Les Iraniens votent pour le second tour de l'élection présidentielle

En Iran, le second tour de l'élection présidentielle oppose un réformateur à un conservateur intransigeant. Leurs points de vue sur la politique étrangère sont radicalement différents.

Le scrutin a commencé vendredi, une semaine après le premier tour qui s'est achevé sans vainqueur. L'élection a été convoquée après le décès du président Ebrahim Raïssi dans un accident d'hélicoptère en mai.

Le réformateur Masoud Pezeshkian est un ancien vice-président du Parlement et ministre de la Santé.

Saeed Jalili est un partisan de la ligne dure et un ancien secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, un organe chargé de la défense et des affaires étrangères.

M. Pezeshkian affirme vouloir améliorer les relations avec les États-Unis et l'Europe, afin qu'ils lèvent les sanctions qui pèsent sur l'Iran.

M. Jalili affirme que même si l'Iran reste en conflit avec l'Occident, il peut surmonter les sanctions en développant ses industries nationales et en renforçant ses liens avec les pays émergents.

Alors que les conservateurs purs et durs disposent d'une base de soutien solide, le camp réformateur espère séduire l'électorat non militant. Le taux de participation sera probablement un facteur clé.