L'incursion du Hezbollah en Israël est redoutée alors que les deux camps poursuivent leurs échanges hostiles

L'armée israélienne et le mouvement musulman chiite Hezbollah, au Liban voisin, continuent de se livrer à des attaques mutuelles depuis plusieurs jours. Il est à craindre que la situation ne se détériore encore avec une éventuelle incursion du Hezbollah dans le nord d'Israël.

Dans la bande de Gaza, l'armée israélienne a poursuivi son offensive contre le groupe islamique Hamas, dont le Hezbollah est solidaire. L'armée a annoncé jeudi qu'une frappe aérienne dans le nord de la bande de Gaza avait permis d'éliminer un commandant d'escadron du Hamas.

Les autorités sanitaires de Gaza ont déclaré que 35 personnes avaient été tuées au cours des attaques israéliennes en l'espace de 24 heures.

Israël a également tué ce jeudi un commandant du Hezbollah lors d'une frappe aérienne au Liban.

Le Hezbollah a réagi le même jour en tirant des roquettes sur Israël.

Mercredi, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré dans un discours que si la guerre était imposée au Liban, son groupe se battrait sans règles ni limites.

Il a averti qu'une invasion de la partie nord d'Israël restait envisageable si la confrontation s'intensifiait.

L'Associated Press a rapporté que les frappes israéliennes ont tué plus de 400 personnes au Liban, y compris des combattants du Hezbollah et des civils.

Le média précise que 16 soldats et 11 civils ont été tués dans le nord d'Israël.