La pandémie permet au Japon de respecter l'échéance de 2030 fixée pour la réduction du gaspillage alimentaire

Selon des chiffres du gouvernement, le Japon a devancé l'échéance de 2030 fixée pour réduire de moitié le gaspillage alimentaire. Cette baisse s'explique par la diminution de la fréquentation des restaurants pendant la pandémie et par la modification des dates de consommation sur les aliments emballés.

Lorsque les pertes et les déchets alimentaires ont atteint 9,8 millions de tonnes en 2000, le gouvernement s'est fixé pour objectif de réduire ce chiffre de moitié. Selon les estimations pour 2022, les dernières données disponibles, le volume de nourriture jetée a chuté à 4,7 millions de tonnes, conformément à l'objectif fixé.

Le volume des déchets alimentaires des entreprises a connu la plus forte baisse, tandis que celui des ménages a également diminué, dans une moindre mesure.

La diminution des déchets des entreprises est attribuée à la baisse du nombre de repas pris à l'extérieur pendant la pandémie. Les prix des ingrédients ont également augmenté à l'époque, ce qui a permis de limiter la surproduction.

Par ailleurs, les producteurs de denrées alimentaires ont prolongé les dates de péremption en améliorant les emballages et les magasins ont incité les consommateurs à acheter des produits dont la date de péremption était proche.