Les électeurs iraniens s'apprêtent à voter à l'élection présidentielle

Les électeurs iraniens se rendent aux urnes vendredi pour choisir leur prochain président. L'élection se déroule de facto à trois, avec deux conservateurs purs et durs et un réformateur.

Le vote a été convoqué pour désigner un successeur à Ebrahim Raïssi, un conservateur intransigeant décédé dans un accident d'hélicoptère le mois dernier.

Le Conseil des gardiens de la Constitution, composé de juristes islamiques et d'autres membres, a approuvé les candidatures de six personnes. Deux d'entre elles se sont toutefois retirées.

Les trois principaux candidats sont deux conservateurs purs et durs qui n'hésitent pas à s'opposer aux pays occidentaux, et un réformateur qui recherche le dialogue.

L'un des candidats de la ligne dure est Saïd Jalili. Il a été secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, un organe chargé de la défense nationale et des affaires étrangères.

L'autre candidat de la ligne dure est le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a appartenu au Corps des gardiens de la révolution islamique.
Les deux se disputent le soutien des électeurs conservateurs.

Le candidat réformateur est Masoud Pezeshkian, qui a été vice-président du Parlement et ministre de la Santé. Il tente de rallier les électeurs mécontents de la ligne dure des conservateurs.

Les résultats préliminaires sont attendus dès samedi. Si aucun des candidats n'obtient la majorité, un second tour aura lieu le 5 juillet entre les deux candidats arrivés en tête.