Simulation de la propagation du virus à Tokyo

Un professeur japonais prévient que même si des mesures strictes similaires à celles du printemps dernier sont prises contre le coronavirus, il faudra attendre la fin février avant de constater une réduction significative du nombre de nouvelles infections à Tokyo.

Le professeur Nishiura Hiroshi de l’université de Kyoto a annoncé cette prédiction après avoir effectué une simulation de la propagation future du virus à Tokyo. Le gouvernement envisage de déclarer l’état d’urgence dans la capitale et ses environs.

Dans sa modélisation mathématique, le professeur a utilisé des taux de réplication indiquant le nombre moyen de personnes susceptibles d’être infectées par un porteur du virus.

Le taux actuel de réplication estimé à Tokyo est de 1,1 précise-t-il. Selon lui, si de nouvelles mesures ne sont pas adoptées, le chiffre quotidien de nouveaux cas d’infection passera à environ 3500 d’ici la fin février et à 7000 d’ici la fin mars.

Il fait remarquer qu’il est possible de réduire à 0,99 le taux en appliquant des mesures telles que la réduction des heures d’ouverture des restaurants. Un tel taux permettrait de maintenir pratiquement au niveau actuel le nombre de nouveaux cas journaliers, soit environ 1330 fin février.

Le professeur Nishiura conclut que si le taux pouvait être réduit à 0,72, le nombre de cas d’infection journalier passerait sous la barre de la centaine d’ici le 25 février.

Il ajoute qu’une réduction de 35 % nécessiterait le niveau de mesures anti-virus imposées pendant l’état d’urgence déclaré au printemps dernier.

Par ailleurs, toujours selon lui, si un deuxième état d’urgence ne permet pas d’obtenir des résultats similaires au premier, réduire le nombre d’infections prendra plus de temps.