La Chine n'a pas le droit de punir les Taïwanais pour leurs revendications, selon Lai Ching-te

Selon le président taïwanais Lai Ching-te, la Chine « n'a pas le droit de punir » les Taïwanais pour ce qu'ils défendent.

M. Lai a fait cette remarque lors d'une conférence de presse lundi, en se référant aux lignes directrices de la Chine relatives à l'imposition de sanctions pénales pour les actions menées par ce qu'elle appelle les séparatistes « irréductibles » de l'indépendance de Taïwan.

Ces lignes directrices ont été annoncées vendredi dernier. Elles stipulent que les personnes qui causent un préjudice grave à l'État et au peuple peuvent être condamnées à mort.

M. Lai a souligné que la démocratie n'est pas un crime, mais que l'autocratie est le véritable mal.

Selon lui, Pékin n'a pas le droit d'engager des poursuites transfrontalières à l'encontre des Taïwanais.

M. Lai a appelé la Chine à accepter de dialoguer avec son administration.

Il a déclaré que les échanges et le dialogue avec le gouvernement légitime choisi par les électeurs taïwanais constituent la bonne voie pour promouvoir le bien-être des populations des deux côtés du détroit de Taïwan.

Il a ajouté que les relations entre Taïwan et la Chine deviendraient plus conflictuelles si cela n'était pas fait.