Un avis de l'UNESCO attribue aux mines d'or de Sado la deuxième plus haute évaluation en matière de préservation de son patrimoine

Un organe consultatif de l'UNESCO a rédigé une recommandation qui attribue à un groupe de mines d'or et d'argent en mer du Japon la deuxième meilleure note en matière de patrimoine mondial, tout en demandant des informations supplémentaires.

L'agence japonaise des affaires culturelles indique que le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) a notifié cette recommandation au gouvernement japonais jeudi.

En 2022, le gouvernement avait recommandé à l'UNESCO d'inscrire au patrimoine culturel mondial un ensemble de mines d'or et d'argent situées sur l'île de Sado, dans la mer du Japon. L'île située dans le département de Niigata s'est enorgueillie de la plus grande production d'or au monde au 17ème siècle.

La deuxième note la plus élevée sur l'échelle à quatre niveaux, « renvoi », demande de soumettre des informations supplémentaires sur le bien en vue d'une évaluation plus poussée. Toutefois, il est arrivé ces dernières années que des biens ayant reçu la mention « renvoi » aient obtenu le statut de patrimoine mondial l'année où la mention a été attribuée.

Le gouvernement japonais déclare qu'il a l'intention d'obtenir l'inscription des mines sur la liste lors d'une réunion du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO qui se tiendra en Inde au mois de juillet.

Les avis étaient partagés au sein du gouvernement et du Parti libéral démocrate au pouvoir, suite à l'opposition de la Corée du Sud, concernant la recommandation du gouvernement à l'UNESCO. Ce pays a déclaré que des personnes originaires de la péninsule coréenne étaient forcées de travailler dans ce pays.

Mais le Japon a décidé de soumettre la recommandation et a exprimé sa volonté de poursuivre un dialogue sérieux avec la Corée du Sud.