Au Myanmar, le leader de l’armée s’adresse à la population après le coup d’État

Le leader de l’armée birmane s’est adressé pour la première fois à la nation depuis le coup d’État organisé contre le gouvernement de la leader de facto du pays, Aung San Suu Kyi.

Lors de son discours télévisé de lundi, le général Min Aung Hlaing a justifié les actions de l’armée sur la base d’irrégularités lors des élections générales de 2020.

Le général a expliqué que la commission électorale, le président et le Parlement avaient refusé d’agir malgré les demandes de son camp. Il a indiqué qu’il n’avait pas eu d’autre choix que de déclarer un état d’urgence pour le bien d’une démocratie sincère et basée sur la Constitution.

Le général n’a cependant pas mentionné Aung San Suu Kyi ni les manifestations importantes menées contre l’armée.

Lundi, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de la plus importante ville du pays, Yangon, pour appeler à la libération de Mme Suu Kyi et des autres leaders emprisonnés.

L’armée a imposé un couvre-feu dans les régions de Yangon et de Mandalay, une autre ville importante, entre 20 heures et 4 heures du matin, heure locale. Les officiels de l’armée ont promis qu’ils agiraient équitablement et dans le respect de la loi.