La réélection du maire de Kagoshima pourrait mettre en péril le plan de relocalisation des exercices militaires américains

Un maire du sud-ouest du Japon qui s'oppose à un plan visant à accueillir des exercices militaires américains dans sa ville vient d’être réélu. Il pourrait s’agir d’un revers majeur pour le plan du gouvernement. L’édile pourrait s’opposer à la relocalisation de ces exercices.

Yaita Shunsuke a remporté les élections dans la ville de Nishinoomote, dans la préfecture de Kagoshima, dimanche.

Il a obtenu 5 103 voix, tandis que son adversaire, qui était en faveur de la relocalisation des exercices et soutenu par le Parti libéral démocrate, principale formation au pouvoir, a obtenu 4 959 voix.

Le ministère de la Défense prévoit de construire une installation pour les Forces d'autodéfense sur l'île de Mageshima, une petite île inhabitée sous le contrôle de la ville. Les responsables souhaitent y transférer les exercices d’atterrissage d’appareils américains initialement prévus sur l'île d'Ioto, dans le Pacifique, également connue sous le nom d'Iwojima.

Les États-Unis ont fait pression sur le Japon pour qu'il construise un autre site d'entraînement. Pour Washington, l'éloignement de l'île d'Ioto présente des risques pour la sécurité du personnel.

Pour Yaita Shunsuke, le résultat des élections montre que les citoyens sont opposés au plan de relocalisation. Il a ajouté qu'il discuterait de la question avec le gouvernement pour trouver une solution.

Lundi, le ministre de la Défense, Kishi Nobuo, a déclaré à la presse qu'il ne commentera pas le résultat d'une élection locale.

Kishi Nobuo a fait valoir que défendre la région sud-ouest du pays est une mission cruciale pour les FAD, ajoutant qu’il est nécessaire que les forces américaines stationnées dans le pays mènent des exercices. Le ministère continuera de rechercher la compréhension de la population locale, a-t-il poursuivi.

Le ministère prévoit de mener une enquête sur l'impact potentiel de ce projet de construction sur l'environnement.