Les manifestations se multiplient au Myanmar

Au Myanmar, les manifestations se multiplient contre le coup d’État perpétré lundi, malgré les efforts de l’armée visant à montrer qu’elle prend le contrôle des institutions du pays.

Environ 70 parlementaires de la Ligue nationale pour la démocratie, le parti dirigé par Aung San Suu Kyi, ont organisé une rencontre dans la capitale Naypyitaw pour manifester leur résistance au coup d’État.

D’après un groupe de citoyens, les protestataires se sont heurtés jeudi à l’armée dans la ville importante de Mandalay, ce qui a fait des victimes.

Entre-temps, la télévision d’État birmane a rapporté jeudi soir que le commandant en chef de l’armée, le général Min Aung Hlaing, a rencontré des responsables bancaires notamment pour demander leur coopération afin de stabiliser l’économie locale et les vies humaines.

L’armée a aussi annoncé qu’elle avait nommé les nouveaux juges de la Cour suprême.

Khin Saw Win, analyste au sein d’un groupe de réflexion local qui a conseillé le gouvernement birman, a fait savoir à la NHK que l’armée avait entamé des négociations avec le camp d’Aung San Suu Kyi au cours des deux journées précédant le coup d’État.

Selon lui, le camp d’Aung San Suu Kyi a refusé la tenue d’une enquête sur les soupçons de fraude lors des élections générales de 2020.

L’analyste a indiqué qu’après ce refus, l’armée a fait savoir directement à Aung San Suu Kyi qu’elle allait perpétrer un coup d’État. Il a ajouté que quelques heures après la notification, Aung San Suu Kyi et le président Win Myint ont été arrêtés.