Tokyo et Séoul restent divisés sur la question des « femmes dites de réconfort »

Le Japon et la Corée du Sud restent divisés sur la question des « femmes dites de réconfort en temps de guerre », cinq ans après que les deux pays ont considéré la question comme réglée.

En décembre 2015, Tokyo et Séoul ont confirmé que le dossier était définitivement et irréversiblement classé.

Sur la base de cet accord, le gouvernement japonais a mis à disposition une somme d’environ 9,6 millions de dollars pour la création d’un fonds destiné à soutenir les anciennes « femmes dites de réconfort ».

Cependant, l'administration du président Moon Jae-in, qui a pris le pouvoir en 2017, a critiqué l'accord. Pour Moon Jae-in, cet accord ne reflète pas la voix de ces femmes. Le gouvernement sud-coréen a annoncé unilatéralement la dissolution du fonds.

Le ministre japonais des Affaires étrangères, Motegi Toshimitsu, a déclaré que l'accord de 2015 est une promesse entre nations, ajoutant qu’elle doit être tenue par les nouveaux gouvernements.

Les liens entre le Japon et la Corée du Sud se sont également détériorés en raison de la question du travail en temps de guerre.

Les responsables japonais affirment qu'ils prévoient de maintenir les échanges entre hauts responsables et législateurs des deux parties afin de tenter de trouver des moyens de résoudre ces questions.