Un groupe de citoyens demande le réexamen d’une affaire concernant Abe Shinzo

Un groupe de citoyens a demandé à une commission d'enquête de réexaminer une décision des procureurs de ne pas inculper l'ancien premier ministre, Abe Shinzo, pour des violations présumées de la loi sur le contrôle des fonds politiques.

Le groupe a indiqué, lors d'une conférence de presse lundi, que la décision des procureurs impliquait de sérieuses erreurs factuelles et qu'elle était injuste.

Les procureurs de Tokyo ont déposé un acte d'accusation sommaire contre un secrétaire de M. Abe en décembre. Le secrétaire a été accusé de ne pas avoir déclaré environ 290 000 dollars de revenus et de dépenses pour des fêtes organisées pour les sympathisants de l'ancien premier ministre. La non-mention de ces sommes, dans les rapports de financement politique, concerne la période de 2016 à 2019.

Les festivités étaient tenues la veille de la fête annuelle organisée par le gouvernement, au moment de la floraison des cerisiers.

Le secrétaire a reçu l'ordre de payer une amende de 9700 dollars.

Les procureurs n'ont pas inculpé Abe Shinzo, invoquant un manque de preuves attestant qu'il était au courant du rapport inapproprié ou qu'il avait conspiré avec le secrétaire. Selon eux, le Bureau d'Abe Shinzo, dans sa circonscription, était chargé de rendre compte des festivités.

Le groupe de citoyens est l'un des nombreux à avoir initialement déposé des plaintes pénales contre l'ancien premier ministre.

Le leader du groupe, Takeuchi Satoru, a expliqué que la population n'était pas convaincue de la seule responsabilité du secrétaire.

La commission est constituée de citoyens sélectionnés arbitrairement. Elle déterminera si oui ou non la décision des procureurs était appropriée.