Lors de pourparlers sur la sécurité, Pékin et Séoul mentionnent la Russie et la Corée du Nord

De hauts responsables chinois et sud-coréens ont tenu un dialogue diplomatique et sécuritaire à Séoul. Cette rencontre intervenait alors que le président russe Vladimir Poutine s'apprêtait à se rendre en Corée du Nord.

Les vice-ministres des Affaires étrangères et les hauts responsables de la défense des deux pays ont assisté aux discussions mardi. Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol et le premier ministre chinois Li Qiang avaient convenu en mai de tenir cette rencontre.

C'est la première fois que des responsables de niveau vice-ministériel assistent à une réunion dans le cadre de cette stratégie. Selon des médias sud-coréens, les discussions ont duré environ quatre heures.

Séoul a exprimé sa profonde inquiétude quant à la visite de Vladimir Poutine en Corée du Nord et souligné qu'elle ne devrait pas conduire à un renforcement de la coopération militaire illégale.

Séoul a ajouté qu'une telle démarche porte atteinte aux intérêts de la Chine et a appelé Pékin à jouer un rôle constructif en faveur de la dénucléarisation, de la paix et de la stabilité dans la péninsule coréenne.

La partie chinoise aurait répondu que la politique de Pékin sur la péninsule coréenne restait inchangée et a souligné qu'elle jouerait un rôle constructif dans la résolution des problèmes de la région.

Les observateurs estiment que Séoul pourrait avoir cherché à creuser un fossé entre la Chine et les deux autres pays à travers cette réunion, qui a eu lieu à peu près au même moment que la visite de M. Poutine en Corée du Nord.