La Chine demande au Japon une enquête équitable sur l'affaire des graffitis au sanctuaire Yasukuni

Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré avoir appelé le Japon à mener une enquête équitable sur un Chinois arrêté pour une affaire de graffitis au sanctuaire Yasukuni à Tokyo.

Le sanctuaire rend hommage aux Japonais mort en temps de guerre. Parmi ceux dont on se souvient figurent des dirigeants reconnus coupables de crimes de guerre après la Seconde Guerre mondiale.

Un graffiti a été découvert le 1er juin sur un pilier de pierre à l'entrée du sanctuaire. Le mot « toilettes » avait été peint à la bombe en rouge.

La police a arrêté le Chinois, qui avait acheté une bombe de peinture, soupçonné d'avoir endommagé des biens et profané un lieu de culte. Ils ont inscrit sur une liste de personnes recherchées deux autres Chinois qu'ils soupçonnent d'être à l’origine de l’acte de vandalisme.

Mercredi, en conférence de presse, un journaliste a demandé au porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, si la partie chinoise coopérerait à une enquête japonaise sur les deux personnes recherchées. Il a refusé de commenter.

M. Lin a toutefois déclaré que des responsables de l'ambassade chinoise à Tokyo avaient rencontré l'homme arrêté et que Pékin avait demandé au Japon de mener une enquête équitable basée sur la loi.

Le porte-parole a indiqué que le ministère appelait les citoyens chinois dans les pays étrangers à se conformer aux lois et réglementations locales et à exprimer leurs plaintes de manière rationnelle.