Des chercheurs japonais découvrent d’énormes ressources minérales dans l’océan Pacifique

Des chercheurs japonais affirment avoir découvert une zone contenant des concentrations de minéraux appelées « nodules de manganèse » dans les eaux au large de l'île la plus orientale du Japon, dans l'océan Pacifique.

L'Université de Tokyo et la Fondation Nippon ont fait cette annonce lors d'une conférence de presse vendredi à Tokyo.

Elles ont indiqué qu'une équipe de recherche avait étudié entre avril et juin plus de 100 sites à une profondeur de 5500 mètres dans la Zone économique exclusive du Japon, au large de l'île de Minamitorishima.

L’équipe a découvert une zone de nodules de manganèse recouvrant les fonds marins. Il y aurait près de 230 millions de tonnes de ces nodules, qui seraient faciles à exploiter en tant que ressources.

L'analyse des nodules a montré qu'ils sont principalement composés de fer et de manganèse, et contiennent également du cobalt et du nickel, des matériaux utilisés dans les batteries des véhicules électriques.

L'équipe estime la quantité de cobalt à environ 610 000 tonnes, soit l'équivalent de 75 ans de consommation annuelle du Japon, et celle de nickel à quelque 740 000 tonnes, près de 11 ans des besoins de l'Archipel.

L'université et la fondation ont annoncé leur intention de lancer un essai à grande échelle pour récolter les nodules en coopération avec une entreprise étrangère ayant une expérience dans l'exploitation des ressources sous-marines.

L’expérimentation débutera dès l’année prochaine.

Kato Yasuhiro, professeur à l'université de Tokyo et directeur du Centre de recherche sur les ressources océaniques pour la prochaine génération de l'Institut de technologie de Chiba, veut, par cette expérimentation, s'assurer que le projet ne menace pas l'environnement océanique et réunir des données convaincantes.