La Chine condamne 10 militants hongkongais à des peines de prison

Un tribunal chinois a condamné des citoyens hongkongais arrêtés par les garde-côtes chinois alors qu’ils tentaient de fuir le territoire pour Taïwan à des peines allant jusqu’à trois années de prison.

Douze étudiants et militants prodémocratie ont été arrêtés par les garde-côtes chinois en août alors qu’ils tentaient d’entrer sur le territoire taïwanais par bateau. Ils ont par la suite été accusés d’avoir illégalement navigué dans les eaux.

La plupart de 12 militants avaient été libérés sous caution au moment de la tentative de fuite après avoir précédemment été arrêtés et inculpés pour leur relation avec les manifestations antigouvernementales à Hongkong.

L’un d’entre eux a été arrêté car il aurait violé la nouvelle loi de sécurité nationale du territoire.

Mercredi, un tribunal de Shenzhen, une ville dans le sud de la Chine et voisine de Hongkong, a condamné un homme et une femme à trois et deux ans de prison respectivement pour avoir organisé ce passage illégal.

Huit des 12 personnes ont été condamnées à sept mois de prison.

Les procureurs chinois ont décidé de ne pas inculper deux adolescents qui avaient moins de 18 ans lorsqu’ils ont été arrêtés. Ils ont été remis à la police de Hongkong pour des interrogatoires.

Le tribunal indique que les 12 suspects avaient plaidé coupables mais aucun autre détail sur la procédure n’a été communiqué.

Les familles des militants ont critiqué les autorités chinoises pour avoir refusé aux détenus l’accès aux avocats de leur choix ainsi que la possibilité d’assister à leur procès.

La Grande-Bretagne, l’Union européenne et les États-Unis ont exprimé leurs profondes inquiétudes concernant les procédures judiciaires qui, selon eux, manquent de transparence.