avec des ressortissants états-uniens. 

La secrétaire du Trésor, Janet Yellen, a déclaré dans le communiqué que son département était « préparé à prendre des mesures supplémentaires » si le Myanmar ne changeait pas de cap. 

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a également émis un communiqué jeudi. Il a exhorté l’armée birmane à renoncer au pouvoir, à rétablir le gouvernement élu démocratiquement, à libérer des personnes détenues injustement et à s’abstenir de la violence. 

Aung San Suu Kyi et d’autres responsables restent en détention depuis la prise de pouvoir. 

Le département états-unien du Commerce a aussi indiqué qu’en réponse au coup d’État, il avait limité les exportations d’articles sensibles destinés au ministère birman de la Défense, au ministère des Affaires intérieures, aux forces armées et aux services de sécurité.

L’administration Biden semble disposée à intensifier la pression sur l’armée du Myanmar de concert avec la communauté internationale. Elle a organisé des discussions à maintes reprises avec ses alliés et d’autres partenaires asiatiques sur la façon de répondre au coup d’État.