Le gouvernement planche sur la question d'un état d'urgence pour les préfectures d'Osaka, de Hyogo et de Kyoto

Le gouvernement japonais va analyser, entre autres, le taux d'infection au nouveau coronavirus afin de décider, si oui ou non, il doit décréter l'état d'urgence pour les préfectures d'Osaka, de Hyogo et de Kyoto, dans l'ouest du pays.

Les gouverneurs de ces trois préfectures ont demandé, samedi, à ce que le gouvernement décrète l'état d'urgence. Ils se sont entretenus, lors d'une réunion en ligne, avec le ministre chargé de la réponse au coronavirus, Nishimura Yasutoshi.

M. Nishimura a expliqué qu'il était d'accord avec les gouverneurs au sujet de la situation actuelle, jugée extrêmement grave, dans leurs régions. Il leur a demandé d'exhorter les bars et les restaurants à fermer leurs portes à 20h et à prendre d'autres mesures, comme c'est le cas pour le Grand Tokyo.

Des officiels du gouvernement prévoient d'étudier les chiffres quotidiens des infections, le taux de personnes testées positives au virus, ainsi que d'autres points, pour les préfectures d'Osaka, de Hyogo et de Kyoto. Ils vont également surveiller la disponibilité des lits d'hôpitaux avant de prendre une décision concernant l'état d'urgence.

Les officiels prévoient également de continuer d'analyser les données des préfectures d'Aichi et de Gifu, dans le centre du Japon, ainsi que dans d'autres régions qui connaissent une recrudescence des cas d'infection.

Un état d'urgence a été décrété vendredi à Tokyo et dans les préfectures voisines de Saitama, de Chiba et de Kanagawa.

Outre la limitation des heures d'ouverture pour les restaurants et les bars, il est demandé aux citoyens d'éviter les sorties non essentielles après 20h et aux entreprises de réduire de 70 % le nombre d'employés en présentiel.

Mais selon les officiels du gouvernement, les chiffres de vendredi ne montrent aucun signe de déclin concernant le trafic dans les moyens de transports des quatre préfectures. Ils prévoient de continuer à exhorter les entreprises à promouvoir le télétravail.