La police renforce la protection des personnalités politiques, deux ans après l’assassinat de M. Abe

Cela fera deux ans, ce lundi, que l'ancien premier ministre japonais Abe Shinzo a été abattu alors qu'il soutenait un candidat aux élections à Nara, dans l'ouest du pays.

La fusillade a incité la police nationale à réviser en profondeur son dispositif de protection des personnalités et à exiger des agents départementaux qu'ils soumettent à l'avance leurs plans pour examen.

L'agence indique avoir reçu environ 6300 plans de la part de la police départementale entre août 2022 et juin 2024. Elle indique avoir ordonné la révision de 75 % de ces propositions, soit environ 4800.

Les changements concerneraient le nombre d'agents à impliquer, la manière dont ils doivent être positionnés et les modalités d’évacuation des personnalités et des personnes présentes dans la foule.

La police a par ailleurs renforcé les effectifs du personnel dédié à la protection des personnalités, à l'échelle nationale. Cet arrangement est intervenu après qu'un explosif a ciblé le premier ministre Kishida Fumio, lors d'une campagne électorale organisée dans la ville de Wakayama, dans l’ouest de l’Archipel, en avril 2023.

La police a demandé aux organisateurs d'événements de coopérer dans leurs efforts de protection des personnalités concernées, notamment via l'inspection des bagages, les contrôles au détecteur de métaux et leur maintien à distance de la foule.

Dans le mois qui a suivi l'assassinat de M. Abe, l'agence a publié les résultats de son enquête sur les mesures de sécurité adoptées le jour du drame.

Le rapport souligne que le tireur a pu s'approcher de l'ancien premier ministre car le dispositif de sécurité était déficient derrière lui.

Il s’avère également que le plan adopté ce jour-là reposait exclusivement sur des pratiques anciennes et avait négligé les dangers liés aux bases arrières. Le nombre d'agents impliqués était par ailleurs insuffisant.