Le ministère de la Santé poursuit ses discussions sur l’Avigan

Des membres d’une commission du ministère japonais de la Santé disent ne pas encore être en mesure d’approuver l’utilisation du médicament antigrippal Avigan pour traiter les malades du Covid-19.

La commission s’est réunie à huis clos lundi pour débattre de l’efficacité et de la sécurité du médicament développé par Fujifilm Toyama Chemical.

En octobre, la compagnie a déposé auprès du gouvernement une demande d’autorisation du médicament comme traitement contre le coronavirus.

Le ministère a indiqué que la commission s’était gardée d’approuver son utilisation, concluant qu’avec les seules données à sa disposition, il lui serait difficile de déterminer si le médicament était efficace contre le coronavirus.

Le fabricant a effectué des essais cliniques dits à simple insu avec des patients recevant de l’Avigan ou un placebo sans savoir lequel des deux ils avaient reçu.

Il a indiqué que les essais avaient montré que l’Avigan avait aidé à réduire de 2,8 jours la durée requise pour que les patients produisent des résultats négatifs.

Mais les médecins étant autorisés à savoir ce qui avait été administré aux patients, des sources disent que des membres de la commission ne pouvaient exclure la possibilité d’un parti-pris de la part des médecins, concernant les données, et ont demandé alors le report d’une décision.

Des officiels du ministère de la santé expliquent qu’il faudra plus de temps pour parvenir à une décision et qu’ils demanderont aux membres de la commission d’examiner plus en profondeur les données en se rapportant aux essais effectués à l’étranger.

Une décision sur l’approbation ou non du médicament pour cette nouvelle utilisation ne sera par conséquent pas prise avant la fin de l’année. Le ministère fait remarquer que cette conclusion ne veut pas dire que l’efficacité de l’Avigan a été rejetée.